Dans son enquête, RSF décrit le fonctionnement du BIR-C au Burkina Faso comme celui d'une véritable « milice numérique » qui cible les journalistes, détaillant les campagnes de désinformation menées en ligne par ces soutiens du gouvernement.
Mais ces critiques ont été balayées par le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, lundi 3 août. « L’engagement durable des BIR-C fait trembler les impérialistes. Nous sommes fiers du travail qu’ils font. [...] Je voudrais dire au BIR C : "Restez imperturbables, le gouvernement vous salue” », a-t-il déclaré en encourageant ses actions.
Dans son discours, le ministre a appelé toute la population à participer à la défense en ligne du gouvernement. Une réaction qui inquiète Yao Noël, président de l'Union des journalistes de la presse libre africaine. « Ce n'est pas nouveau. Tout pays peut organiser sa propagande, mais il faut préserver la liberté et la sécurité des journalistes. Ils ne sont pas les ennemis des pouvoirs publics et ne sont pas des terroristes », a déclaré ce dernier.
-
Yakaar-Teranga, Eni et la controverse SN07M–SN08M : ce que les documents permettent réellement de dire ( Mapathé Sow)
-
Touba : 59 millions de recettes contestées, un mareyeur face à son employeur au tribunal
-
Thiès : un conflit de pâturage tourne à la violence, un doigt sectionné
-
Conseil constitutionnel, processus électoral et menaces sur la société civile : le FDR interpelle et dénonce une crise institutionnelle
-
CNRM / Appel à candidatures : 12 postes à pourvoir pour incarner la nouvelle régulation des médias au Sénégal



