Macron et Nawrocki absents des JOJ Dakar 2026 : Le président Diomaye privé de deux invités de marque, rattrapés par leurs crises


Les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 s'ouvrent ce samedi 31 octobre sans deux des chefs d'État étrangers qui avaient été annoncés. Après le président français Emmanuel Macron, c'est au tour du président polonais Karol Nawrocki de renoncer à se rendre au Sénégal, pour des raisons de politique intérieure dans chacun des deux pays.



Le cas français a été révélé le 23 octobre dernier. Emmanuel Macron a renoncé à une mini-tournée en Afrique de l'Ouest qui devait le conduire à Dakar les 30 et 31 octobre, ainsi qu'à Abuja, au Nigeria. Cette décision est motivée par la situation en France, où le chef de l'État est confronté à un mouvement social d'une ampleur inédite. Après une étape à Abuja prévue le 28 octobre, il devait être reçu à Dakar par Bassirou Diomaye Faye, en marge de la cérémonie d'ouverture des JOJ. 



Le scénario polonais s'est joué en quelques heures. Le président Nawrocki devait effectuer ce samedi une visite de travail au Sénégal, à l'occasion des JOJ. Vendredi après-midi, la police est entrée dans le Tribunal constitutionnel à Varsovie et le président a décidé d'interrompre son voyage. L'avion présidentiel a d’ailleurs fait demi-tour au-dessus de l'Espagne, peu après 18 h. Le chef de l'État a atterri à Varsovie et a rejoint le Palais présidentiel pour une réunion d'urgence. Les deux Boeing 737-800 BBJ2 de l'État polonais qui transportant le président, sa délégation et des journalistes, ont atterri à Varsovie dans la soirée.



Les polices de Varsovie assurent agir dans le cadre de leurs missions légales. Elles disent respecter l'indépendance du Tribunal et démentent avoir évacué de force ses agents de sécurité. Le conflit autour de la haute juridiction oppose de longue date le gouvernement de Donald Tusk au président Nawrocki, qui n'a pas entériné les nominations proposées par l'exécutif. 


Il faut noter que les deux défections n'ont pas la même nature. Le report français, motivé par la contestation sociale, a été connu une semaine avant l'ouverture des Jeux. Mais le retour du président polonais est une réaction à une crise institutionnelle soudaine. Dans les deux cas, la raison invoquée est domestique, et aucune source consultée ne met en cause l'organisation des JOJ ni la relation bilatérale avec Dakar. Mais la présence de ces deux chefs de l’Etat auraient été bien accueillies par le président Diomaye qui tient à ces Jeux olympiques de la jeunesse. Et ce, dans un contexte politique agitée au Sénégal.
Vendredi 30 Octobre 2026
Dakaractu



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