Dans une affaire qui secoue le monde foncier sénégalais, la Section de Recherches (SR) a mis au jour un vaste scandale financier autour de l’expropriation pour cause d’utilité publique des Titres Fonciers (TF) n°8146/NGA (ex-8585) et 3953/GR (ex-8634), selon les informations publiées par Libération. Ces titres appartenaient aux familles de feus Abdoulaye Ndoye, Mour Ndoye et Baytir Samb. Le montant en jeu, estimé à 4,085 milliards de Fcfa, avait été partiellement versé aux héritiers par l’État du Sénégal dans le cadre d’un paiement échelonné.
Pour faciliter le transfert des fonds, les héritiers avaient mandaté El Hadji Abdoulaye Ndoye par procurations notariées datées d’avril et décembre 2017 afin qu’il touche l’indemnité auprès du Bureau des Domaines de Ngor Amadies et de Grand-Dakar. Mais selon les auditions menées par la SR, El Hadji Abdoulaye Ndoye aurait encaissé des sommes supplémentaires sans les reverser aux ayants droit. Les héritiers affirment qu’à ce jour, le mandataire leur doit encore 492,5 millions de Fcfa, sans compter la part revenant aux héritiers de Baytir Samb.
El Hadji Malick Samb, membre de la famille de Baytir Samb, a déclaré que seule sa part personnelle de 31,944 millions de Fcfa lui a été remise, laissant le reste des cohéritiers sans compensation. De son côté, El Hadji Abdoulaye Ndoye, visé pour abus de confiance portant sur 847,21 millions de Fcfa, a présenté sa version : il affirme avoir négocié avec l’État et obtenu la somme totale de 4,085 milliards de Fcfa via sa société Proxy Solution, dont une commission de 1/6 lui revenait. Selon lui, 550 millions de Fcfa auraient été redistribués à des personnes ayant facilité le dossier, tandis que le reste aurait été divisé entre les familles, la part de Baytir Samb restant retenue à cause d’un contentieux interne.
Les investigations et les documents notariés recueillis par la SR contredisent cependant les déclarations de l’intéressé, ce qui a conduit à son déferrement devant le parquet hier. L’affaire met en lumière les failles potentielles dans la gestion des indemnités d’expropriation au Sénégal et pose des questions sur la transparence dans la répartition des fonds publics destinés aux héritiers.
Pour faciliter le transfert des fonds, les héritiers avaient mandaté El Hadji Abdoulaye Ndoye par procurations notariées datées d’avril et décembre 2017 afin qu’il touche l’indemnité auprès du Bureau des Domaines de Ngor Amadies et de Grand-Dakar. Mais selon les auditions menées par la SR, El Hadji Abdoulaye Ndoye aurait encaissé des sommes supplémentaires sans les reverser aux ayants droit. Les héritiers affirment qu’à ce jour, le mandataire leur doit encore 492,5 millions de Fcfa, sans compter la part revenant aux héritiers de Baytir Samb.
El Hadji Malick Samb, membre de la famille de Baytir Samb, a déclaré que seule sa part personnelle de 31,944 millions de Fcfa lui a été remise, laissant le reste des cohéritiers sans compensation. De son côté, El Hadji Abdoulaye Ndoye, visé pour abus de confiance portant sur 847,21 millions de Fcfa, a présenté sa version : il affirme avoir négocié avec l’État et obtenu la somme totale de 4,085 milliards de Fcfa via sa société Proxy Solution, dont une commission de 1/6 lui revenait. Selon lui, 550 millions de Fcfa auraient été redistribués à des personnes ayant facilité le dossier, tandis que le reste aurait été divisé entre les familles, la part de Baytir Samb restant retenue à cause d’un contentieux interne.
Les investigations et les documents notariés recueillis par la SR contredisent cependant les déclarations de l’intéressé, ce qui a conduit à son déferrement devant le parquet hier. L’affaire met en lumière les failles potentielles dans la gestion des indemnités d’expropriation au Sénégal et pose des questions sur la transparence dans la répartition des fonds publics destinés aux héritiers.
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