Présidence du Sénat: Comment Macky a viré

Le nouvel homme fort du Sénégal est en terre Sainte d’Arabie. Il y va pour le sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et pour faire son petit pèlerinage. Quand il reviendra, les prochains jours, ce sera pour secouer le Sénat et y recaser sa clientèle politique. Mais, contrairement à l’Assemblée nationale, le perchoir de cette institution pourrait bien revenir à un de ses militants, pour « raison d’État ». Il s’est laissé « travailler ».


Présidence du Sénat: Comment Macky a viré
Le président des « assises nationales », Amadou Makhtar Mbow est-il devenu un militant de Macky Sall, qui ne dit pas son nom ? En tout cas, sa présence à la réunion du Directoire de l’Alliance pour la République (Apr), qui se tenait au domicile de celui-ci, est des plus suspectes. Il se trouve, également, que Macky Sall, apostrophé sur ce qu’il pense, maintenant du Sénat, a pris à témoin son hôte. Et ce fut pour asséner qu’il a été prudent sur la question. Il n’aurait jamais affirmé la nécessité de supprimer cette institution. Ses principaux « alliés » de l’heure soutenaient, sous le président Wade, que le Sénat état « inopportun et coûteux » et presque puéril. Mais, comme Macky, ils ont changé d’avis et de situation. « C’est la situation sociale qui détermine la conscience » Depuis le 25 mars 2012, le Sénégal a changé : Me Abdoulaye Wade a été « chassé » du pouvoir. De même, Macky Sall n’a-t-il pas satisfait ses principaux alliés, en les faisant installer, ou leurs proches, à de très bons postes ? Et puis ne se doit-il pas de caser sa clientèle politique, qui surgit dans les coins du pays et de sa diaspora ? Macky veut un deuxième mandat. C’est un secret de polichinelle. Et c’est cette, presque, « raison d’État », qui fait que ses grands compagnons de l’heure, qui espéraient présider aux destinées du Sénat, risquent bien de déchanter. C’est, toujours « le premier crime » qui est le plus difficile. Macky Sall a réussi à « surcharger » le nombre de ministres, qu’il avait annoncé. De 25, ils sont passés au double. Et si dans le gouvernement, il n’y a pas de ministres d’État, il en existe autour de lui. De même, le président Sall est à la tête de son parti et y restera. Il a fait l’effort de laisser Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée nationale. Une plaidoirie séduisante et rassurante Ousmane Tanor Dieng et Idrissa Seck ont vu leurs proches devenirs ministres et directeurs de sociétés nationales. Barthélémy Dias, fils de Jean-Paul, est devenu secrétaire élu à l’Hémicycle, bien qu’accusé de meurtre. Qui dès lors pourrait s’opposer à ce que Macky nomme un de ses proches sur le perchoir du Sénat ? Il s’y a joute que, jusqu’à preuve du contraire, c’est le président de la Haute chambre qui est la deuxième personnalité du pays et qui assume l’intérim du chef de l‘État, en cas d’empêchement. Macky Sall s’est laissé facilement convaincre par ses farouches partisans : « on ne cherche pas son remplaçant potentiel dans le cercle de ceux qui lorgnent le fauteuil présidentiel, parce qu’étant des alliés de circonstance ». Macky fut un disciple de Me Abdoulaye Wade. Les marques du maître ne peuvent être complètement effacées. Il n’était pas, donc, difficile de faire « changer » le point de vue du candidat, devenu président. Ainsi, le Sénat est le chantier devant le président de la République. Il sera sous la coupole de l’Apr, afin que le Parlement soit largement acquis aux projets que lui soumettra le régime du président Macky Sall. Rappelons que 45 sénateurs seront élus par suffrage universel indirect. Les 55 restants seront désignés par le chef de l’État. Macky pourrait quand même faire quelques « petites concessions » sur cette dernière clause, au nom des « assises nationales ».

Alioune Badara DIALLO - Loffice
Mardi 14 Août 2012
Loffice




1.Posté par LENFANT BA le 14/08/2012 12:00
BARTHELEMY DIAZ FILS DE JEAN PAUL DIAZ N EST PAS ACCUSE DE MEURTRE MAIS IL S EST LUI MEME PROCLAME TUEUR .IL EST ALLE MEME JUSQU A PRESENTER DES CONDOLEANCES ANTICIPEES A LA FAMILLE DE LA VICTIMEON DIT C EST MACKY L HOMME DE LA SITUATION YEN NA DIOUME LI CI KANAM RAWOULI BEUTE

2.Posté par Bounkhatab le 14/08/2012 13:00
LE MIEUX C'EST DE SUPPRIMER LE SENAT AFIN DE METTRE TOUT LE MONDE D'ACCORD ,LES POPULATIONS Y COMPRIS.

3.Posté par BAZO le 14/08/2012 13:08
Avec Bartélémy DIAS, disons ceci : Attention !!! un tueur est dans l' hémicycle. Tel le film un tueur dans la ville.

4.Posté par Gabar NDIOUR le 14/08/2012 18:42
Que de bla bla ! Surtout chez ce M. Diallo de l'Office. Bon Dieu! N'avez vous vraiment pas autre chose à faire, que de passer le temps à spéculer ainsi à tort et à travers sur le Net ? Pauvre pays !



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