PREMIÈRE GROSSE PLUIE À TOUBA - La cité, vivra-t-elle les mêmes calvaires qu'avant ?


Au moment où ces lignes sont écrites, une forte pluie vient de s'abattre sur Touba. À Darou Khoudoss, Ndamatou, Keur Niang, Madyana, les eaux pluviales inondent certains coins. Ce n'est pas encore le chaos et les populations espèrent même que les canalisations et les nouveaux travaux d'assainissement vont faire disparaitre l'eau dans les prochaines heures. Ceci coïnciderait avec les promesses des autorités de l'État qui ont déclaré que cette année la cité religieuse ne connaîtra pas les mêmes affres. 

Ces calvaires, Touba en garde encore des stigmates. À Ndamatou, on croise les doigts. On se rappelle l'engloutissement en 2016 et 2017 de la mosquée construite sur place par Serigne Saliou Mbacké. Pour affranchir l'édifice des griffes des inondations, il a fallu utiliser les gros moyens et avoir recours aux bras musclés des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké et à l'engagement de l'association Touba Ça Kanam.

Keur Niang se rappelle, de son côté,  sa misère de 2015.  Face aux vagues déferlantes d'eau qui l'avaient pris d'assaut, le bassin du quartier avait cédé provoquant de terribles inondations. Plusieurs maisons avaient été englouties par les eaux, provoquant des pertes matérielles énormes. Juste derrière, des routes étaient coupées et une personne a été retrouvée sans vie flottant dans les eaux de pluie. L'espoir de ne plus vivre ces drames est permis si l'on en croit Lansana Gagny Sakho. Le patron de l'ONAS a doublé la conduite du canal. Ce qui devrait multiplier par trois la capacité du bassin. L'on ne se serait donc plus confronté à des problèmes de stagnation d'eau du fait que les points bas seront être pris en charge durant tout l'hivernage.
Mercredi 27 Juin 2018
Dakaractu




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