À la barre Youssouf Bathily, dit « Ras Bath », écoute silencieux le président du tribunal : « Reconnaissez-vous les faits d’association de malfaiteurs et d’atteinte au crédit de l’État qui vous sont reprochés ? » Le chroniqueur politique sur une radio-télé privée locale répond : « Non ! »
Physiquement il a plutôt maigri, mais le ton reste ferme après trois ans de détention préventive. À ses côtés, il y a une autre prévenue, l’activiste malienne plus connue sous le surnom de Rose.
Contre « la vie chère au Mali »
Dans des sorties sur les réseaux sociaux, elle dénonce « la vie chère au Mali ». « Mon but était d’avertir les autorités sur la hausse des prix des produits de première nécessité », a-t-elle déclaré à la barre pour se défendre.
La défense a protesté avant d’exiger l’annulation dans la procédure des audios présentés comme des éléments de preuve contre le chroniqueur et l’activiste. À la fin de l’audience, dans la cour du tribunal, Ras Bath a été porté en triomphe par ses partisans qui scandaient : « Libérez Ras Bath ». Le poing levé, il a remercié le public. Le procès de Ras Bath se poursuit ce mardi 12 août.
-
Cambérène : un adolescent de 17 ans arrêté pour le viol présumé de son cousin de 6 ans
-
Nord-Foire : le gérant, la réceptionniste et cinq prostituées arrêtés dans l’affaire de l’auberge-bar « Le Pounon »
-
Golf-Sud : un pizzaiolo interpellé avec un revolver, trois couteaux et du chanvre indien
-
Wakhinane : la police fait tomber M. Sy et ses quatre lieutenants avec 29 pierres de cocaïne et d’ecstasy
-
EN 2002, À SANAR, UN ÉTUDIANT DE 20 ANS PORTAIT DÉJÀ UNE IDÉE : « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR »



