Alors que JAMRA n’a de cesse, depuis bientôt trois ans, de tirer la sonnette d’alarme, relativement à ces sachets de boissons alcoolisées en vente libre aux abords de certaines écoles de la capitale, au modique prix de 100 francs, voilà que ces mêmes dosettes au contenu douteux font une entrée fracassante à Thiès, envahissant présentement les écoles de la capitale du Rail.
Dans une déclaration, remise à la Presse, le 14 février 2011, le Bureau Exécutif de l’Organisation Islamique JAMRA dénonçait la commercialisation d’une nouvelle liqueur, conditionnée dans des sachets en plastique, et qui s’est avérée être porteuse d’une forte teneur en alcool. Trois mois plus tard, Jamra se réjouissait que sa légitime préoccupation ait eu un écho favorable auprès du vice-président de l’Assemblée nationale de l’époque, le député Iba Der Thiam qui, à travers une question d’actualité en date du 7 mai 2011, interpella le Gouvernement relativement à la vente libre de ces sachets alcoolisés, à présent disponibles dans les superettes des stations d’essence.
Alors que ces multiples alertes semblaient être des coups d’épée dans l’eau (c’est tout juste si on ne les tournait pas en dérision !), voilà qu’après «Namp-bi» et « Salañ-Salañ » à Dakar, les médias révèlent cette semaine qu’une nouvelle dosette, baptisée « Jakarta », fait des ravages dans la ville de Thiès. En «gadgétisant» les emballages de ces breuvages infernaux, on exploite sans scrupule la naïveté des enfants, contournant aisément ainsi les alertes préventives que les éducateurs n’ont de cesse de prodiguer généreusement à ces frêles esprits, pour leur fortification morale. Ces nouveaux labels de boissons, dont le trait commun est d’empester l’alcool, ont déjà acquis leurs lettres de noblesse auprès d’une certaine jeunesse dont ces marchands de mirages semblent avoir pris le parti de détruire systématiquement les repères. Les vendeurs-détaillants, pour mieux appâter leurs victimes, n’hésitent pas, profitant du sens critique fragile de leurs jeunes victimes, à venter intelligemment, les « mérites » de ces dosettes alcoolisées, en soutenant sans vergogne, sous le regard candide des écoliers, que « mbir dafay lééral khél » (ça vous éclaircie les idées), « té day takh nga diéli science » (en plus ça vous donne de l’inspiration) !
En ciblant cette tranche d’âge précise pour leur marketing, les promoteurs véreux de ce maudit breuvage visent un objectif sans équivoque : conditionner dés le bas âge de futurs ivrognes et fidéliser par anticipation une clientèle qui viendra peupler les débits infectes de boisson à "l’eau de feu". Ayant à son actif des millions de victimes de cirrhose du foie, le fléau de l’alcoolisme, qui est une des préoccupations majeures de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en tant que facteur important de l’absentéisme au travail, des accidents de la circulation et de la criminalité, continue de déstabiliser les ménages, en produisant sous divers cieux de nombreux impotents, qui coûtent des fortunes au contribuable, et sapent les plus vaillantes initiatives de développement économique et social.
Cette nouvelle liqueur, savamment manufacturée dans de modestes sachets en plastique pour mieux exploiter la crédulité des enfants, aura insidieuse réussi à s’établir dans le marché, sans éveiller le moindre soupçon, moins de trois ans seulement après son lancement. JAMRA, dans le cadre de ses investigations - pour démontrer comment le mercantilisme de certains industriels, exclusivement préoccupés à se remplir les poches, détruisent nos enfants et nuisent à la santé public -, avait pu démontrer que, contrairement à ce que l’opinion a longtemps subodoré, ces dosettes alcoolisées, accessibles à tous, n’étaient pas importées. C’est ici, au Sénégal, précisément à Rufisque, que ces sachets de boissons enivrantes étaient fabriqués. Et nous avions invité les autorités compétentes à aller faire un petit tour au premier quartier situé à l’entrée de Rufisque (à droite, en revenant de Thiès, après l’usine Sococim), précisément à Colobane 2 Sud.
L’enquête de JAMRA avait en effet réussi à établir que les exploitants de cette fabrique de sachets d’alcool disposaient d’une autorisation en bonne et due forme. Mais il nous était paradoxalement revenu que ni le Préfet, ni le Maire n’étaient impliqués dans la délivrance de ce sésame. Et nous nous posions alors cette question à… mille dosettes ! Qui protège le fabriquant de ce maudit breuvage, qui poursuit allégrement ses activités destructrices, au vu et au su de tous ? JAMRA ne croyait pas si bien dire, car voilà qu’après le supposé «arrêt d’exploitation» de la manufacture rufisquoise, une autre mystérieuse fabrique (clandestine ?) vient d’installer ses quartiers dans la ville de Thiès, ciblant, comme d’habitude, les jeunes écoliers et les enfants des quartiers populaires.
Quand est-ce que les pouvoirs publics se décideront-ils à mettre un terme définitif aux menaces sérieuses que constituent ces distilleries infectes pour la santé de nos enfants et pour la Sécurité publique ?
