La visite du président Bassirou Diomaye Faye à Tivaouane, à l’approche du Maouloud, a été marquée par une prise de parole particulièrement solennelle de Serigne Babacar Sy Mansour. Le Khalife général des Tidianes a profité de cette rencontre pour adresser au chef de l’État une série de recommandations portant aussi bien sur l’exercice du pouvoir que sur les rapports humains, la cohésion nationale et la manière de faire face aux critiques.
Dès l’entame de son propos, le Khalife a évoqué la situation du pays et la lourde responsabilité qui repose sur les épaules du Président. « Président, réew mi yëngu na », a-t-il notamment déclaré, une formule qui renvoie à l’idée d’un pays en mouvement, traversé par des attentes, des préoccupations et de nombreux débats.
Serigne Babacar Sy Mansour a surtout rappelé à Bassirou Diomaye Faye qu’en sa qualité de chef de l’État, il est placé au centre de toutes les attentions. « Yow la ñépp di tuddu. Yow la ñépp di waxtane », lui a-t-il lancé, soulignant que le Président est constamment cité, observé, commenté et jugé dans l’espace public.
Une exposition inhérente à la fonction présidentielle, mais qui, selon le Khalife, doit être affrontée avec beaucoup de hauteur. Le guide religieux a ainsi recommandé au chef de l’État de ne pas répondre à chaque attaque et de ne pas céder à la tentation de la vengeance.
« Bul toñ, bul fayu », a-t-il répété à plusieurs reprises. Une exhortation claire à ne pas faire du tort et à ne pas chercher à rendre les coups reçus. Dans le même registre, il a conseillé au Président d’éviter les paroles blessantes et de ne pas se laisser entraîner par ceux qui pourraient tenir à son égard des propos désobligeants.
À travers ces recommandations, Serigne Babacar Sy Mansour a semblé inviter Bassirou Diomaye Faye à adopter une posture de retenue, de patience et de dépassement face aux tensions pouvant accompagner l’exercice du pouvoir.
Le Khalife a également insisté sur la nécessité de reconnaître ceux qui agissent correctement et de les encourager à poursuivre dans cette voie. « Ku jubal, wax ko ni ko jubal nga. Conseil ko », a-t-il conseillé en substance. Une manière de rappeler que l’autorité ne doit pas seulement sanctionner ou corriger, mais aussi conseiller, accompagner et valoriser les comportements constructifs.
Mais Serigne Babacar Sy Mansour a aussi attiré l’attention du président de la République sur une réalité incontournable de la fonction : un chef d’État ne peut pas satisfaire tout le monde.
« Mënoo ànd ak ñépp », a-t-il fait comprendre. Une observation qui souligne l’impossibilité, pour tout dirigeant, de recueillir l’adhésion générale dans chacune de ses décisions.
Le Khalife a rappelé que le Président a été placé à la tête du pays et qu’il lui appartient désormais d’assumer cette charge, avec les difficultés qu’elle comporte. Il a particulièrement insisté sur l’absence de repos véritable pour celui qui dirige une nation.
Dans son discours, la question de l’unité a occupé une place centrale. Le Khalife général des Tidianes a invité le chef de l’État à rassembler, à rapprocher les Sénégalais et à éviter les fractures susceptibles d’affaiblir le pays.
Il a évoqué l’importance de « boole », c’est-à-dire réunir, fédérer et mettre ensemble, tout en appelant à aller de l’avant. Selon le sens général de son intervention, le Sénégal ne pourra progresser que si ses forces sont rassemblées autour du travail et de l’intérêt collectif.
Le Khalife a ainsi demandé au Président de privilégier une dynamique fondée sur l’énergie, le rassemblement et l’action : avancer plutôt que s’enfermer dans les divisions.
Pour illustrer certains de ses conseils, Serigne Babacar Sy Mansour a fait référence au Prophète Muhammad (PSL), évoquant notamment son parcours entre La Mecque et Médine. À travers cette référence religieuse, le Khalife a rappelé que les grandes responsabilités et les grandes missions s’accompagnent souvent d’épreuves, de sacrifices et de difficultés.
Le travail a également constitué l’un des axes majeurs de son message. Pour le Khalife, la responsabilité présidentielle ne doit pas seulement être envisagée sous l’angle du pouvoir ou de l’autorité, mais surtout comme une obligation permanente de servir.
Le chef de l’État doit ainsi s’appuyer sur celles et ceux qui peuvent contribuer à l’intérêt général. Serigne Babacar Sy Mansour a conseillé au Président de ne pas se fermer à ceux qui souhaitent lui apporter leur soutien ou leur expertise.
