La vague de changements enregistrée à la tête de 87 directions générales et conseils d’administration prend une dimension éminemment politique. Dans son édition du samedi 12 et dimanche 13 septembre 2026, L’Observateur estime que le mouvement intervient dans une configuration inédite, marquée par une rupture désormais consommée entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, les deux principales figures de l’alternance de 2024.
En écartant plusieurs responsables identifiés à Pastef et en promouvant progressivement des personnalités considérées comme appartenant à son propre camp, le président de la République chercherait à reprendre la maîtrise des principaux leviers de l’État tout en mettant en place les relais nécessaires à la consolidation de sa nouvelle force politique.
L’Observateur relève qu’au-delà de leur fonction administrative, les directions générales et présidences de conseils d’administration offrent une importante visibilité, des capacités d’action ainsi que des réseaux susceptibles de jouer un rôle dans une compétition politique appelée à s’intensifier.
Pour le Dr Malao Kanté, enseignant-chercheur en philosophie politique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette reprise en main correspond à la nouvelle réalité du rapport de forces. Selon son analyse rapportée par le quotidien, il aurait été difficile pour le chef de l’État de conserver durablement dans des positions stratégiques des responsables ayant ouvertement affiché leur proximité avec Ousmane Sonko après la séparation politique entre les deux hommes.
Le chercheur souligne également que le camp présidentiel ne se contenterait plus de promouvoir ses propres cadres. Il attirerait aussi d’anciens responsables de Pastef ainsi que des personnalités issues de l’ancienne opposition. Une stratégie susceptible, à terme, de provoquer ce qu’il qualifie d’« hémorragie politique » dans les réseaux du parti d’Ousmane Sonko si le mouvement devait se poursuivre.
Mais disposer d’un appareil ne garantit pas automatiquement un résultat dans les urnes. Malao Kanté insiste sur le fait qu’une personnalité connue ne dispose pas forcément d’une véritable base électorale et que l’implantation territoriale ne se décrète pas depuis Dakar. Pour lui, les responsables nouvellement installés devront surtout démontrer leur utilité dans leurs territoires par des réalisations concrètes et leur capacité à répondre aux attentes des populations.
L’analyste politique Abdou Fatah Fall rejoint cette lecture en estimant que les nominations répondent à la volonté de construire un appareil capable de faire face à celui que Pastef développe désormais depuis l’opposition. La priorité ne serait donc plus seulement de récompenser des compagnons politiques, mais de choisir des responsables en mesure de produire des résultats et d’inverser une dynamique politique.
Abdou Fatah Fall rappelle cependant que, dans la sociologie électorale sénégalaise, le poids du leader reste déterminant. Les responsables locaux constituent davantage des relais qu’un substitut au leadership national. Ousmane Sonko disposerait toujours d’un appareil militant structuré, mais devrait convertir cette organisation en véritable capacité électorale alors que le pouvoir cherche désormais à lui disputer certains cadres et relais.
Pour Bassirou Diomaye Faye, le défi consistera à transformer son statut de chef de l’État en avantage politique durable tout en construisant une formation qui lui soit propre. L’Observateur relève également le risque que certains responsables de Pastef tentent d’associer au président l’image de « traître ». Pour Abdou Fatah Fall, la question centrale sera toutefois de savoir si cette perception dépasse le cercle militant pour toucher l’ensemble de l’électorat.
L’analyste met enfin en garde contre une lecture des prochaines élections comme un simple duel entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Une partie importante de l’électorat pourrait ne se reconnaître dans aucun des deux camps. La redistribution des postes n’est donc qu’une première étape : les réalisations, l’image des leaders, la mobilisation et le comportement de l’électorat non aligné seront déterminants lorsque commencera la véritable bataille des urnes.
En écartant plusieurs responsables identifiés à Pastef et en promouvant progressivement des personnalités considérées comme appartenant à son propre camp, le président de la République chercherait à reprendre la maîtrise des principaux leviers de l’État tout en mettant en place les relais nécessaires à la consolidation de sa nouvelle force politique.
L’Observateur relève qu’au-delà de leur fonction administrative, les directions générales et présidences de conseils d’administration offrent une importante visibilité, des capacités d’action ainsi que des réseaux susceptibles de jouer un rôle dans une compétition politique appelée à s’intensifier.
Pour le Dr Malao Kanté, enseignant-chercheur en philosophie politique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette reprise en main correspond à la nouvelle réalité du rapport de forces. Selon son analyse rapportée par le quotidien, il aurait été difficile pour le chef de l’État de conserver durablement dans des positions stratégiques des responsables ayant ouvertement affiché leur proximité avec Ousmane Sonko après la séparation politique entre les deux hommes.
Le chercheur souligne également que le camp présidentiel ne se contenterait plus de promouvoir ses propres cadres. Il attirerait aussi d’anciens responsables de Pastef ainsi que des personnalités issues de l’ancienne opposition. Une stratégie susceptible, à terme, de provoquer ce qu’il qualifie d’« hémorragie politique » dans les réseaux du parti d’Ousmane Sonko si le mouvement devait se poursuivre.
Mais disposer d’un appareil ne garantit pas automatiquement un résultat dans les urnes. Malao Kanté insiste sur le fait qu’une personnalité connue ne dispose pas forcément d’une véritable base électorale et que l’implantation territoriale ne se décrète pas depuis Dakar. Pour lui, les responsables nouvellement installés devront surtout démontrer leur utilité dans leurs territoires par des réalisations concrètes et leur capacité à répondre aux attentes des populations.
L’analyste politique Abdou Fatah Fall rejoint cette lecture en estimant que les nominations répondent à la volonté de construire un appareil capable de faire face à celui que Pastef développe désormais depuis l’opposition. La priorité ne serait donc plus seulement de récompenser des compagnons politiques, mais de choisir des responsables en mesure de produire des résultats et d’inverser une dynamique politique.
Abdou Fatah Fall rappelle cependant que, dans la sociologie électorale sénégalaise, le poids du leader reste déterminant. Les responsables locaux constituent davantage des relais qu’un substitut au leadership national. Ousmane Sonko disposerait toujours d’un appareil militant structuré, mais devrait convertir cette organisation en véritable capacité électorale alors que le pouvoir cherche désormais à lui disputer certains cadres et relais.
Pour Bassirou Diomaye Faye, le défi consistera à transformer son statut de chef de l’État en avantage politique durable tout en construisant une formation qui lui soit propre. L’Observateur relève également le risque que certains responsables de Pastef tentent d’associer au président l’image de « traître ». Pour Abdou Fatah Fall, la question centrale sera toutefois de savoir si cette perception dépasse le cercle militant pour toucher l’ensemble de l’électorat.
L’analyste met enfin en garde contre une lecture des prochaines élections comme un simple duel entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Une partie importante de l’électorat pourrait ne se reconnaître dans aucun des deux camps. La redistribution des postes n’est donc qu’une première étape : les réalisations, l’image des leaders, la mobilisation et le comportement de l’électorat non aligné seront déterminants lorsque commencera la véritable bataille des urnes.
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