Jugé en première instance à Casablanca, Yasser Mounbir devra également verser 40.000 dirhams d’amende, soit 3.600 euros. Son conseil, Me Farouk Mehdaoui, a annoncé faire appel.
M. Mounbir a été reconnu coupable d’“insulte à l’encontre du roi” et d’ “insulte envers des agents de la fonction publique”. Il a été arrêté en juin après avoir dessiné et posté sur son compte Instagram des caricatures du roi du Maroc. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a exigé sa libération.
L’article 179 du code pénal marocain interdit la “diffamation, l’insulte ou l’atteinte à la vie privée du roi”, et les rend passibles de six mois à deux ans de prison. La peine peut être doublée en cas de diffusion par voie électronique.
Au Maroc, des défenseurs des droits humains ont appelé à l’abrogation des lois qui, selon eux, restreignent la liberté d’expression, ainsi qu’à la grâce des personnes condamnées pour des publications sur les réseaux sociaux.
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