Mali : «Ce qui se passe à Tombouctou pourrait arriver au Sénégal» (Pr Abdoul Aziz Kébé)

Ce qui se passe à Tombouctou et à Gao pourrait arriver au Sénégal si l'on n'y prend garde. L'invocation du Coran et des Hadiths à l'appui, des écoles salafistes y développent un enseignement en porte à faux avec les valeurs culturelles et cultuelles locales. C'est dans ce contexte que l'islamologue, le Pr Abdoul Aziz Kébé rappelle à l'Etat qu'il est de sa responsabilité régalienne de veiller à la mise en place d'un « projet éducatif pour le Sénégal et pour tous les Sénégalais. Un projet qui ne serait pas un prolongement de l'éducation de l'Occident ni de l'Orient ».


Mali : «Ce qui se passe à Tombouctou pourrait arriver au Sénégal» (Pr Abdoul Aziz Kébé)
Sud Quotidien : Des mausolées détruits à Tombouctou et à Gao. Des couples non mariés et des fumeurs de cigarettes lapidés. L’islam est-il ce visage?

Pr Abdoul Aziz KEBE : L’islam est d’abord une religion qui établit des rapports entre Dieu et la créature, entre les créatures elles-mêmes. Il est fondé sur un principe important : la liberté de conscience. En attestent deux versets qui me semblent importants pour signifier la liberté de croire ou de ne pas croire. Dans la sourate La Vache, il est dit : « Nulle contrainte en matière de religion ». Le 2ème verset de la sourate La Caverne, rappelle : «la vérité vient de ton Seigneur. Croit qui veut. Ne croit pas qui veut». C’est dire que la liberté de conscience est fondamentale en Islam. Cet islam coercitif qui s’affiche à Tombouctou et à Gao n’est pas le véritable visage de l’Islam. «Invite sur le chemin de ton Seigneur par la Sagesse et la bonne persuasion», ainsi dit le Coran. L’islam est une religion de persuasion et de transmission d’un message, il ne revêt pas le visage de la contrainte, de la violence. Et cela peut se comprendre quand on lit et médite le message qui rappelle au Prophète qu’il n’a pas à contraindre les gens afin qu’ils deviennent croyants. La contrainte est contraire à l’esprit de l’islam. Quand quelqu’un est contraint, c’est donc qu’il n’est pas convaincu, qu’il n’adhère pas. Sa pratique ressemblerait à de l’hypocrisie. Et Dieu n’aime pas les hypocrites. Savez-vous que pendant la conquête d’Espagne entre le 8e siècle et le 9e siècle, le califat de Cordoue avait annulé des conversions faites sous la contrainte. Goldziher en rapporte des témoignages dans son livre «Le dogme et la loi». Tout cela pour dire que la contrainte est contraire aux valeurs de l’Islam.

Comment alors expliquer qu’un mouvement violent comme Ansâr Dine convoque l’Islam ?

Toutes les religions ont été capturées à un moment donné par ceux qui ont des projets politiques. Ils ont choisi la facilité en investissant l’émotion et l’affect plutôt que l’intellect. Ils ont investi les sentiments et les ressentiments. Les adeptes d’Ansâr Dine ont instrumentalisé l’islam, en ont fait un agenda politique et emprunté l’argument d’autorité. La religion est une question de conviction, d’adoration dans sa dimension verticale. Dans sa dimension horizontale, c'est-à-dire de relations interpersonnelles, c’est plus une question d’éthique que de politique. Quand on utilise la religion comme un instrument pour conquérir le pouvoir, on opère une sorte de déviation, un détournement d’objectif. La religion fait partie de ces catégories qui peuvent être exclusives. Aussi devons-nous éviter les facteurs qui créent des exclusions réciproques. Quand on construit des politiques autour des religions, on a plus de chance de bâtir des exclusions que de dessiner des cercles de convergence.

Ces gens qui mettent l’islam au service de leurs projets politiques se réclament du salafisme. A quoi renvoie cette doctrine ?

Le salafisme est une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans le passé. Il dit que nous devons calquer notre vie sur celle des « ancêtres vertueux ». C’est un radicalisme théologique qui combat la modalité soufie des confréries. Contrairement à nous qui prenons rendez-vous avec le futur sur la base de ce que nos ancêtres ont construit, les Salafistes estiment que le modèle achevé est derrière nous. En somme, ils prennent les ancêtres (salaf) comme modèles, comme archétypes. Pour eux, tout ce qui est symbole de la vie moderne et contemporaine est contraire à l’islam pur. L’Occident est considéré comme ennemi, modèle de Satan. L’expression la plus importante de ce rejet se retrouve dans Boko Haram qui signifie le rejet de l’école publique. C’est un rejet de l’Occident à travers la réfutation de tout progrès, de toute avancée et évolution qui serait son produit. Le salafisme est critiquable au niveau conceptuel et social. Vouloir reconstruire le passé est une régression. Souleymane Bachir Diagne, dans son ouvrage « comment philosopher en islam », entrevoit dans la perception salafiste, une sorte de vanité, dans la mesure où on ne peut reconstruire le passé. Pour le musulman, le modèle achevé est devant nous car on doit apporter une valeur ajoutée à ce que l’on a trouvé. C’est ainsi qu’on contribue à l’histoire. Autrement on nous ramène au passé alors que nous devons tendre vers le futur.
La vision qui prévaut au Sénégal est dynamique et progressiste tout en étant loyal avec l’héritage. Nos guides religieux, El Hadj Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba, pour ne prendre que ces exemples, ont bien compris que l’essentiel réside dans l’éthique et dans l’énergie spirituelle majeure.

