Les coûts de construction sont repartis à la hausse au Sénégal au deuxième trimestre 2026.
L’Indice du coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation, publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, progresse de 1,4 % par rapport au premier trimestre 2026.
Comparativement au deuxième trimestre 2025, le coût est également en augmentation, mais dans une proportion plus limitée de 0,7 %.
L’ANSD explique cette hausse par le renchérissement des matériaux de construction, de la main-d’œuvre et de plusieurs dépenses de gestion liées aux chantiers.
Les chiffres de l’indice plus large des Bâtiments et Travaux publics confirment cette évolution.
Les coûts de l’ensemble des BTP augmentent de 1,0 % en trois mois. Ceux des bâtiments progressent de 1,4 % et ceux des ouvrages de génie civil de 1,1 %.
Seuls les travaux spécialisés affichent un recul, de 0,6 %.
Cette hausse est particulièrement visible pour les matériaux de base, qui se renchérissent de 2,0 %.
Le fer à béton augmente de 3,4 %, le sable de 3,0 %, les graviers de 1,5 % et le ciment ordinaire de 1,4 %.
L’ANSD souligne que cette évolution marque un retournement pour plusieurs de ces produits, après les baisses constatées au trimestre précédent.
Sur un an, la hausse des matériaux de base reste cependant beaucoup plus limitée, à 0,1 %.
Cela signifie que le deuxième trimestre est davantage caractérisé par un rebond récent des prix que par une flambée uniforme par rapport à 2025.
Au premier trimestre 2026, la tonne de ciment 32,5 R coûtait en moyenne 70 017 FCFA.
Au deuxième trimestre, elle atteint 71 951 FCFA, soit une augmentation moyenne de 1 934 FCFA par tonne en trois mois.
Au deuxième trimestre 2025, elle coûtait 70 758 FCFA. Le niveau actuel est donc également légèrement supérieur à celui enregistré un an plus tôt.
Le prix moyen de 8 m³ de gravier 5/15-8/16 passe de 115 541 FCFA au premier trimestre à 120 082 FCFA au deuxième, soit une augmentation de 4 541 FCFA en trois mois.
Au deuxième trimestre 2025, le même volume était évalué à 111 990 FCFA.
Le gravier « grain de riz » passe quant à lui de 136 469 à 138 775 FCFA, contre 134 722 FCFA un an auparavant.
Le sable de dune suit la même trajectoire. Les 16 m³ coûtent en moyenne 88 836 FCFA, contre 86 228 FCFA au premier trimestre et 86 699 FCFA au deuxième trimestre 2025.
Les 100 kg de fer 6 passent de 38 404 FCFA à 39 703 FCFA.
Pour le fer 8, le prix augmente de 47 723 à 49 400 FCFA.
Le fer 10 passe de 46 824 à 48 359 FCFA.
Le fer 12 progresse de 47 086 à 48 790 FCFA.
Le fer 14 passe enfin de 54 067 à 54 849 FCFA.
Cependant, plusieurs de ces catégories restent moins chères qu’au deuxième trimestre 2025.
Le fer 8 coûtait par exemple 50 835 FCFA les 100 kg un an auparavant, contre 49 400 FCFA au deuxième trimestre 2026.
Cette comparaison confirme que le mouvement actuel est surtout un rebond par rapport au premier trimestre.
Les matériaux utilisés dans les travaux d’électricité progressent globalement de 6,0 % en seulement trois mois.
L’ANSD attribue cette hausse principalement au prix des câbles VGV, qui bondit de 13,6 %.
L’Agence établit notamment un lien entre cette évolution et la hausse du cours du cuivre sur le marché international.
Les tubes orange enregistrent également une progression de 1,5 %.
En comparaison annuelle, les matériaux pour travaux d’électricité sont désormais 8,4 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025.
L’indice BTP portant spécifiquement sur les bâtiments résidentiels confirme cette tendance et relève notamment une hausse de 10,0 % des câbles VGV dans cette catégorie de construction.
Les peintures augmentent de 1,1 % sur le trimestre.
La peinture à huile progresse de 1,3 % et la peinture à eau de 1,2 %, malgré une baisse de 0,7 % du prix de la chaux.
Les matériaux destinés au revêtement des murs et des sols augmentent de 0,6 %, sous l’effet notamment de la progression de 1,0 % des carreaux muraux et de 0,3 % des carreaux de sol.
Les matériaux d’étanchéité augmentent pour leur part de 0,4 %.
