Ouattara sur deux fronts

Le président ivoirien doit affronter des vents contraires, tant sur le plan national avec la multiplication d’attaques armées qu’au plan régional, avec la dégradation rapide de la situation au Mali.


Ouattara sur deux fronts
Le siège du groupe éditant le journal ivoirien Le Temps, proche de l'ex-président Laurent Gbagbo et adversaire virulent du régime du président Alassane Ouattara, a été attaqué par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan. Le local «a été attaqué par six hommes en civil, qui ont passé à tabac le vigile», a raconté à l'AFP Yacouba Gbané, directeur de publication. Une salle du rez-de-chaussée a été incendiée, et les assaillants ont tenté sans succès de mettre le feu à deux autres bureaux. L'attaque survient après l'expédition menée la veille à Abidjan au siège du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers. **** Le contraste est saisissant. D’un côté, un président en tournée internationale au cœur de l’été, cherchant à attirer les investisseurs, notamment français, en vantant la stabilité de son pays. De l’autre, de mystérieux hommes armés qui multiplient les attaques meurtrières en Côte d’Ivoire, à l’est comme à l’ouest, attaquant des casernes, des postes militaires ou des villages. Le président Alassane Ouattara vient de quitter l’Arabie saoudite, où il a assisté à un sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). En juillet, il avait déjà effectué une longue tournée internationale, qui l’avait mené pendant deux semaines à Addis-Abeba, en Chine, en France et en Angleterre. Depuis un mois, le chef de l’Etat ivoirien n’est donc quasiment pas au pays. Et ça tombe mal. Un véritable avis de tempête a été lancé sur l’Afrique de l’Ouest. Des foyers de tensions toujours plus nombreux, une famine qui menace au Sahel et maintenant des attaques armées qui se multiplient en Côte d’Ivoire. Autant de défis à relever pour le chef de l’Etat ivoirien, aux commandes depuis la fin d’une meurtrière crise postélectorale en avril 2011. Mais aussi pour Alassane Ouattara en tant que président en exercice de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). De retour à Abidjan, l’ancien dirigeant policé du Font monétaire international (FMI) devra d’urgence s’atteler à trois dossiers prioritaires: Accélérer la réforme de l’armée Les récentes attaques qui ont fait au moins dix morts au sein des militaires soulignent la fragilité de la situation sécuritaire. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. Cela met en relief les difficultés à réformer la nouvelle armée, encore essentiellement constituée d’ex-rebelles du Nord. C’est pourtant un chantier prioritaire pour le président Ouattara. La France, principal allié du régime ivoirien, ne s’y est pas trompée. Le Quai d’Orsay a appelé au «calme et à l’apaisement des tensions», tout en se déclarant préoccupé. «Le désarmement et la réforme des secteurs de la sécurité doivent plus que jamais être une priorité, tout comme la poursuite du processus du réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité», selon Paris. L’Onu a dit exactement la même chose. Une manière très polie et toute diplomatique pour souligner que pas grand-chose n’a été fait, malgré de nombreuses déclarations d’intention du pouvoir. Il faut donc taper du poing sur la table, trancher dans le vif. Ecarter certains officiers supérieurs -des ex-rebelles sortis de la brousse- qui ne sont guère capables de diriger une armée professionnelle. Promouvoir une nouvelle hiérarchie sans distinction d’ethnie. L’armée de la Côte d’Ivoire ne peut pas continuer d’être dominée par les personnes originaires du Nord. Il y a certes un équilibre à trouver par rapport aux forces de sécurité du temps de Gbagbo. Mais le curseur est monté trop haut vers le Nord. Le pouvoir accuse le camp Gbagbo de fomenter les troubles. Mais le président Ouattara sait qu’il doit aussi se méfier d’une partie de ses alliés, ceux qui l’ont porté au pouvoir et qui ne sont pas prêts d’être mis sur la touche au nom d’une hypothétique réforme de l’armée. Pour l’opposant Mamadou Koulibaly, ex-président de l’Assemblée nationale sous Gbagbo, il y aurait «près de 100.000 hommes», pro-Gbagbo comme pro-Ouattara qui «se baladent avec des armes et utilisent ces armes comme moyen de survie pour manger et se faire un peu d’argent.» Le danger vient de là. Qui aura le courage de les désarmer? Pour le président Ouattara, c’est une question de survie. Pour la Mission de l’ONU, c’est sa crédibilité qui est en jeu. La réconciliation passe par une justice impartiale Depuis plus d’un an, la réconciliation en est restée au stade des paroles. Ce n’est déjà pas négligeable quand on se rappelle les discours de haine, les diatribes xénophobes, les appels aux meurtres du régime agonisant de Gbagbo et de ses «affreux» Patriotes. Mais les belles paroles ne suffisent pas. Il faut que justice passe. Les rapports ne doivent pas se couvrir progressivement de poussières au fond des placards. Il n’y a pas de réconciliation sans justice. Et pour l’instant, la seule justice qui soit passée, c’est la justice des vainqueurs. Malheur aux vaincus, c’est-à-dire les partisans les plus zélés du camp Gbagbo. La Cour pénale internationale (CPI) et la justice ivoirienne ne s’intéressent qu’à eux et a choisi d’avancer avec des œillères. Ce n’est guère étonnant à Abidjan. Mais on aurait été en droit d’attendre un plus grand équilibre de la part de la CPI. Les auteurs de massacres de civils, notamment dans l’Ouest, sont connus depuis longtemps. Des organisations de défense des droits de l’Homme et l’Onu ont donné publiquement leur nom. Mais la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) présente, un an après sa création, un bilan effroyablement maigre. Les appels au dialogue, à la confiance ne suffisent pas. Il est évident que le pouvoir n’est pas pressé de donner à la Commission les moyens de travailler d’une manière efficace. On peut le comprendre à défaut de le justifier. Pour enclencher véritablement le processus de réconciliation, il faut donc un geste fort de la communauté internationale. Il faut que la CPI poursuive les auteurs des massacres de l’Ouest, les partisans de Gbagbo comme ceux de Ouattara. La réconciliation passe par là. Stabiliser le Mali Les malheurs viennent rarement seuls. Si les nuages s’accumulent au-dessus de la Côte d’Ivoire, l’orage a déjà éclaté au-dessus du Mali, foudroyant la fragile démocratie. La force ouest-africaine de 3.000 hommes, brandie par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest, n’a toujours pas vu le jour et n’est pas prêt de se mettre en ordre de marche. L’armée malienne, sous l’influence des anciens putschistes, refuse sa présence dans la partie qu’elle contrôle, la moitié sud du pays, dont la capitale Bamako. Mais ne s’oppose pas au fait que les militaires ouest-africains se fassent massacrer au Nord du Mali par les fanatiques d’Al Qaida… Une fois le travail fait, elle reprendra possession du «septentrion» et continuera ses petits trafics transsahariens. Autant dire que le retour à la paix n’est pas pour demain. Et le président Ouattara, en tant que chef de la Cédéao, en portera une responsabilité évidente. L’Afrique de l’Ouest francophone est le «pré-carré» de la diplomatie ivoirienne. S’il échoue au Mali, il aura raté son retour sur la scène régionale et continentale.
Lundi 20 Août 2012




