La volonté invoquée de poursuivre l’activité d’un père décédé s’est retrouvée au centre d’une affaire d’exercice illégal de la médecine. Le Tribunal correctionnel de Diourbel a examiné les poursuites engagées contre les frères B. Gaye, 72 ans, et M. B. Gaye, 62 ans, ainsi que contre J. L. Badji, 57 ans, rapporte L’Observateur.
Les trois hommes sont poursuivis pour exercice illégal de la médecine, association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Il leur est reproché d’avoir fait fonctionner pendant trois ans un cabinet à Touba sans disposer des qualifications et autorisations nécessaires aux actes qui y étaient pratiqués.
Selon le quotidien, la structure appartenait initialement à A. M. Gaye, un infirmier d’État décédé en 2023. Ses deux fils ont ensuite repris les activités, en s’associant à J. L. Badji. À l’audience, la défense a présenté cette continuité comme une volonté de préserver l’œuvre sociale du défunt.
Les débats ont toutefois mis en évidence les limites des qualifications des prévenus. L’Observateur rapporte que B. Gaye a reconnu ne pas avoir obtenu le baccalauréat, ce qui l’avait empêché de se présenter au concours officiel d’infirmier. Le journal décrit des activités de consultation exercées alors que les intéressés ne disposaient pas des compétences et autorisations requises.
Le fonctionnement du cabinet comprenait également la vente de médicaments. B. Gaye a reconnu intervenir à la fois dans la comptabilité et dans la délivrance des produits. Selon les éléments rapportés à l’audience, des comprimés et des sirops étaient achetés auprès de fournisseurs, puis revendus directement dans la structure.
Plusieurs témoignages ont été examinés par le tribunal. La sœur des deux frères, âgée de 53 ans, a déclaré s’y rendre pour se faire soigner et acheter les médicaments prescrits. Une autre patiente, âgée de 36 ans, a expliqué qu’elle se trouvait dans le cabinet le jour de l’intervention policière. D’après son récit, une prescription d’un montant de 16 500 francs CFA venait de lui être établie, avec un paiement sur place.
J. L. Badji a, pour sa part, indiqué avoir rejoint la structure après la perte de son emploi dans les îles du Saloum.
Le procureur Farba Ngom a dénoncé les risques liés aux activités reprochées et requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme. La défense a plaidé la bonne foi des prévenus et leur volonté de poursuivre l’action du père.
Les trois hommes ont été maintenus sous mandat de dépôt dans l’attente du jugement fixé au 17 novembre 2026.
Les trois hommes sont poursuivis pour exercice illégal de la médecine, association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Il leur est reproché d’avoir fait fonctionner pendant trois ans un cabinet à Touba sans disposer des qualifications et autorisations nécessaires aux actes qui y étaient pratiqués.
Selon le quotidien, la structure appartenait initialement à A. M. Gaye, un infirmier d’État décédé en 2023. Ses deux fils ont ensuite repris les activités, en s’associant à J. L. Badji. À l’audience, la défense a présenté cette continuité comme une volonté de préserver l’œuvre sociale du défunt.
Les débats ont toutefois mis en évidence les limites des qualifications des prévenus. L’Observateur rapporte que B. Gaye a reconnu ne pas avoir obtenu le baccalauréat, ce qui l’avait empêché de se présenter au concours officiel d’infirmier. Le journal décrit des activités de consultation exercées alors que les intéressés ne disposaient pas des compétences et autorisations requises.
Le fonctionnement du cabinet comprenait également la vente de médicaments. B. Gaye a reconnu intervenir à la fois dans la comptabilité et dans la délivrance des produits. Selon les éléments rapportés à l’audience, des comprimés et des sirops étaient achetés auprès de fournisseurs, puis revendus directement dans la structure.
Plusieurs témoignages ont été examinés par le tribunal. La sœur des deux frères, âgée de 53 ans, a déclaré s’y rendre pour se faire soigner et acheter les médicaments prescrits. Une autre patiente, âgée de 36 ans, a expliqué qu’elle se trouvait dans le cabinet le jour de l’intervention policière. D’après son récit, une prescription d’un montant de 16 500 francs CFA venait de lui être établie, avec un paiement sur place.
J. L. Badji a, pour sa part, indiqué avoir rejoint la structure après la perte de son emploi dans les îles du Saloum.
Le procureur Farba Ngom a dénoncé les risques liés aux activités reprochées et requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme. La défense a plaidé la bonne foi des prévenus et leur volonté de poursuivre l’action du père.
Les trois hommes ont été maintenus sous mandat de dépôt dans l’attente du jugement fixé au 17 novembre 2026.
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