Le nouvel équilibre budgétaire présenté par le gouvernement fait apparaître un besoin de financement du déficit nettement supérieur aux prévisions initiales. Le PLFR 2026 porte ce déficit à 1 735,2 milliards de FCFA, contre 1 245,1 milliards dans la loi de finances initiale. L’écart atteint 490,1 milliards de FCFA.
Rapporté au produit intérieur brut, le déficit passerait de 5,4 % à 7,6 %. Le gouvernement explique cette évolution par la hausse des subventions énergétiques, la prise en charge de nouvelles dépenses prioritaires et la diminution des recettes attendues.
Les recettes totales, en incluant les comptes spéciaux du Trésor, sont désormais prévues à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards initialement. Cette révision représente une baisse de 340,1 milliards, soit 5,5 %.
Dans le même temps, les dépenses totales atteindraient 7 583,9 milliards de FCFA, contre 7 433,9 milliards dans le budget initial. Elles progressent ainsi d’environ 150 milliards, malgré les importantes réductions opérées sur l’investissement.
Ce contraste s’explique par la pression exercée par certaines charges. Les subventions énergétiques et les intérêts de la dette augmentent, tandis que les autorités prévoient de renforcer plusieurs dispositifs sociaux.
Le budget rectificatif traduit ainsi un arbitrage difficile : réduire certaines dépenses pour absorber une partie du choc, sans parvenir à empêcher l’élargissement du déficit. Le gouvernement réaffirme néanmoins son objectif de rétablissement progressif des équilibres budgétaires.
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