1.Posté par Papy1 le 21/08/2012 09:12
DIEU Soit Loue !
Le Mali a gagné. Le Président Dioncounda reste le président de tous les maliens, le Premier Ministre reste le Chef du nouveau Gouvernement et les D é p u t e s continuerons leurs missions dans l’hémicycle et on serre les rangs. Rien du plus beau, DIEU Merci.
Il urge maintenant à tous les maliens d’accepter la composition du nouveau gouvernement qui sera forme très bientôt. Ceux qui ne seront pas retenus doivent s’en remettre à DIEU car tout ce beau monde ministrable ne pourra siéger en même temps.
Il urge a la CDEAO et la Communauté Internationale de ne plus demander des reformes politiques ou proférer des menaces ou des sanctions au peuple malien.
Le Mali a fait un grand pas et a assez souffert comme ca, plus personne, aucun politicien, aucun chef d’état, aucun gouvernement étranger n’a plus le droit de lui en rajouter d’autres souffrances. Aidez nous ou laissez nous le soin de nous mettre au travail. C’est le Mali qui est divise, c’est le Mali qui subit la foudre des terroristes islamistes, c’est le Mali qui sera en première ligne pour résoudre son problème.
Aux militaires maliens nous disons la balle est dans votre camp, vous avez besoin de toutes vos forces, de tous vos frères d’armes pour préparer l’ultime assaut. Cessez les arrestations, relâchez ceux qui peuvent l’êtres, réhabilitez ceux qui peuvent l’êtres, le Mali ne veut plus de division dans vos rangs.
Le Mali d’aujourd’hui a besoin de tous ses fils et filles, de toutes ses forces et de toute son unité et de toutes ses prières pour qu’ensemble nous puissions relever la tète haute dans le concert des nations et surtout devant nos enfants.
Vive le Mali, Vive le Peuple du Mali, Vive les Amis du Mali. DIEU Merci.

