L’agence de notation Moody’s a rétrogradé la note souveraine du Sénégal de Caa1 à Caa2, tout en maintenant des perspectives négatives. Les notations à court terme restent en revanche confirmées à « Not Prime » (NP).
Selon Moody’s, cette dégradation reflète la montée des pressions de refinancement, l’affaiblissement de la capacité du pays à honorer sa dette et des perspectives limitées de désendettement, qui accroissent le risque d’un défaut de paiement. L’agence souligne que l’absence prolongée d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI) a renforcé la dépendance du Sénégal au financement du marché régional pour couvrir des besoins évalués à environ 25 % du PIB, alourdissant le risque de refinancement et le coût des intérêts, dans un contexte de subventions élevées aux carburants. Même avec un ajustement budgétaire soutenu, la dette publique ne devrait que se stabiliser autour de 100 % du PIB d’ici 2028.
Les perspectives négatives traduisent des risques orientés à la baisse : faible soutenabilité de la dette, ralentissement de la croissance, tensions politiques, risque de blocage institutionnel, pressions sociales et risques sécuritaires régionaux, autant de facteurs qui limitent la marge de manœuvre budgétaire des autorités. Moody’s relève en particulier que le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son élection à la présidence de l’Assemblée nationale ont exacerbé les tensions entre l’exécutif et le législatif, augmentant le risque de retard dans l’adoption de mesures budgétaires. La pauvreté élevée, le chômage des jeunes et les menaces sécuritaires liées à l’activité extrémiste dans l’ouest du Mali sont également cités comme des contraintes supplémentaires. L’agence a par ailleurs abaissé les plafonds pays du Sénégal, de Ba3 à B1 pour la monnaie locale et de B1 à B2 pour les devises étrangères.
Moody’s estime que le paiement annuel du principal de la dette représente environ 18 % du PIB, et que les paiements d’intérêts sont passés de 16,1 % à 23,7 % des revenus de l’État entre 2023 et 2026. La dette publique totale, entreprises publiques comprises, atteint environ 108 % du PIB. L’agence relève toutefois que l’appartenance du Sénégal à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) reste un facteur de soutien majeur : l’arrimage du franc CFA à l’euro et le niveau des réserves de change régionales, proches de leur record à 38 milliards de dollars fin mai 2026, limitent le risque d’une crise de change ou de balance des paiements. C’est notamment ce facteur qui explique que la dégradation ait été limitée à un cran.
Sur le plan ESG, Moody’s attribue au Sénégal un score CIS-4, reflétant un impact négatif discernable de ces critères sur la note, en raison de l’exposition aux risques climatiques et hydriques, de défis sociaux accès aux services de base, emploi informel représentant 70 % du marché du travail et de lacunes de gouvernance mises en évidence par de récents audits ayant révélé des dépenses opérées hors du contrôle parlementaire et budgétaire.
Moody’s indique qu’une amélioration de la note est peu probable à court terme compte tenu des perspectives négatives, mais que celles-ci pourraient être stabilisées en cas de reprofilage limité de la dette ou de conclusion d’un programme avec le FMI. À l’inverse, une nouvelle dégradation pourrait survenir en cas d’échec des négociations avec le Fonds, de restructuration plus large de la dette, de recul de l’accès au marché régional ou de détérioration des conditions sécuritaires et sociales.
Selon Moody’s, cette dégradation reflète la montée des pressions de refinancement, l’affaiblissement de la capacité du pays à honorer sa dette et des perspectives limitées de désendettement, qui accroissent le risque d’un défaut de paiement. L’agence souligne que l’absence prolongée d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI) a renforcé la dépendance du Sénégal au financement du marché régional pour couvrir des besoins évalués à environ 25 % du PIB, alourdissant le risque de refinancement et le coût des intérêts, dans un contexte de subventions élevées aux carburants. Même avec un ajustement budgétaire soutenu, la dette publique ne devrait que se stabiliser autour de 100 % du PIB d’ici 2028.
Les perspectives négatives traduisent des risques orientés à la baisse : faible soutenabilité de la dette, ralentissement de la croissance, tensions politiques, risque de blocage institutionnel, pressions sociales et risques sécuritaires régionaux, autant de facteurs qui limitent la marge de manœuvre budgétaire des autorités. Moody’s relève en particulier que le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son élection à la présidence de l’Assemblée nationale ont exacerbé les tensions entre l’exécutif et le législatif, augmentant le risque de retard dans l’adoption de mesures budgétaires. La pauvreté élevée, le chômage des jeunes et les menaces sécuritaires liées à l’activité extrémiste dans l’ouest du Mali sont également cités comme des contraintes supplémentaires. L’agence a par ailleurs abaissé les plafonds pays du Sénégal, de Ba3 à B1 pour la monnaie locale et de B1 à B2 pour les devises étrangères.
Moody’s estime que le paiement annuel du principal de la dette représente environ 18 % du PIB, et que les paiements d’intérêts sont passés de 16,1 % à 23,7 % des revenus de l’État entre 2023 et 2026. La dette publique totale, entreprises publiques comprises, atteint environ 108 % du PIB. L’agence relève toutefois que l’appartenance du Sénégal à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) reste un facteur de soutien majeur : l’arrimage du franc CFA à l’euro et le niveau des réserves de change régionales, proches de leur record à 38 milliards de dollars fin mai 2026, limitent le risque d’une crise de change ou de balance des paiements. C’est notamment ce facteur qui explique que la dégradation ait été limitée à un cran.
Sur le plan ESG, Moody’s attribue au Sénégal un score CIS-4, reflétant un impact négatif discernable de ces critères sur la note, en raison de l’exposition aux risques climatiques et hydriques, de défis sociaux accès aux services de base, emploi informel représentant 70 % du marché du travail et de lacunes de gouvernance mises en évidence par de récents audits ayant révélé des dépenses opérées hors du contrôle parlementaire et budgétaire.
Moody’s indique qu’une amélioration de la note est peu probable à court terme compte tenu des perspectives négatives, mais que celles-ci pourraient être stabilisées en cas de reprofilage limité de la dette ou de conclusion d’un programme avec le FMI. À l’inverse, une nouvelle dégradation pourrait survenir en cas d’échec des négociations avec le Fonds, de restructuration plus large de la dette, de recul de l’accès au marché régional ou de détérioration des conditions sécuritaires et sociales.
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