Mbour : un imam accusé d’avoir encaissé 18 millions pour un terrain qui ne lui appartenait pas

Un imam de Saly Carrefour est de nouveau détenu dans une affaire de transaction foncière contestée. Selon L’Observateur, il est accusé d’avoir vendu à un particulier un terrain appartenant à autrui, pour 18 millions de FCFA, en lui remettant de faux documents. Le délibéré est annoncé pour le 29 septembre.


Une acquisition foncière présentée comme régulière s’est transformée en procédure judiciaire à Mbour. M. Faye, imam d’une mosquée de Saly Carrefour, est poursuivi après la plainte d’un acquéreur, I. Bâ, qui affirme lui avoir versé 18 millions de FCFA pour une parcelle située au quartier Médine.
 
D’après L’Observateur, les deux hommes sont entrés en contact au début du mois de janvier, par l’intermédiaire d’un ami de l’acheteur. Celui-ci souhaitait acquérir un terrain sur la Petite-Côte. L’imam lui aurait alors assuré disposer d’une parcelle à vendre.
 
Une visite du site a suivi. Convaincu par les explications de son interlocuteur, l’acquéreur a payé le montant demandé. En contrepartie, il aurait reçu plusieurs documents administratifs, dont un acte de vente que l’accusation présente comme falsifié.
 
La situation a basculé une dizaine de jours plus tard. En entreprenant les démarches de mutation du terrain à son nom, avant le démarrage d’une construction, I. Bâ aurait découvert auprès des services administratifs que la parcelle n’appartenait pas au vendeur.
 
Selon le récit publié par le quotidien, M. Faye ne disposait d’aucun terrain authentique dans la zone concernée. Les documents remis auraient donc servi à soutenir une transaction portant sur le bien d’une autre personne.
 
L’acquéreur affirme avoir tenté d’obtenir le remboursement de son argent, sans succès. Il a finalement déposé plainte. Interpellé, l’imam a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.
 
L’Observateur rapporte que le prévenu a déjà fait l’objet de plus d’une dizaine de condamnations en moins de cinq ans, liées à des escroqueries foncières. Devant le Tribunal de grande instance, la partie civile a demandé la restitution de l’intégralité des fonds ou, à défaut, la remise d’un terrain authentique.
 
Le prévenu conteste toutefois les faits qui lui sont reprochés dans cette nouvelle procédure. Il soutient que la parcelle lui appartient et affirme l’avoir reçue d’un ancien maire de Mbour en guise de cadeau. Selon le journal, il ne disposait d’aucun document administratif relatif à cette attribution.
 
Le procureur a requis l’application de la loi. Le tribunal a fixé son délibéré au 29 septembre 
Jeudi 24 Septembre 2026
Dakaractu



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