Selon nos sources, seuls Cheikh Ahmed Tidiane Youm et Abdou Karim Sall, député-maire de Mbao, ont voté en faveur du projet de loi de finances initiale (PLFI) pour 2027. Tous les autres votants se sont prononcés contre, en mettant en cause la sincérité des prévisions. Le rejet du projet dans son ensemble emporte, au stade de la commission, celui de tous les budgets ministériels qu’il contient.
La Conférence des présidents avait programmé l’examen de ces budgets du 7 au 16 novembre. L’ouverture des travaux, d’abord prévue le jeudi 5 novembre, avait été reportée à ce samedi. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, a présenté le projet devant la commission lors d’une première séance consacrée aux recettes de l’État, à la dette publique et aux dotations des institutions.
Le différend s’est cristallisé le mardi 3 novembre, lorsque l’Assemblée nationale a rejeté en plénière le projet de loi de finances rectificative pour 2026. Les députés avaient adopté une question préalable présentée par Amadou Ba, membre du groupe parlementaire du Pastef. Le premier décompte faisait état de 109 voix pour la question préalable, de 20 contre et de trois abstentions. L’Assemblée nationale a ensuite porté à 126 le nombre de voix en faveur du rejet, après avoir réintégré 17 délégations de vote omises lors du décompte initial.
Dès le 3 novembre, le président de la commission, Alphonse Mané Sambou, avait demandé à Cheikh Diba de retirer le projet de budget 2027. Selon lui, les prévisions de recettes, de dépenses, de déficit et de besoins de financement reposaient sur les hypothèses du projet rectificatif que l’Assemblée venait de rejeter. Il souhaitait que le gouvernement revoie ces projections en prenant pour référence la loi de finances initiale de 2026, toujours en vigueur.
Le ministère a dénoncé des « manœuvres d’obstruction » dans un communiqué daté du 4 novembre et rendu public le lendemain. Il a relevé que la commission avait été convoquée le 4 novembre pour le 5, alors que le règlement intérieur prévoit un délai d’au moins 48 heures, sauf exceptions, notamment en cas d’urgence. Alphonse Mané Sambou a répondu que l’exécutif avait été informé du calendrier lors de la Conférence des présidents du 3 novembre et a attribué le différend à un retard dans la transmission de la convocation écrite.
Le ministère a également fait valoir que l’examen du budget 2027 pouvait se poursuivre malgré le rejet du texte rectificatif. Il a rappelé que la loi de finances initiale pour 2026 avait été adoptée le 13 décembre 2025, avant la deuxième loi de finances rectificative pour 2025, votée le 30 décembre. Devant la commission, Cheikh Diba a soutenu que les chiffres contestés avaient servi de point de comparaison et a indiqué que le gouvernement avait apporté des corrections. Le ministre a défendu un objectif de déficit de 4,7 % du PIB pour 2027, contre les 7,6 % inscrits dans le projet rectificatif rejeté.
L’encadrement des fonds spéciaux demeure un autre point de désaccord. Le 19 octobre, Ousmane Sonko avait lié le soutien des députés du Pastef aux deux textes budgétaires à l’adoption de dispositions légales encadrant ces crédits. Le Conseil constitutionnel avait censuré, le 15 octobre, la loi organique votée le 1er octobre à cette fin, en raison d’un vice dans la procédure d’adoption.
Dans le projet soumis aux députés, les crédits de la Présidence de la République passeraient de 204,5 à 223,86 milliards de francs CFA. Ceux de la Primature progresseraient d’environ 30,9 à 32,37 milliards, tandis que la dotation de l’Assemblée nationale reculerait de 22,3 à 21,11 milliards de francs CFA.
Le vote de samedi laisse en suspens le calendrier des auditions ministérielles et les modalités de poursuite de l’examen du projet. L’article 68 de la Constitution fixe à 60 jours le délai dont dispose l’Assemblée nationale pour voter le projet de loi de finances. Il prévoit sa mise en vigueur par décret si ce délai expire sans vote définitif.
La Conférence des présidents avait programmé l’examen de ces budgets du 7 au 16 novembre. L’ouverture des travaux, d’abord prévue le jeudi 5 novembre, avait été reportée à ce samedi. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, a présenté le projet devant la commission lors d’une première séance consacrée aux recettes de l’État, à la dette publique et aux dotations des institutions.
Le différend s’est cristallisé le mardi 3 novembre, lorsque l’Assemblée nationale a rejeté en plénière le projet de loi de finances rectificative pour 2026. Les députés avaient adopté une question préalable présentée par Amadou Ba, membre du groupe parlementaire du Pastef. Le premier décompte faisait état de 109 voix pour la question préalable, de 20 contre et de trois abstentions. L’Assemblée nationale a ensuite porté à 126 le nombre de voix en faveur du rejet, après avoir réintégré 17 délégations de vote omises lors du décompte initial.
Dès le 3 novembre, le président de la commission, Alphonse Mané Sambou, avait demandé à Cheikh Diba de retirer le projet de budget 2027. Selon lui, les prévisions de recettes, de dépenses, de déficit et de besoins de financement reposaient sur les hypothèses du projet rectificatif que l’Assemblée venait de rejeter. Il souhaitait que le gouvernement revoie ces projections en prenant pour référence la loi de finances initiale de 2026, toujours en vigueur.
Le ministère a dénoncé des « manœuvres d’obstruction » dans un communiqué daté du 4 novembre et rendu public le lendemain. Il a relevé que la commission avait été convoquée le 4 novembre pour le 5, alors que le règlement intérieur prévoit un délai d’au moins 48 heures, sauf exceptions, notamment en cas d’urgence. Alphonse Mané Sambou a répondu que l’exécutif avait été informé du calendrier lors de la Conférence des présidents du 3 novembre et a attribué le différend à un retard dans la transmission de la convocation écrite.
Le ministère a également fait valoir que l’examen du budget 2027 pouvait se poursuivre malgré le rejet du texte rectificatif. Il a rappelé que la loi de finances initiale pour 2026 avait été adoptée le 13 décembre 2025, avant la deuxième loi de finances rectificative pour 2025, votée le 30 décembre. Devant la commission, Cheikh Diba a soutenu que les chiffres contestés avaient servi de point de comparaison et a indiqué que le gouvernement avait apporté des corrections. Le ministre a défendu un objectif de déficit de 4,7 % du PIB pour 2027, contre les 7,6 % inscrits dans le projet rectificatif rejeté.
L’encadrement des fonds spéciaux demeure un autre point de désaccord. Le 19 octobre, Ousmane Sonko avait lié le soutien des députés du Pastef aux deux textes budgétaires à l’adoption de dispositions légales encadrant ces crédits. Le Conseil constitutionnel avait censuré, le 15 octobre, la loi organique votée le 1er octobre à cette fin, en raison d’un vice dans la procédure d’adoption.
Dans le projet soumis aux députés, les crédits de la Présidence de la République passeraient de 204,5 à 223,86 milliards de francs CFA. Ceux de la Primature progresseraient d’environ 30,9 à 32,37 milliards, tandis que la dotation de l’Assemblée nationale reculerait de 22,3 à 21,11 milliards de francs CFA.
Le vote de samedi laisse en suspens le calendrier des auditions ministérielles et les modalités de poursuite de l’examen du projet. L’article 68 de la Constitution fixe à 60 jours le délai dont dispose l’Assemblée nationale pour voter le projet de loi de finances. Il prévoit sa mise en vigueur par décret si ce délai expire sans vote définitif.
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