Les détenteurs de titre du lotissement dit « Hangar Pèlerins » tirent la sonnette d'alarme. Dans un communiqué, leur Collectif dénonce le blocage persistant de ce dossier foncier, qui plonge depuis plusieurs années des familles dans l'incertitude et la précarité, et annonce une série d'actions d'information et de mobilisation citoyenne. Selon le Collectif, malgré les démarches engagées et les engagements annoncés par l'État, aucune solution définitive n'a permis de sécuriser la situation des personnes concernées. Il salue l'attention portée par le Président Bassirou Diomaye Faye à la gouvernance foncière et à la protection des droits des citoyens, mais appelle à traduire rapidement ces orientations en mesures concrètes, assorties d'un calendrier précis et d'un cadre de concertation avec les représentants des détenteurs de titre.
Le Collectif rappelle avoir multiplié les démarches. Des correspondances ont été adressées au ministre des Finances et du Budget les 21 août 2024 et 23 juin 2025, ainsi qu'au Président de la République et au Directeur des Domaines en juin 2025. Lors du Conseil des ministres du 12 mars 2025, la clôture du processus de vérification du site avait été annoncée pour fin juin 2025. Cette échéance n'a pas été tenue, ce que les impactés disent avoir vécu comme une « cruelle désillusion ». Le Collectif salue par ailleurs la démarche d'Abdou Gningue, ancien directeur des Domaines, qu'il présente comme la seule autorité administrative à l'avoir reçu. Il affirme toutefois que les révélations issues de l'audition de celui-ci, le vendredi 9 octobre 2026, devant la Commission d'enquête parlementaire sur les défaillances de l'attribution foncière, ravivent l'inquiétude des détenteurs de bonne foi. Ces derniers craignent, selon le communiqué, de subir les conséquences de pratiques auxquelles ils seraient étrangers.
Le Collectif réaffirme que ses membres ne sont pas des spéculateurs fonciers, mais des citoyens de bonne foi ayant investi leurs économies, parfois grâce à des prêts, dans l'espoir d'accéder à la propriété. Il évoque des familles en situation de grande vulnérabilité, avec des économies immobilisées, des engagements financiers toujours pesants et des projets familiaux suspendus.
Face à cette impasse, le Collectif annonce le lancement prochain d'actions destinées à porter la situation des impactés à la connaissance de l'opinion nationale et internationale. Il entend interpeller les autorités, informer l'opinion sur les conséquences humaines, sociales et financières du dossier, mobiliser les médias et la société civile, saisir les instances pertinentes dans le respect des voies légales, et obtenir l'ouverture de concertations ainsi que la communication d'un calendrier précis de résolution.
Tout en restant disponible pour un « dialogue constructif » avec l'État, le Collectif estime que « l'attente ne peut se prolonger indéfiniment. » Il appelle solennellement le Président Bassirou Diomaye Faye et l'ensemble des autorités compétentes à engager sans délai les démarches nécessaires au règlement du dossier.
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