Discours à la nation : La dernière tribune d’adieux du président Macky Sall


Après le 3 juillet dernier, le chef de l’État va s’adresser aux sénégalais d’ici et de la diaspora en perspective de la fin d’année 2023. Macky Sall qui avait tenu son dernier discours dans un contexte où la question du 3e mandat occupait les débats va, cinq mois après, délivrer son message traditionnel du 31 décembre. 
 
Mais quel message le président Macky Sall peut-il porter au peuple qui l’a porté au pinacle il y a 12 ans? Pouvons-nous attendre de sa part un discours d’adieux, d’émotion compte tenu de tout ce qui s’est passé depuis 2012? Quelles perspectives prometteuses annoncer à quelques semaines de l’élection présidentielle que tous les acteurs veulent inclusives et transparentes ? 
 
Une gouvernance parfaite relevant du divin, le tableau à peindre n’est certes pas pittoresque, mais il peut à bien des égards, faire apparaître selon les données factuelles, la réalité. 
Même s’il y’a une bonne partie du peuple sénégalais qui était sceptique quant à sa renonciation au 3e mandat, l’intéressé lui-même, a jugé opportun, tenant compte de sa parole donnée et d'autres paramètres socio-politiques et géopolitiques, d’œuvrer au maintien de la stabilité, socle de tout développement. 
Le discours de ce soir, sera peut-être une occasion pour le président de la République de faire le bilan (comme il a l’habitude de s’y adonner à chaque fin d’année), mais également, il pourrait être un discours réconfortant, qui ouvre de belles perspectives faites de projections économiques prometteuses. Quels seront les gages que le chef de l’État donnera? Peut-être, en tant que chef de parti et président de la plus grande coalition politique du pays, il a  son candidat qu’il voudrait voir poursuivre son bilan et même faire plus. Mais en chef d’État, Macky Sall doit, en tant que « père de la nation » et au delà de son bilan, de l’émotion et des perspectives de développement, rassurer surtout pour la préservation des institutions dont la gestion a été, sous son magistère, très critiquée. 
 
La question du scrutin aussi et de son déroulement est attendue. Le chef de l’État pourrait aussi donner des assurances quant à la transparence dans l’organisation de l’élection présidentielle du 25 février 2024.a
Dimanche 31 Décembre 2023
Dakaractu




Dans la même rubrique :