Sur un an, plusieurs de ces catégories restent toutefois moins chères : les revêtements de murs et sols et l’étanchéité reculent chacun de 2,5 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
Ses prix diminuent de 0,1 % sur le trimestre, en raison notamment d’un recul de 0,2 % des produits en bois.
Les produits métalliques et en aluminium restent globalement stables.
En comparaison annuelle, les matériaux de menuiserie diminuent de 1,3 %.
Les prix moyens de plusieurs portes et fenêtres témoignent de cette évolution.
Une porte en bois rouge pour salon coûte en moyenne 182 975 FCFA au deuxième trimestre 2026, contre 184 256 FCFA au premier trimestre et 186 799 FCFA au deuxième trimestre 2025.
Une fenêtre en bois rouge revient en moyenne à 126 187 FCFA, contre 131 053 FCFA un an auparavant.
Le coût de la main-d’œuvre augmente de 1,3 % par rapport au trimestre précédent.
Sur un an, le renchérissement atteint 3,1 %.
Les rémunérations des peintres et des carreleurs enregistrent les plus fortes progressions trimestrielles : +3,6 % chacune.
Les maçons gagnent 1,6 % et les manœuvres 1,4 %.
En revanche, les coûts liés aux ferrailleurs diminuent de 1,0 %, ceux des électriciens de 0,6 % et ceux des plombiers de 0,4 %.
L’indice BTP confirme également la progression de la main-d’œuvre dans les bâtiments : +1,3 % dans les bâtiments résidentiels et +1,1 % dans les bâtiments non résidentiels.
Au deuxième trimestre, une tonne de ciment 32,5 R coûte en moyenne :
Les écarts sont encore plus importants pour les granulats.
Pour 8 m³ de gravier 5/15-8/16, l’ANSD relève un prix moyen de 117 958 FCFA à Dakar, 142 671 FCFA à Diourbel, 128 000 FCFA à Kaolack, seulement 63 442 FCFA à Kolda et 141 117 FCFA à Saint-Louis.
Pour le gravier « grain de riz », Kaolack affiche un prix moyen de 215 077 FCFA, contre 130 410 FCFA à Dakar et 68 715 FCFA à Kolda.
Le sable présente également de fortes différences : 93 713 FCFA les 16 m³ à Dakar, 45 000 FCFA à Diourbel, 75 000 FCFA à Kaolack, 87 757 FCFA à Kolda et 62 458 FCFA à Saint-Louis.
Ces écarts témoignent du poids de la localisation, des circuits d’approvisionnement et de la disponibilité des matériaux dans le coût final des projets.
Les ouvrages de génie civil augmentent de 1,1 % sur le trimestre.
Les travaux de chaussées progressent de 1,6 %, tandis que les travaux de réseaux augmentent de 0,1 %.
Les ouvrages d’art diminuent en revanche de 0,9 %.
En comparaison avec le deuxième trimestre 2025, les travaux de réseaux affichent une progression beaucoup plus importante, de 6,6 %.
Au total, les chiffres de l’ANSD montrent qu’au deuxième trimestre 2026, le secteur de la construction se retrouve confronté à une accumulation de tensions : hausse des intrants de base, flambée des câbles électriques, progression des salaires de plusieurs corps de métier et renchérissement de certains matériels.
Le mouvement reste toutefois contrasté puisque plusieurs matériaux demeurent moins chers qu’en 2025. Mais par rapport au début de 2026, le signal est clair : le coût des chantiers est reparti à la hausse.
L’Indice du coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation, publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, progresse de 1,4 % par rapport au premier trimestre 2026.
Comparativement au deuxième trimestre 2025, le coût est également en augmentation, mais dans une proportion plus limitée de 0,7 %.
L’ANSD explique cette hausse par le renchérissement des matériaux de construction, de la main-d’œuvre et de plusieurs dépenses de gestion liées aux chantiers.
Les chiffres de l’indice plus large des Bâtiments et Travaux publics confirment cette évolution.
Les coûts de l’ensemble des BTP augmentent de 1,0 % en trois mois. Ceux des bâtiments progressent de 1,4 % et ceux des ouvrages de génie civil de 1,1 %.
Seuls les travaux spécialisés affichent un recul, de 0,6 %.
Les matériaux augmentent de 1,5 %
Pour les logements neufs, les prix des matériaux de construction progressent de 1,5 % sur le trimestre.Cette hausse est particulièrement visible pour les matériaux de base, qui se renchérissent de 2,0 %.