Dakar, le 26/02/2013
Pour l’Organisation islamique Jamra
Le Président Exécutif
Imam Massamba Diop
Dans une déclaration, remise à la Presse, le 14 février 2011, le Bureau Exécutif de l’Organisation Islamique JAMRA dénonçait la commercialisation d’une nouvelle liqueur, conditionnée dans des sachets en plastique, et qui s’est avérée être porteuse d’une forte teneur en alcool. Trois mois plus tard, Jamra se réjouissait que sa légitime préoccupation ait eu un écho favorable auprès du vice-président de l’Assemblée nationale de l’époque, le député Iba Der Thiam qui, à travers une question d’actualité en date du 7 mai 2011, interpella le Gouvernement relativement à la vente libre de ces sachets alcoolisés, à présent disponibles dans les superettes des stations d’essence.
Alors que ces multiples alertes semblaient être des coups d’épée dans l’eau (c’est tout juste si on ne les tournait pas en dérision !), voilà qu’après «Namp-bi» et « Salañ-Salañ » à Dakar, les médias révèlent cette semaine qu’une nouvelle dosette, baptisée « Jakarta », fait des ravages dans la ville de Thiès. En «gadgétisant» les emballages de ces breuvages infernaux, on exploite sans scrupule la naïveté des enfants, contournant aisément ainsi les alertes préventives que les éducateurs n’ont de cesse de prodiguer généreusement à ces frêles esprits, pour leur fortification morale. Ces nouveaux labels de boissons, dont le trait commun est d’empester l’alcool, ont déjà acquis leurs lettres de noblesse auprès d’une certaine jeunesse dont ces marchands de mirages semblent avoir pris le parti de détruire systématiquement les repères. Les vendeurs-détaillants, pour mieux appâter leurs victimes, n’hésitent pas, profitant du sens critique fragile de leurs jeunes victimes, à venter intelligemment, les « mérites » de ces dosettes alcoolisées, en soutenant sans vergogne, sous le regard candide des écoliers, que « mbir dafay lééral khél » (ça vous éclaircie les idées), « té day takh nga diéli science » (en plus ça vous donne de l’inspiration) !
En ciblant cette tranche d’âge précise pour leur marketing, les promoteurs véreux de ce maudit breuvage visent un objectif sans équivoque : conditionner dés le bas âge de futurs ivrognes et fidéliser par anticipation une clientèle qui viendra peupler les débits infectes de boisson à "l’eau de feu". Ayant à son actif des millions de victimes de cirrhose du foie, le fléau de l’alcoolisme, qui est une des préoccupations majeures de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en tant que facteur important de l’absentéisme au travail, des accidents de la circulation et de la criminalité, continue de déstabiliser les ménages, en produisant sous divers cieux de nombreux impotents, qui coûtent des fortunes au contribuable, et sapent les plus vaillantes initiatives de développement économique et social.
Cette nouvelle liqueur, savamment manufacturée dans de modestes sachets en plastique pour mieux exploiter la crédulité des enfants, aura insidieuse réussi à s’établir dans le marché, sans éveiller le moindre soupçon, moins de trois ans seulement après son lancement. JAMRA, dans le cadre de ses investigations - pour démontrer comment le mercantilisme de certains industriels, exclusivement préoccupés à se remplir les poches, détruisent nos enfants et nuisent à la santé public -, avait pu démontrer que, contrairement à ce que l’opinion a longtemps subodoré, ces dosettes alcoolisées, accessibles à tous, n’étaient pas importées. C’est ici, au Sénégal, précisément à Rufisque, que ces sachets de boissons enivrantes étaient fabriqués. Et nous avions invité les autorités compétentes à aller faire un petit tour au premier quartier situé à l’entrée de Rufisque (à droite, en revenant de Thiès, après l’usine Sococim), précisément à Colobane 2 Sud.
L’enquête de JAMRA avait en effet réussi à établir que les exploitants de cette fabrique de sachets d’alcool disposaient d’une autorisation en bonne et due forme. Mais il nous était paradoxalement revenu que ni le Préfet, ni le Maire n’étaient impliqués dans la délivrance de ce sésame. Et nous nous posions alors cette question à… mille dosettes ! Qui protège le fabriquant de ce maudit breuvage, qui poursuit allégrement ses activités destructrices, au vu et au su de tous ? JAMRA ne croyait pas si bien dire, car voilà qu’après le supposé «arrêt d’exploitation» de la manufacture rufisquoise, une autre mystérieuse fabrique (clandestine ?) vient d’installer ses quartiers dans la ville de Thiès, ciblant, comme d’habitude, les jeunes écoliers et les enfants des quartiers populaires.
Quand est-ce que les pouvoirs publics se décideront-ils à mettre un terme définitif aux menaces sérieuses que constituent ces distilleries infectes pour la santé de nos enfants et pour la Sécurité publique ?
Dakar, le 26/02/2013
Pour l’Organisation islamique Jamra
Le Président Exécutif
Imam Massamba Diop
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