72 h après la disparition de l'activiste Bella Bah, l'imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, Mamadou Saliou Camara, prend sa défense. Pour rappel, Bella Bah l'avait traité samedi 8 août sur Facebook de « malhonnête » et déclaré qu'il était la « caution morale de l'injustice que les Guinéens subissent ». Une publication qui avait suscité un tollé, et qu'il a rapidement effacée.
Bella Bah a été interpellé quelques heures plus tard. Depuis, sa famille était sans nouvelles de lui. L'imam vole désormais à son secours : il a déclaré mardi soir 11 août à des médias guinéens qu'il a « pardonné » Bella Bah. Il demande au gouvernement de le pardonner aussi, et de le « relâcher ». L'affaire avait pris une ampleur nationale en Guinée, elle paraît aujourd'hui être en voie de résolution.
Bella Bah dispose en effet désormais d'un soutien de taille en la personne de Mohamed Saliou Camara, le grand imam qu'il avait violemment critiqué sur les réseaux sociaux. Elhadj Saliou Camara s'est exprimé dans des médias locaux : « Celui qui a tenu ces propos est mon fils. J’ai plus de 80 ans aujourd’hui, donc c’est mon fils. Je suis un responsable religieux ; même sans tenir compte de l’âge, cela fait de moi un père pour lui. Je pardonne ces propos et je demande au gouvernement de le relâcher. Je plaide auprès des autorités pour qu’elles pardonnent à mon fils, Bella Bah. » Une sortie appréciée par Ami Bah, la femme de Bella.
Sur Facebook, elle exprime à l'imam sa « profonde gratitude » pour le pardon accordé à son époux. « Dès la libération de mon mari, nous nous ferons un devoir de lui rendre visite afin d'honorer personnellement son geste », a-t-elle ajouté. Reste que la méthode de l'interpellation de Bella Bah a choqué l'opinion publique. Selon des témoins, ce sont des hommes armés et cagoulés, certains en tenue civile et d'autres en uniforme de la gendarmerie, qui sont venus dans l'école qu'il dirige l'arrêter sans présenter de mandat, pour l'emmener vers une destination inconnue.
Son épouse et ses avocats sont restés trois jours sans nouvelles de lui, et sans connaître son lieu de détention. Un mode opératoire qui a suscité les plus grandes inquiétudes, alors que plusieurs opposants sont toujours portés disparus après avoir été enlevés dans des circonstances similaires. Après trois jours sans nouvelles, l'un des avocats de Bella Bah assure avoir été informé du lieu de détention de son client. Reste à savoir s'il sera poursuivi, ou non, par la justice
Bella Bah a été interpellé quelques heures plus tard. Depuis, sa famille était sans nouvelles de lui. L'imam vole désormais à son secours : il a déclaré mardi soir 11 août à des médias guinéens qu'il a « pardonné » Bella Bah. Il demande au gouvernement de le pardonner aussi, et de le « relâcher ». L'affaire avait pris une ampleur nationale en Guinée, elle paraît aujourd'hui être en voie de résolution.
Bella Bah dispose en effet désormais d'un soutien de taille en la personne de Mohamed Saliou Camara, le grand imam qu'il avait violemment critiqué sur les réseaux sociaux. Elhadj Saliou Camara s'est exprimé dans des médias locaux : « Celui qui a tenu ces propos est mon fils. J’ai plus de 80 ans aujourd’hui, donc c’est mon fils. Je suis un responsable religieux ; même sans tenir compte de l’âge, cela fait de moi un père pour lui. Je pardonne ces propos et je demande au gouvernement de le relâcher. Je plaide auprès des autorités pour qu’elles pardonnent à mon fils, Bella Bah. » Une sortie appréciée par Ami Bah, la femme de Bella.
Sur Facebook, elle exprime à l'imam sa « profonde gratitude » pour le pardon accordé à son époux. « Dès la libération de mon mari, nous nous ferons un devoir de lui rendre visite afin d'honorer personnellement son geste », a-t-elle ajouté. Reste que la méthode de l'interpellation de Bella Bah a choqué l'opinion publique. Selon des témoins, ce sont des hommes armés et cagoulés, certains en tenue civile et d'autres en uniforme de la gendarmerie, qui sont venus dans l'école qu'il dirige l'arrêter sans présenter de mandat, pour l'emmener vers une destination inconnue.
Son épouse et ses avocats sont restés trois jours sans nouvelles de lui, et sans connaître son lieu de détention. Un mode opératoire qui a suscité les plus grandes inquiétudes, alors que plusieurs opposants sont toujours portés disparus après avoir été enlevés dans des circonstances similaires. Après trois jours sans nouvelles, l'un des avocats de Bella Bah assure avoir été informé du lieu de détention de son client. Reste à savoir s'il sera poursuivi, ou non, par la justice
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