Commandant Abdourahmane Diagne, Chef d'inspection régionale des Eaux et Forêts de Fatick : " La coupe frauduleuse de bois est un phénomène que nous combattons au jour le jour... Et pour cela, il n'y a pas de répit pour les services forestiers"


Afin de lutter efficacement contre la coupe abusive de bois, notamment celle perpétrée par les trafiquants et éviter par ricochet des bavures entre les agents forestiers et ces derniers, comme celle notée à Dhara-Djoloff, un plan d'aménagement a été élaboré par les populations et des partenaires dans l'arrondissement de Toubacouta (région de Fatick). 
Ce plan consiste à délimiter des parcelles d'exploitation dans la forêt de Sangako en faveur des exploitants en vue de mieux rationaliser la production. " Alors, c'est un aménagement qui est prévu pour une rotation de 8 ans et c'est une forêt classée qui fait 2.443 hectares. Cet aménagement a un double objectif: Un objectif de protection des forêts, galeries et autres et un objectif de production parce que vous avez vu que c'est une forêt très dense composée d'une végétation variée. Certes, la coupe frauduleuse de bois est un phénomène que nous combattons au jour le jour. Le ministre de l'environnement, le directeur des eaux et forêts et les plus hautes autorités de ce pays sont mobilisés pour que cesse cette exploitation irrationnelle qui ne bénéficie qu'à une poignée de personnes. Il y a des moyens qui sont mis en oeuvre, des engagements de la part des autorités. Et pour cela, il n'y a pas de répit pour les services forestiers. Mais nous avons besoin de l'appui des populations. On ne peut pas réussir cette lutte là sans l'appui des populations", a déclaré le commandant Abdourahmane Diagne, Chef d'inspection régionale des Eaux et Forêts de Fatick, au cours d'une rencontre à Toubacouta initiée par l'association Nebeday et des exploitants.

D'après le directeur de l'association Nebeday, Jean Goepp, la protection de nos forêts nécessite une cogestion et une meilleure implication des populations. " Nous pensons et c'est là même la volonté avec l'État que pour mieux gérer les espaces forestiers du pays, il faut aller en cogestion et redonner des pouvoirs aux populations qui habitent autour de ces forêts classées là. C'est peut-être la voie de salut de ces forêts. Avec le système de production qu'on a mis en place, il n'y a que 5 espèces qui sont concernées et dans un certain diamètre, c'est-à-dire que les individus de petits diamètres, on ne peut pas les prendre, ainsi que les arbres " mères" qui sont de très grande taille", a-t-il expliqué.
Vendredi 29 Juin 2018
Dakaractu




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