Kédougou : Galam S.A , filiale du groupe Dynacor inaugure une usine de traitement de l’or et promet de doubler les revenus des petits exploitants miniers

Le secteur minier sénégalais franchit une nouvelle étape avec l’inauguration de Galam S.A., une entreprise de traitement des minerais aurifères implantée à Ngari, dans la commune de Bandafassi, à une dizaine de kilomètres de Kédougou. Présentée comme une première en Afrique de l’Ouest, cette installation portée par le groupe Dynacor ambitionne de transformer les conditions d’exploitation de l’or artisanal, d’améliorer les revenus des petits opérateurs et de réduire les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de produits chimiques.


La localité de Ngari, située à une dizaine de kilomètres de la commune de Kédougou, a accueilli une importante cérémonie marquant l’inauguration de l’entreprise Galam S.A., spécialisée dans le traitement des minerais aurifères. L’événement a mobilisé les autorités administratives et municipales, les populations de la commune de Bandafassi ainsi que plusieurs partenaires venus assister au lancement de cette infrastructure minière.
 
Présentée comme la première installation de ce type en Afrique de l’Ouest, l’entreprise Galam S.A., filiale du groupe Dynacor, entend contribuer à la transformation du secteur minier artisanal sénégalais, notamment à travers la valorisation des minerais, l’amélioration des revenus des petits exploitants et la promotion de pratiques plus respectueuses de l’environnement.
 
Prenant la parole lors de la cérémonie, Daniel Misiano, président-directeur général du groupe Dynacor, a expliqué les motivations ayant conduit son groupe à choisir le Sénégal pour développer ses activités. Selon lui, le potentiel minier du pays constitue un atout majeur pour les investisseurs désireux d’accompagner le développement du secteur.
 
« Le Sénégal a un potentiel remarquable. C’est pour nous un choix stratégique de venir s’y implanter. Nous sommes honorés de pouvoir contribuer à cette ambition nationale », a-t-il déclaré.
 
Le dirigeant a également insisté sur la volonté de son groupe de développer une activité créatrice de richesses durables, dont les bénéfices pourraient profiter aux communautés locales.
 
« Notre objectif est clair : créer de la valeur de manière durable et faire en sorte que les retombées positives des projets puissent bénéficier à l’ensemble de la communauté et à tous », a-t-il ajouté.
 
Au-delà de l’investissement industriel, Galam S.A. affiche des ambitions économiques importantes pour les acteurs de l’exploitation minière artisanale. Son directeur général, Mamadou Mbaye, considère que la mise en service de ce centre constitue une opportunité pour les petits opérateurs miniers, souvent confrontés à des difficultés dans la valorisation de leur production.
 
Devant les invités, il a souligné la vocation de l’entreprise à devenir un partenaire de référence pour les exploitants miniers de petite taille.
 
« Mesdames et messieurs, chers invités, avec Galam, nous créons le partenaire solide, engagé et incontournable que les acteurs miniers de petite taille appellent de leurs vœux », a-t-il affirmé.
 
L’une des annonces les plus marquantes concerne les perspectives d’amélioration des revenus des exploitants. Selon Mamadou Mbaye, le dispositif mis en place pourrait permettre aux bénéficiaires de multiplier leurs revenus par deux.
 
« Notre projet va leur permettre de multiplier par deux leurs revenus », a assuré le directeur général.
 
Une perspective qui, si elle se concrétise, pourrait constituer une avancée économique importante pour les petits exploitants de la région de Kédougou, où l’exploitation aurifère représente une activité pour de nombreuses populations.
 
Le projet ambitionne également de favoriser la formalisation des activités minières artisanales. Mamadou Mbaye a notamment insisté sur la nécessité d’encourager les groupements intervenant dans ce secteur à évoluer vers des pratiques mieux structurées.
 
« Il permettra de donner une incitation à la formalisation à l’ensemble des groupements actifs dans le domaine de la mine artisanale », a-t-il précisé.
 
Sur le plan environnemental et sanitaire, l’inauguration de cette installation suscite également des attentes. L’exploitation artisanale de l’or demeure confrontée à des problématiques liées à l’utilisation de substances chimiques, notamment le mercure et le cyanure, dont la manipulation comporte des risques pour la santé humaine et l’environnement.
 
Présent à la cérémonie, Abou Sow, chef régional des mines, a mis en évidence les conséquences de certaines pratiques d’orpaillage et l’intérêt que pourrait représenter une infrastructure de traitement de cette envergure.
 
« L’orpaillage pose beaucoup de problèmes sur le plan environnemental, sur le plan également sanitaire, avec l’usage des produits chimiques tels que le mercure et le cyanure, ce qui entraîne beaucoup de problèmes de santé publique », a-t-il expliqué.
 
Pour le responsable régional, l’existence d’une installation industrielle adaptée pourrait contribuer à limiter l’exposition des exploitants aux substances dangereuses, tout en renforçant la protection de l’environnement.
 
« Aujourd’hui, si on a une usine de cette envergure, ça va protéger l’environnement, protéger également les opérateurs qui utilisent ces produits chimiques », a-t-il soutenu.
 
Les questions relatives à l’emploi des jeunes et à la collaboration entre les différentes parties prenantes ont également été évoquées à l’occasion de cette inauguration.
 
Avec l’entrée en activité de Galam S.A. à Ngari, les promoteurs du projet entendent ainsi ouvrir de nouvelles perspectives pour la filière aurifère artisanale. Entre promesses d’augmentation des revenus, encouragement à la formalisation et réduction des risques sanitaires et environnementaux, l’entreprise nourrit de fortes ambitions pour le développement du secteur minier dans la région de Kédougou.

Dimanche 18 Octobre 2026
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :