Mbour : une parcelle vendue 5 millions fait éclater un conflit entre époux

Une Sénégalaise accuse son mari français d’avoir vendu, sans son accord, un terrain qu’elle considère comme un bien commun. Selon L’Observateur, le différend est porté devant le tribunal correctionnel de Mbour, tandis que les deux époux s’opposent sur le caractère définitif de leur divorce.


Une séparation conjugale s’est transformée en bataille foncière à Mbour. Après treize années de vie commune, A. Diaté et son mari français, B. J. D. Ozanne, se retrouvent au cœur d’un litige portant sur la vente d’une parcelle située dans la Petite-Côte.

D’après L’Observateur, la plaignante reproche à son conjoint d’avoir cédé le terrain à son insu, pendant un séjour au Sénégal. La transaction aurait été conclue avec un acquéreur nommé M. Diouf, pour un montant de 5 millions de francs CFA.

A. Diaté, qui se trouvait alors en France, aurait appris la vente par des voies informelles. Selon le récit du quotidien, l’acquéreur avait déjà investi les lieux pour y engager des travaux de construction. La découverte de cette occupation aurait précipité la saisine des autorités judiciaires de Mbour.

Le ressortissant français a été interpellé au cours de son séjour. Face aux enquêteurs, il aurait reconnu avoir perçu les 5 millions de francs CFA correspondant à la vente. Il conteste toutefois la qualification de bien commun avancée par son épouse et soutient qu’il s’agit d’une propriété lui appartenant exclusivement.

Le statut du mariage constitue un autre point central du dossier. Selon L’Observateur, B. J. D. Ozanne affirme que son divorce est définitif depuis septembre 2024 et annonce pouvoir produire des documents du tribunal judiciaire du Havre. A. Diaté présente une version différente : elle soutient que la procédure, engagée en 2024, demeure pendante devant la justice française.

Pour la plaignante, le maintien du lien matrimonial et du régime de communauté de biens empêcherait son conjoint de disposer seul des parcelles concernées. Elle réclame la restitution des terrains qui auraient été cédés sans son consentement.

Le quotidien indique que le mari aurait également évoqué d’autres ventes réalisées dans des circonstances similaires. Ces éléments font partie des points sur lesquels les versions des deux parties doivent être confrontées.

Le tribunal correctionnel de Mbour est ainsi saisi d’un dossier où se croisent une rupture conjugale, la propriété des terrains et la portée des documents judiciaires français. 
Lundi 12 Octobre 2026
Dakaractu



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