Comment se fait-il qu’avec de tels pères fondateurs certains Sénégalais soient tentés par le discours salafiste, en s’enrôlant dans Ansâr Dine ou Boko Haram ?

Le soufisme dont se réclament les pères fondateurs a été instauré par des personnalités d’une certaine dimension intellectuelle. Mais, avec le temps, cela a abouti à la création de confréries qui n’ont pas toujours su entretenir la flamme de la spiritualité, telle qu’elle avait été enseignée et entretenue par ces derniers. Des flancs des confréries sont nés, sous certains aspects avec les mutations de nos sociétés, des groupes de pression, des réseaux qui permettent d’accéder à des positions de pouvoir sur le plan économique et politique. Cette sorte de mutation fait que ces confréries sont plus ou moins perçues comme étant partie prenante du jeu politique dans sa dimension la plus répréhensible. Le peuple sénégalais a entrevu de plus en plus dans les confréries, sous certaines de leurs pratiques et à travers certains de leurs membres, des groupements qui ne s’occupent pas de la religion à temps plein, mais sont devenues des collaboratrices de l’Etat et des hommes politiques, pour ne pas dire des politiciens. Et les populations se sont senties orphelines devant leurs revendications et ont ressenti comme une rupture du contrat social. Nous avons en mémoire Serigne Abdou Aziz Dabakh qui jouait ce rôle de relais et de régulateur, tançait les gouvernants et appelait à la discussion et à la concertation. Si les confréries ne jouent plus ce rôle, ça laisse la porte ouverte à des discours religieux à relents revendicateurs et révolutionnaires. C’est cela qui fait que certains Sénégalais y adhèrent et s’organisent en plus, en fonction de la géopolitique ambiante marquée par l’islamophobie et un sentiment d’injustice vis-à-vis des pays à majorité musulmane, surtout au Moyen-orient. Cette situation crée une frustration au niveau des musulmans et certains font feu de tout bois contre l’occident. C’est autant d’eau versée dans le moulin des Salafistes qui promeuvent l’islam comme la solution aux maux de la société et à l’injustice ambiante. Ceux qui ont une conscience révolutionnaire et qui veulent contribuer à la réforme de leurs sociétés peuvent être séduits par leurs discours surtout s’il y a le chômage et le sous-emploi et la pauvreté qui gangrènent la jeunesse des villes et des campagnes.

Comment se fait-il que les imams et autres marabouts qui sont prompts à dénoncer certains comportements et pratiques non conformes à l’islam, ne disent rien sur les détournements des deniers publics, la mal gouvernance ?

Il y a deux principes qui me semblent importants dans la définition de la démocratie. A savoir que tous les citoyens sont égaux devant la loi et que tous les actes, y compris ceux du gouvernement, doivent respecter la loi. Qui mieux que les religieux doivent élever la voix pour faire respecter ces principes. Considérons le verset de la sourate « les Femmes » où il est dit aux croyants d’être stricts sur les principes d’équité, d’être les témoins de la vérité, fût-ce à leur propre détriment ou contre leurs père et mère, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, «Dieu est prioritaire sur eux deux». Il ajoute : «Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous louvoyez ou si vous refusez, sachez qu’Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites»
Un autre verset dans la sourate «le revêtu de manteau» dit : Lève toi et avertis. C’est le rôle du guide religieux d’être debout et d’avertir. On avertit le Pharaon sur les dérives de sa gouvernance et quand les droits de son peuple sont violés, celui qui a l’héritage de transmettre le message divin doit prendre la canne de Moïse pour avertir, se coiffer de la couronne d’épines de Jésus pour supporter et endurer et se départir de tous les manteaux de dignitaire, prendre la posture de Mohammed pour réformer toutes les situations blâmables.
Etre strict sur les principes d’équité et être témoin de la vérité, cela a été personnifié par Serigne Abdoul Aziz Dabakh. Les populations se rendent compte que ce n’est plus le cas, en tout cas ce n’est plus aussi audible qu’il l’était de son temps. Même si les populations continuent d’avoir confiance aux confréries, elles se rendent compte que ce principe connaît un déficit. Aussi, prennent-elles, sur elles-mêmes, la responsabilité et la résolution de se mettre debout et d’avertir. C’est ce qu’on a vécu avec « Y’en a marre » et le M 23 qui finalement ont été le creuset de rencontre entre conscience religieuse et conscience historique, en dehors des cadres confrériques.

