Le projet de loi de finances rectificative prévoit une contraction importante des crédits d’investissement. La réduction annoncée atteint 555 milliards de FCFA, répartis entre les projets financés sur ressources internes et ceux soutenus par des ressources extérieures.
Les investissements sur ressources internes passent de 1 448,9 milliards à 1 133,2 milliards de FCFA, soit une baisse de 315,7 milliards. Le gouvernement relie notamment cet ajustement aux contreperformances des recettes attendues du Plan de redressement économique et social.
Les investissements sur ressources extérieures sont, pour leur part, ramenés de 1 355 milliards à 1 115,7 milliards de FCFA. La diminution s’élève à 239,3 milliards.
Selon le PLFR, les arbitrages ont pris en compte la performance des projets, les décaissements effectués et leur contribution à la formation brute de capital fixe. Les réductions concernent notamment les investissements présentant une faible exécution ou un impact socio-économique moindre.
Pour les financements extérieurs, le gouvernement évoque une restructuration du portefeuille privilégiant les projets alignés sur l’Agenda national de transformation et disposant d’un impact socio-économique élevé.
Les autorités affirment préserver les secteurs sociaux, les infrastructures universitaires et les forces de défense et de sécurité dans les efforts de réduction annoncés.
Le chiffre global de 555 milliards ne signifie toutefois pas que tous les projets concernés seraient définitivement abandonnés. Le PLFR décrit avant tout une révision des crédits pour l’exercice 2026, dont les conséquences doivent être appréciées projet par projet.
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