Sénégal: Macky redonne la primatie aux urgences

À situation exceptionnelle, mesure vitale ! « L’importante déclaration » qu’il avait promise de faire à sa descente d’avion n’a pas été qu’un discours de plus. De retour hier à Dakar, dans un contexte particulièrement rigide, le président Macky Sall a redonné la primatie aux urgences. Dans cette perspective, il fallait sans doute scier une branche institutionnelle, lourde de neuf milliards.


Sénégal: Macky redonne la primatie aux urgences
Tout part de la nécessité de trouver « des ressources substantielles (de l’État) pour la recherche de solutions structurelles face aux inondations ». À long terme certes, mais de façon définitive donc, les catastrophes nées des pluies diluviennes enregistrées au Sénégal, seront des séquences du passé. À terme et en référence à la volonté politique affichée hier par le chef de l’État, les inondations ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Mais, dans l’immédiat, il fallait faire face à l’ampleur de la catastrophe, rétablir l’ordre et, surtout, relever les défis imposés par la nature. Dans cette optique, le chef de l’État n’a visiblement pas cherché loin. Face à lui le Sénat représentait l’image d’une incohérence stratégique, un boulet entre sa volonté de gouverner « autrement et sobrement » et les nombreuses urgences sociales. En cette institution, Macky Sall voit pourtant une grande Chambre prompte à équilibrer la balance institutionnelle, mais qui peut « attendre ». Surtout que les fonds commandés pour sa mise en place (environ 9 milliards Cfa) serviraient à évacuer bien des obligations socio-économiques. Ainsi dit, l’Exécutif va incessamment inviter le Législatif à se démembrer de son entité « trouble » : « Je vais introduire un projet de loi constitutionnelle pour la suppression du Sénat, en procédure d’urgence », a dit Macky Sall. Une perdition politique ? En tout cas, si la « clientèle politique » va perdre en « espoirs » le « pourvoyeur de postes » lui, aura visiblement gagné (au moins) en sursis. Le Sénat était vivement décrié ces dernières semaines par une importante frange de la population ; Macky Sall et ses « alliés » avec. Il fallait alors, pour le patron de la majorité gouvernante, « imposer l’aise » à tout le monde. L’argumentaire brandi à cet effet est difficilement réfutable. Primatie au bas peuple Dans quelques semaines, le successeur du président Abdoulaye Wade aura bouclé le premier semestre de son mandat. Pour un « néophyte » de la gestion présidentielle, le repère est décisif. Cent jours, ça peut passer…mais six mois au Palais, c’est déjà une éternité. Les premiers fleurons du changement devront luire. Or, l’absence de planification dans la gestion et les lourdeurs du « gouverner ensemble » ont montré un gouvernement plutôt tournoyant autour de l’indispensable. Voilà sans doute les raisons qui ont emmené le président de la République à se départir des contingences politico-politiciennes pour redonner la primatie au bas peuple par la convocation de « l’urgence dans l’allégement des souffrances des populations ». Pour l’actualité commandée par les inondations, le chef de l’Etat préconise ainsi un travail qui va essentiellement consister à « trouver des sites appropriés pour reloger les familles sinistrées ». Néanmoins, à entendre le président Macky Sall, ces mesures d’urgence en faveur des populations sinistrées vont s’accompagner d’une rigueur dans la répression. À preuve… Le bâton Plus jamais ça ! Après tant de « sacrifices », le chef de l’État ne pouvait certainement pas se permettre de laisser en l’état, certaines mauvaises « habitudes » et autre mauvaises « attitudes » qui ont favorisé l’infection de la gangrène sociale. C’est dans cet horizon que l’ancien ministre de l’Intérieur sous Wade, adepte de la « tolérance zéro » a invité « tous les acteurs, en commençant par l’État » à emprunter « les nouveaux chantiers de la rigueur ». Dans ce cadre le concepteur du « Yoonu Yokkute » dit engager les services de l’État concernés « à veiller à l’application stricte de la loi ». Lui est attendu au tournant, dès les premiers lendemains de cette « importante déclaration » faite dans la soirée d’hier, à son retour de voyage en Afrique du Sud. Macky Sall saura-t-il négocier le virage ?

Mansour NDIAYE-Loffice
Mercredi 29 Août 2012
loffice




1.Posté par welainde le 29/08/2012 09:45
Le Président Macky Sall a trouvé un meilleur allié écologique : la nature.Ses eaux sont venues laver le pays de ses impuretés.En définitive c'est la pluie qui aura décidé de la suppression du Sénat.ALLAH EST GRAND.