Le fer à béton augmente de 3,4 %, le sable de 3,0 %, les graviers de 1,5 % et le ciment ordinaire de 1,4 %.
L’ANSD souligne que cette évolution marque un retournement pour plusieurs de ces produits, après les baisses constatées au trimestre précédent.
Sur un an, la hausse des matériaux de base reste cependant beaucoup plus limitée, à 0,1 %.
Cela signifie que le deuxième trimestre est davantage caractérisé par un rebond récent des prix que par une flambée uniforme par rapport à 2025.
La tonne de ciment approche 72 000 FCFA en moyenne
Les prix moyens nationaux publiés par l’ANSD permettent de mesurer l’impact concret de ces variations.Au premier trimestre 2026, la tonne de ciment 32,5 R coûtait en moyenne 70 017 FCFA.
Au deuxième trimestre, elle atteint 71 951 FCFA, soit une augmentation moyenne de 1 934 FCFA par tonne en trois mois.
Au deuxième trimestre 2025, elle coûtait 70 758 FCFA. Le niveau actuel est donc également légèrement supérieur à celui enregistré un an plus tôt.
Plus de 120 000 FCFA pour certains volumes de gravier
La hausse est encore plus importante sur certains granulats.Le prix moyen de 8 m³ de gravier 5/15-8/16 passe de 115 541 FCFA au premier trimestre à 120 082 FCFA au deuxième, soit une augmentation de 4 541 FCFA en trois mois.
Au deuxième trimestre 2025, le même volume était évalué à 111 990 FCFA.
Le gravier « grain de riz » passe quant à lui de 136 469 à 138 775 FCFA, contre 134 722 FCFA un an auparavant.
Le sable de dune suit la même trajectoire. Les 16 m³ coûtent en moyenne 88 836 FCFA, contre 86 228 FCFA au premier trimestre et 86 699 FCFA au deuxième trimestre 2025.
Le fer remonte par rapport au début de l’année
Le fer à béton enregistre également un rebond sensible.Les 100 kg de fer 6 passent de 38 404 FCFA à 39 703 FCFA.
Pour le fer 8, le prix augmente de 47 723 à 49 400 FCFA.
Le fer 10 passe de 46 824 à 48 359 FCFA.
Le fer 12 progresse de 47 086 à 48 790 FCFA.
Le fer 14 passe enfin de 54 067 à 54 849 FCFA.
Cependant, plusieurs de ces catégories restent moins chères qu’au deuxième trimestre 2025.
Le fer 8 coûtait par exemple 50 835 FCFA les 100 kg un an auparavant, contre 49 400 FCFA au deuxième trimestre 2026.
Cette comparaison confirme que le mouvement actuel est surtout un rebond par rapport au premier trimestre.
Les câbles électriques : l’une des plus fortes hausses
La principale source de tension se situe dans les équipements électriques.Les matériaux utilisés dans les travaux d’électricité progressent globalement de 6,0 % en seulement trois mois.
L’ANSD attribue cette hausse principalement au prix des câbles VGV, qui bondit de 13,6 %.
L’Agence établit notamment un lien entre cette évolution et la hausse du cours du cuivre sur le marché international.
Les tubes orange enregistrent également une progression de 1,5 %.
En comparaison annuelle, les matériaux pour travaux d’électricité sont désormais 8,4 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025.
L’indice BTP portant spécifiquement sur les bâtiments résidentiels confirme cette tendance et relève notamment une hausse de 10,0 % des câbles VGV dans cette catégorie de construction.
Peinture et revêtements repartent également à la hausse
Le renchérissement s’étend aux travaux de finition.Les peintures augmentent de 1,1 % sur le trimestre.
La peinture à huile progresse de 1,3 % et la peinture à eau de 1,2 %, malgré une baisse de 0,7 % du prix de la chaux.
Les matériaux destinés au revêtement des murs et des sols augmentent de 0,6 %, sous l’effet notamment de la progression de 1,0 % des carreaux muraux et de 0,3 % des carreaux de sol.
Les matériaux d’étanchéité augmentent pour leur part de 0,4 %.
Sur un an, plusieurs de ces catégories restent toutefois moins chères : les revêtements de murs et sols et l’étanchéité reculent chacun de 2,5 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
Menuiserie : une exception à la hausse générale
La menuiserie échappe partiellement au mouvement de hausse.Ses prix diminuent de 0,1 % sur le trimestre, en raison notamment d’un recul de 0,2 % des produits en bois.