Il lui a notamment recommandé d’appeler, de recevoir et d’écouter les personnes susceptibles de lui être utiles dans la conduite des affaires publiques, indépendamment des appartenances ou des proximités.
Le guide religieux a aussi insisté sur l’importance du dialogue direct. Il a encouragé Bassirou Diomaye Faye à échanger avec les personnes concernées lorsqu’une difficulté survient, plutôt que de se fier uniquement aux paroles rapportées ou aux perceptions extérieures.
Une partie de son discours a porté sur la discrétion qui doit accompagner certaines consultations. Serigne Babacar Sy Mansour a semblé conseiller au Président de pouvoir discuter avec différentes personnes sans que toutes les rencontres ou conversations soient nécessairement exposées publiquement.
Le Khalife a par ailleurs insisté sur la nécessité d’observer attentivement ce qui se passe dans le pays. Il a utilisé des termes particulièrement évocateurs : « di xool, di analyse, di xam li xew », autrement dit regarder, analyser et comprendre ce qui se déroule.
Cette recommandation place l’information et l’analyse au cœur de la décision politique. Pour Serigne Babacar Sy Mansour, gouverner implique de ne pas agir uniquement sous le coup de l’émotion ou de la pression, mais de prendre le temps de comprendre les événements et leurs conséquences.
Au fil de son intervention, le Khalife a ainsi dressé les contours d’une conception exigeante de l’exercice du pouvoir : ne pas se venger, ne pas répondre systématiquement aux attaques, écouter, conseiller, rassembler, travailler, analyser et rester ouvert à tous ceux qui peuvent contribuer au bien du pays.
Son discours s’est aussi inscrit dans une volonté manifeste de préserver la paix et la cohésion nationale à un moment où le chef de l’État se retrouve naturellement au centre des attentes et des débats.
La répétition de la formule « Bul toñ, bul fayu » apparaît, à cet égard, comme l’un des messages les plus forts adressés au Président : ne pas faire du tort et ne pas chercher à se venger.
À travers cette audience à Tivaouane, Serigne Babacar Sy Mansour n’a donc pas seulement formulé des prières pour Bassirou Diomaye Faye. Il lui a également transmis une véritable ligne de conduite fondée sur la patience, la justice, l’écoute et le rassemblement.
À l’approche du Maouloud, cette prise de parole du Khalife général des Tidianes prend une portée particulière. Elle rappelle, dans un langage à la fois religieux et politique, que la responsabilité d’un chef d’État se mesure autant à sa capacité à décider qu’à sa faculté de résister aux passions, d’écouter les autres et de maintenir l’unité de la communauté nationale.
Dès l’entame de son propos, le Khalife a évoqué la situation du pays et la lourde responsabilité qui repose sur les épaules du Président. « Président, réew mi yëngu na », a-t-il notamment déclaré, une formule qui renvoie à l’idée d’un pays en mouvement, traversé par des attentes, des préoccupations et de nombreux débats.
Serigne Babacar Sy Mansour a surtout rappelé à Bassirou Diomaye Faye qu’en sa qualité de chef de l’État, il est placé au centre de toutes les attentions. « Yow la ñépp di tuddu. Yow la ñépp di waxtane », lui a-t-il lancé, soulignant que le Président est constamment cité, observé, commenté et jugé dans l’espace public.
Une exposition inhérente à la fonction présidentielle, mais qui, selon le Khalife, doit être affrontée avec beaucoup de hauteur. Le guide religieux a ainsi recommandé au chef de l’État de ne pas répondre à chaque attaque et de ne pas céder à la tentation de la vengeance.
« Bul toñ, bul fayu », a-t-il répété à plusieurs reprises. Une exhortation claire à ne pas faire du tort et à ne pas chercher à rendre les coups reçus. Dans le même registre, il a conseillé au Président d’éviter les paroles blessantes et de ne pas se laisser entraîner par ceux qui pourraient tenir à son égard des propos désobligeants.
À travers ces recommandations, Serigne Babacar Sy Mansour a semblé inviter Bassirou Diomaye Faye à adopter une posture de retenue, de patience et de dépassement face aux tensions pouvant accompagner l’exercice du pouvoir.
Le Khalife a également insisté sur la nécessité de reconnaître ceux qui agissent correctement et de les encourager à poursuivre dans cette voie. « Ku jubal, wax ko ni ko jubal nga. Conseil ko », a-t-il conseillé en substance. Une manière de rappeler que l’autorité ne doit pas seulement sanctionner ou corriger, mais aussi conseiller, accompagner et valoriser les comportements constructifs.
Mais Serigne Babacar Sy Mansour a aussi attiré l’attention du président de la République sur une réalité incontournable de la fonction : un chef d’État ne peut pas satisfaire tout le monde.
