L’annonce a été faite, vendredi 30 octobre, à Bangui, lors d’une conférence de presse réunissant les principaux partis de l’opposition, mais cette initiative est déjà contestée par une plateforme de la société civile, proche du pouvoir.
Alors que les appels à la libération des cinq détenus se multiplient, la tension reste vive dans le pays.
Accusé par les autorités de collaborer avec des rebelles et certains acteurs de la société civile pour manipuler l’opinion et déstabiliser le pays, le BRDC a d’abord rejeté ces accusations, avant de formuler plusieurs revendications.
En cas de non-satisfaction, les opposants annoncent la tenue d’une marche pacifique, le 13 novembre prochain. Mais cette initiative est vivement contestée par la Plateforme des organisations de la société civile républicaine, proche du pouvoir.
« Les responsables du BRDC persistent dans une posture systématiquement défaitiste et polémique. La première contrevérité consiste à faire croire que l’action gouvernementale aggrave délibérément les conditions de vie des Centrafricains, ce qui est faux. Les récentes mesures d’ajustement sur le prix des hydrocarbures répondent à des impératifs économiques mondiaux incontournables », a rétorqué, de son côté, Doctrouvé Koï, l’un des responsables de cette plateforme des organisations de la société civile républicaine, proche du pouvoir.
En attendant leur procès, les cinq acteurs de la société civile – à l’origine de la journée ville morte du 12 octobre dernier – ont été placés sous mandat de dépôt, vendredi 30 octobre, et transférés à la prison du camp de Roux.
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