Les produits métalliques et en aluminium restent globalement stables.
En comparaison annuelle, les matériaux de menuiserie diminuent de 1,3 %.
Les prix moyens de plusieurs portes et fenêtres témoignent de cette évolution.
Une porte en bois rouge pour salon coûte en moyenne 182 975 FCFA au deuxième trimestre 2026, contre 184 256 FCFA au premier trimestre et 186 799 FCFA au deuxième trimestre 2025.
Une fenêtre en bois rouge revient en moyenne à 126 187 FCFA, contre 131 053 FCFA un an auparavant.
La main-d’œuvre augmente de 3,1 % sur un an
La hausse du coût des chantiers ne vient pas uniquement des matériaux.Le coût de la main-d’œuvre augmente de 1,3 % par rapport au trimestre précédent.
Sur un an, le renchérissement atteint 3,1 %.
Les rémunérations des peintres et des carreleurs enregistrent les plus fortes progressions trimestrielles : +3,6 % chacune.
Les maçons gagnent 1,6 % et les manœuvres 1,4 %.
En revanche, les coûts liés aux ferrailleurs diminuent de 1,0 %, ceux des électriciens de 0,6 % et ceux des plombiers de 0,4 %.
L’indice BTP confirme également la progression de la main-d’œuvre dans les bâtiments : +1,3 % dans les bâtiments résidentiels et +1,1 % dans les bâtiments non résidentiels.
Des écarts importants entre Dakar, Kolda, Kaolack, Diourbel et Saint-Louis
L’une des données les plus intéressantes du rapport de l’ANSD concerne les différences de prix entre régions.Au deuxième trimestre, une tonne de ciment 32,5 R coûte en moyenne :
- 70 624 FCFA à Dakar ;
- 73 498 FCFA à Diourbel ;
- 72 182 FCFA à Kaolack ;
- 78 493 FCFA à Kolda ;
- 74 916 FCFA à Saint-Louis.
Les écarts sont encore plus importants pour les granulats.
Pour 8 m³ de gravier 5/15-8/16, l’ANSD relève un prix moyen de 117 958 FCFA à Dakar, 142 671 FCFA à Diourbel, 128 000 FCFA à Kaolack, seulement 63 442 FCFA à Kolda et 141 117 FCFA à Saint-Louis.
Pour le gravier « grain de riz », Kaolack affiche un prix moyen de 215 077 FCFA, contre 130 410 FCFA à Dakar et 68 715 FCFA à Kolda.
Le sable présente également de fortes différences : 93 713 FCFA les 16 m³ à Dakar, 45 000 FCFA à Diourbel, 75 000 FCFA à Kaolack, 87 757 FCFA à Kolda et 62 458 FCFA à Saint-Louis.
Ces écarts témoignent du poids de la localisation, des circuits d’approvisionnement et de la disponibilité des matériaux dans le coût final des projets.
BTP : la hausse touche aussi les routes
L’indice des coûts des Bâtiments et Travaux publics confirme que la pression ne concerne pas uniquement les particuliers qui construisent des logements.Les ouvrages de génie civil augmentent de 1,1 % sur le trimestre.
Les travaux de chaussées progressent de 1,6 %, tandis que les travaux de réseaux augmentent de 0,1 %.
Les ouvrages d’art diminuent en revanche de 0,9 %.
En comparaison avec le deuxième trimestre 2025, les travaux de réseaux affichent une progression beaucoup plus importante, de 6,6 %.
Au total, les chiffres de l’ANSD montrent qu’au deuxième trimestre 2026, le secteur de la construction se retrouve confronté à une accumulation de tensions : hausse des intrants de base, flambée des câbles électriques, progression des salaires de plusieurs corps de métier et renchérissement de certains matériels.
Le mouvement reste toutefois contrasté puisque plusieurs matériaux demeurent moins chers qu’en 2025. Mais par rapport au début de 2026, le signal est clair : le coût des chantiers est reparti à la hausse.
Autres articles
-
Taslima (Sédhiou) : La cité religieuse célèbre sa 81e édition du gamou le 25 août...
-
« Trop, c’est trop ! » : les populations de Saly et Malicounda se mobilisent pour exiger le bitumage du tronçon
-
Autoroute à péage : un véhicule prend feu à hauteur de Mbao, avant la sortie 08
-
Article 37 : Ayib Daffé exclut tout recours et parie sur l’accord du président
-
Hausse du prix du kg de viande à Dakar: Les vendeurs accusent la crise au Mali