« Mënoo ànd ak ñépp », a-t-il fait comprendre. Une observation qui souligne l’impossibilité, pour tout dirigeant, de recueillir l’adhésion générale dans chacune de ses décisions.
Le Khalife a rappelé que le Président a été placé à la tête du pays et qu’il lui appartient désormais d’assumer cette charge, avec les difficultés qu’elle comporte. Il a particulièrement insisté sur l’absence de repos véritable pour celui qui dirige une nation.
Dans son discours, la question de l’unité a occupé une place centrale. Le Khalife général des Tidianes a invité le chef de l’État à rassembler, à rapprocher les Sénégalais et à éviter les fractures susceptibles d’affaiblir le pays.
Il a évoqué l’importance de « boole », c’est-à-dire réunir, fédérer et mettre ensemble, tout en appelant à aller de l’avant. Selon le sens général de son intervention, le Sénégal ne pourra progresser que si ses forces sont rassemblées autour du travail et de l’intérêt collectif.
Le Khalife a ainsi demandé au Président de privilégier une dynamique fondée sur l’énergie, le rassemblement et l’action : avancer plutôt que s’enfermer dans les divisions.
Pour illustrer certains de ses conseils, Serigne Babacar Sy Mansour a fait référence au Prophète Muhammad (PSL), évoquant notamment son parcours entre La Mecque et Médine. À travers cette référence religieuse, le Khalife a rappelé que les grandes responsabilités et les grandes missions s’accompagnent souvent d’épreuves, de sacrifices et de difficultés.
Le travail a également constitué l’un des axes majeurs de son message. Pour le Khalife, la responsabilité présidentielle ne doit pas seulement être envisagée sous l’angle du pouvoir ou de l’autorité, mais surtout comme une obligation permanente de servir.
Le chef de l’État doit ainsi s’appuyer sur celles et ceux qui peuvent contribuer à l’intérêt général. Serigne Babacar Sy Mansour a conseillé au Président de ne pas se fermer à ceux qui souhaitent lui apporter leur soutien ou leur expertise.
Il lui a notamment recommandé d’appeler, de recevoir et d’écouter les personnes susceptibles de lui être utiles dans la conduite des affaires publiques, indépendamment des appartenances ou des proximités.
Le guide religieux a aussi insisté sur l’importance du dialogue direct. Il a encouragé Bassirou Diomaye Faye à échanger avec les personnes concernées lorsqu’une difficulté survient, plutôt que de se fier uniquement aux paroles rapportées ou aux perceptions extérieures.
Une partie de son discours a porté sur la discrétion qui doit accompagner certaines consultations. Serigne Babacar Sy Mansour a semblé conseiller au Président de pouvoir discuter avec différentes personnes sans que toutes les rencontres ou conversations soient nécessairement exposées publiquement.
Le Khalife a par ailleurs insisté sur la nécessité d’observer attentivement ce qui se passe dans le pays. Il a utilisé des termes particulièrement évocateurs : « di xool, di analyse, di xam li xew », autrement dit regarder, analyser et comprendre ce qui se déroule.
Cette recommandation place l’information et l’analyse au cœur de la décision politique. Pour Serigne Babacar Sy Mansour, gouverner implique de ne pas agir uniquement sous le coup de l’émotion ou de la pression, mais de prendre le temps de comprendre les événements et leurs conséquences.
Au fil de son intervention, le Khalife a ainsi dressé les contours d’une conception exigeante de l’exercice du pouvoir : ne pas se venger, ne pas répondre systématiquement aux attaques, écouter, conseiller, rassembler, travailler, analyser et rester ouvert à tous ceux qui peuvent contribuer au bien du pays.
Son discours s’est aussi inscrit dans une volonté manifeste de préserver la paix et la cohésion nationale à un moment où le chef de l’État se retrouve naturellement au centre des attentes et des débats.
La répétition de la formule « Bul toñ, bul fayu » apparaît, à cet égard, comme l’un des messages les plus forts adressés au Président : ne pas faire du tort et ne pas chercher à se venger.
À travers cette audience à Tivaouane, Serigne Babacar Sy Mansour n’a donc pas seulement formulé des prières pour Bassirou Diomaye Faye. Il lui a également transmis une véritable ligne de conduite fondée sur la patience, la justice, l’écoute et le rassemblement.
À l’approche du Maouloud, cette prise de parole du Khalife général des Tidianes prend une portée particulière. Elle rappelle, dans un langage à la fois religieux et politique, que la responsabilité d’un chef d’État se mesure autant à sa capacité à décider qu’à sa faculté de résister aux passions, d’écouter les autres et de maintenir l’unité de la communauté nationale.
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