Chers membres des Etats Major de la CDEAO, le Mali à besoin de vous et tous les maliens attendent de vous ce qui suit ;
1- Il faut d’abord distinguer les deux zones du Mali, Le Nord du Mali et le Sud du Mali et analyser séparément leurs besoins en matière de déploiement militaire.
2- Au Sud Mali nous disons DIEU Merci il y a aucun problème d’instabilité, aucun problème d’insécurité (la preuve ce réunion se tient a Bamako) aucun problème d’attentat a la bombe, de kamikazes ou de prise d’otages. Cela veut tout simplement dire que le Sud du Mali n’a pas besoin de renforts militaires dans le Sud. Le peuple malien le sait et le monde le sait, de ce fait le dossier sur l’envoie de forces a Bamako est CLOS.
3- Au Nord du Mali nul ne doute que le monde entier doit apporter son soutient pour éradiquer une menace universelle qu’est la menace contre la Civilisation Universelle, celle du libre choix des religions aux peuples. Toutes les confessions religieuses, toutes les obédiences traditionnelles sont des citoyens du monde et ont droit à la liberté de vivre leur vie en Paix. Le Mali sera au front de ce combat et connaît son territoire et son peuple mieux que quiconque, le Mali vous demande de le rejoindre aux combats qu’il va mener au Nord du pays. Le Mali donnera son feu vert a la Communauté Internationale pour l’envoie de troupes au Nord du Mali, nous aurons besoin de vous au Nord et somme prêts a partager la Victoire qui s’en suivra Inchala.
4- Le Mali a fait un grand pas et assez souffert comme ca, plus personne, aucun politicien, aucun chef d’état, aucun gouvernement étranger n’a plus le droit de lui en rajouter d’autres souffrances. Aidez nous ou laissez nous le soin de nous mettre au travail. C’est le Mali qui est divise, c’est le Mali qui subit la foudre des terroristes islamistes, c’est le Mali qui sera en première ligne pour résoudre son problème.
5- Aux militaires maliens nous disons la balle est dans votre camp, vous avez besoin de toutes vos forces, de tous vos frères d’armes pour préparer l’ultime assaut. Cessez les arrestations, relâchez ceux qui peuvent l’êtres, réhabilitez ceux qui peuvent l’êtres, le Mali ne veut plus de division dans vos rangs.
6- Le Mali d’aujourd’hui a besoin de tous ses fils et filles, de toutes ses forces et de toute son unité et de toutes ses prières pour qu’ensemble nous puissions relever la tète haute dans le concert des nations et surtout devant nos enfants.

Vive le Mali, Vive le Peuple du Mali, Vive les Amis du Mali. DIEU Merci.


2.Posté par Papy1 le 21/08/2012 09:14
Attention, la CDEAO ne peut pas venir faire la police ou la gendarmerie à Bamako pour intervenir ou faire relâcher des personnes suspectes. Tout le monde sait que quand on perd le pouvoir on voit tout noir.
Sur 5 millions d'habitants à Bamako il y a quelques dizaines qui ont peur de Sanago ou du gouvernement et ils savent pourquoi. Si tu n'as RIEN a se reprocher pourquoi avoir peur? Dioncounda qui n'a JAMAIS été accusé de détournement de fonds public reste serein, il a compris que seul le peuple peut lui assurer sa réussite dans sa noble mission. Le malheureux incident dont vous prenez toujours comme prétexte pour convaincre la CDEAO de venir faire la police à Bamako est tombé dans l'eau.
Vous n'avez plus d'arguments valables pour instiguer la CDEAO dans des politiques politiciennes et l’encourager à prendre des sanctions contre le Mali. Il faut comprendre que le Mali n'est pas le pays seul a avoir des problèmes internes et que la CDEAO est fatigue d'aider des anciens amis qui ont perdu le pouvoir pour de bon. La voix du Peuple est la Voix de DIEU, pour l'amour du ciel retenez que tout est relative dans ce bas monde et que a chacun son tour.
Que DIEU aide les Dignes Fils du Mali.



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