2.Posté par mali le 29/08/2012 09:58
ALERTE !
LES POPULATIONS DE LA LANGUE DE BARBARIE A SAINT LOUIS RISQUENT DE CONNAITRE LES MÊMES DIFFICULTÉS D’INONDATION QUE CELLES DE LA BANLIEUE DAKAROISE
LA MAIRIE EST ENTRAIN DE CONSTRUIRE DES LOGEMENTS VERS LE CROISEMENT DAKAR BANGO POUR LEUR DÉLOCALISATION
DANS DES MARÉCAGES INONDABLES PAR LES EAUX PLUVIALES

3.Posté par tall le 29/08/2012 10:14
Pourquoi pas une ou deux journées de solidarité nationale pour les sinistrés. Une grande mobilisation (les civiles,l'armée,les corps paramilitaires) tout le monde s'y mette pour aider nos pauvres concitoyens.
VIDER TOUTE CET EAU à travers nos les moyens humains, Comme l'a fait le mouvement Y'EN A MARRE.
Et aussi suivre L'appel de Mame thierno birahim MBACKE

4.Posté par hugo le 29/08/2012 10:19
Mansour Ndiaye,
Il faut préférer le terme de Primauté et encore que dans ce contexte,il ne s'agit pas d'un ordonnancement mais de ce qui est nécessaire voire utile.

5.Posté par Jeanne le 29/08/2012 10:57
UN HOMME VIRIL UN VRAI MÂLE, PAS UN MEC-FEMME C'EST QUOI?

POUR LE SAVOIR LISEZ

6.Posté par Littré le 29/08/2012 11:27
Primatie = dignité de primat ( archevêque )

7.Posté par FATOU le 29/08/2012 12:29
DE BONNES OCCASIONS DE SE TAIRE, M. LE PREFET IBRAHIMA SAKHO
Décidemment le ridicule ne tue pas dans ce pays. Hier en voyant devant les caméras -ça paraissait l’exciter d’ailleurs-le Préfet de Dakar Ibrahima SAKHO condamner avec beaucoup d’aplomb les constructions anarchiques qui ont aggravé les inondations dans de nombreux quartiers de Dakar, on en a eu une nouvelle illustration. Voilà un homme qui aurait dû plutôt se taire ou se terrer. Allez demander aux habitants des Maristes. Il s’est toujours dressé devant eux, non pas en serviteur zélé de l’Etat, mais plutôt d’intérêts particuliers. Qui avait mobilisé les forces de l’ordre pour mater les jeunes de Hann Maristes pour que les ‘’attributaires de parcelles’’ puissent construire des villas et immeubles sur l’unique aire de jeu de la zone ? Qui avait encore mobilisé les gendarmes pour ‘’affronter’’ pendant des semaines les populations de Hann Maristes afin qu’un promoteur puisse construire une station service sur les bords du lac avec tous les risques d’impacts environnementaux négatifs (inondations, pollution avec les rejets dangereux etc.) et la destruction du cadre de vie ?
Pour empêcher que les populations manifestent leur désaccord par des marches pacifiques –il les interdisait toujours avec l’argument fallacieux de risque de troubles à l’ordre public- il transformait certains samedi matin Hann Maristes en quartier assiégé par les gendarmes. Sans oublier la répression qui avait atteint le paroxysme quand le coordonnateur des Associations de Hann Maristes avait été déféré au parquet à la demande du même Préfet qui a ainsi joué un rôle déterminant pour que la station EDK se dresse sur les bords du Lac et nargue tous les jours les habitants des Maristes dont l’environnement est ainsi violé. Le préfet a certainement l’habitude de ‘’sévir’’ de la même manière dans d’autres quartiers de Dakar, ayant l’habitude de se ranger du côté des puissants (financièrement ?).
Quand on voit de tels ‘’serviteurs du non Etat’’ toujours en poste et faisant de l’activisme, on se demande si Macky SALL et les nouvelles autorités entendent gouverner autrement le Sénégal. Les populations de Hann Maristes ont toutes les raisons d’en douter.
Naturellement le crime environnemental qui fut perpétrer a Hann Mariste, Yarakh montagne et Goupp (Keur Ngor) n´est que le reflet de l´inconscience. et ceux qui ont construits leur maison sur les zones inondable de Hann Mariste y laisserons leur ame, car L´eau retourne toujours dans les mêmes endroits, d´autant plus que lá il s´agit de la nappe phréatique que s´élève au dessus de la surface, donc il n´y pas moyen l´éliminer a moins d´y implanter une couche de geodrain avant de faire le remblaye, ce qui coute énormément cher...
Les arbres ont été rasé là-bas et même les nouvelles maisons et immeubles n´ont pas eu le bon sens de planter des arbres, si la pépinière nationale n´est qu´a quelque metre des lieux au niveau des du parc forestier...Je demande alors aussi ce que fait maintenant l´IRD qui avait des zones d´expérience dans les zones, ainsi que les services semenciers, voila pourquoi leggui en entend dire des problèmes de semence au Sénégal, je ne parle meme pas de l´Oclalav...Voila le fruit de L´amateurisme que fut les dernieres années de Diouf et les 12an de Wade...le Senegal est retourné en tant que pays et etat sur 30ans en arriere...



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