Assemblée nationale : le Parlement veut désormais traquer les résultats derrière chaque franc du budget


L’Assemblée nationale veut renforcer le suivi et l’évaluation des politiques publiques à travers une meilleure exploitation des données sur l’exécution des programmes et des budgets. L’ambition a été affichée mercredi à Dakar, lors de la première revue semestrielle entre le DSPCEPP et le Comité d’évaluation et de suivi des politiques publiques (CEPSE), à l’approche de la session budgétaire.

 

Prenant la parole à l’ouverture de la rencontre, le représentant résident par intérim du PNUD a rappelé l’accompagnement de l’institution auprès de l’Assemblée nationale depuis 2024. Il a insisté sur le renforcement des capacités des députés et de l’administration parlementaire en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques. Il a également souligné l’importance de disposer de données fiables pour permettre un contrôle parlementaire davantage fondé sur les résultats.

 

Au nom du président de l’Assemblée nationale, la directrice de Cabinet, Mary Rose Khady Fatou Faye, a insisté sur la nécessité de rapprocher le Parlement des données concrètes relatives à l’exécution des politiques publiques. Elle a estimé que le vote du budget devait être mis en relation avec son exécution, les résultats obtenus et leur impact sur les populations. Elle a également rappelé les réformes engagées au sein de l’institution, notamment la création de la Direction de la planification, du contrôle et de l’évaluation, du Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP) et le développement du Système d’information parlementaire sur les politiques publiques (SIPOP).

 

Pour sa part, le directeur de la Planification, du Contrôle et de l’Évaluation, Dr Mamadou Yauck, a présenté cette revue comme un moment de jonction entre trois séquences : les résultats de l’année 2025, l’exécution du budget 2026 et la préparation des choix budgétaires de 2027. Il a appelé à dépasser la seule lecture des crédits consommés pour s’intéresser à leur destination, aux bénéficiaires, aux résultats obtenus et à la répartition territoriale des investissements.

Les échanges doivent notamment permettre d’examiner les Rapports annuels de performance (RAP) 2025, le niveau d’exécution des programmes en 2026 et la qualité des indicateurs de performance. Les données recueillies doivent également contribuer à alimenter le SIPOP et à mieux préparer les députés aux travaux des commissions permanentes et à la prochaine session budgétaire.

 

La rencontre porte par ailleurs sur les externalités des activités économiques des entreprises et leurs impacts sur les populations, avec une attention particulière aux conséquences sociales, environnementales, sanitaires et territoriales.

Jeudi 10 Septembre 2026
Karim Ndiaye



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