Est-il alors possible que des mouvements de type salafiste puissent se déployer au Sénégal ?

Oui, c’est possible. Le Sénégal ne peut pas être un îlot qui ne soit pas intéressé ou influencé par ce qui se passe alentour. Il y a deux choses qu’il faut observer. Il y a des gens qui croient que l’islam est religion et politique. Ces musulmans ont un projet d’instaurer un Etat théocratique. D’autres qui croient que l’islam est une adoration, une éthique mais non une idéologie, un programme politique même si ses enseignements peuvent inspirer tout projet. Ces deux conceptions peuvent s’affronter de manière pacifique. Mais il y a aujourd’hui ce qu’on appelle une structure dans le sens de l’appel islamique, la « da’wa ». Ça consiste à se mobiliser pour une soi-disant réislamisation de la société. Dans leur entendement, le Sénégal est un pays musulman mais la société n’est pas islamisée. Pour ce faire, il faut alors, selon eux, ajuster les propos tout autant que les comportements à la lettre de la sharî’a. Les partisans de cette option veulent s’appuyer sur l’idéologie salafiste, sur le wahhabisme pour contrer l’islam des confréries et promouvoir un rigorisme littéral. C’est ce qui est en train d’être appliqué à Tombouctou et à Gao. Si on parvient à investir la conscience d’une majorité de Sénégalais qui ont assimilé cette idéologie exclusiviste, il est à craindre que nous puissions connaître ces mêmes problèmes. Or, des associations islamistes sont déjà là qui se nourrissent de cette sève. Elles ont des écoles et même, apprend-on, une faculté dans certains quartiers de la capitale et de la banlieue. Et c’est là où gît le risque car le projet d’éducation d’un pays doit être souverain et l’Etat doit prendre en charge le rêve d’avenir de la société en préservant ses valeurs.

Est-ce à dire que ce n’est pas le cas ?

Non ce n’est le cas. Il y aurait des écoles où c’est le programme salafiste qui est enseigné. Or l’Etat doit veiller à ce qu’on forme un citoyen sénégalais et non un citoyen arabe. Nous sommes en train de créer les conditions d’avoir deux types de citoyens qui vont se faire face. Avec tous les risques conflictuels que cela peut entraîner. Ce qui se passe à Tombouctou pourrait arriver ici si ces gens obtiennent une masse critique capable d’influer sur le cours des choses. Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers. C’est à l’Etat et aux guides religieux de mettre tous leurs efforts en commun pour élaborer un projet éducatif commun qui soit pertinent car reflétant les valeurs de notre société et les aspirations de notre nation.

Ne peut-on déjà éprouver des craintes à voir le voile occuper de plus en plus l’espace public?

Le choix vestimentaire, si c’est un choix conscient, ne comporte aucun inconvénient. Je ne trouve aucun inconvénient à ce qu’une personne adopte comme elle le désire, le type de vêtement qui lui convient. S’agissant du voile, le Coran enseigne aux femmes de ne pas exposer leurs charmes. Dans cette injonction qui me semble être une injonction de respect, à savoir ne pas considérer la femme comme une chair à prendre, ce qui conviendrait le mieux, à mon avis, c’est que la modalité soit à l’africaine et que ce ne soit pas forcément à la Saoudienne ou à l’Arabe. Comme dit Mamadou Diouf, il y a un risque de « démémorialisation » des pratiques sociétales dans certains cas. Il ne faut pas effacer nos mémoires. Le port vestimentaire est partie intégrante et constitutive de notre culture. Sur un autre plan, il ne faut pas se focaliser sur le voile comme étant une sorte de rejet de l’islam ou de refus des musulmanes d’entrer dans la modernité. Dans le port du voile, il y a plusieurs significations. Il peut y avoir un discours politique. En Occident des jeunes filles ont porté le voile pour protester contre l’islamophobie. Il peut y avoir une dimension esthétique. Il peut même être une question de commodité. Comme cette jeune étudiante qui mettait le voile pour ne pas se faire importuner à l’arrêt du bus par des automobilistes indélicats. En résumé, le voile peut être un choix, une expression de liberté, tout comme un autre attribut vestimentaire peut l’être.

L’année dernière une affaire de port du voile avait pourtant secoué l’école catholique. Au Sénégal. Quelle en est votre lecture ?

Ce n’est pas aussi simple que cela. J’ai enseigné dans une école catholique. Les musulmanes y étaient les plus nombreuses. Si dans le port du voile il y a le rejet de l’autre, l’enfermement sur soi-même, si le voile est un ghetto, alors cela peut être dangereux pour l’espace scolaire. Espace de dialogue, d’intégration, il prolonge la cellule familiale. Dans un tel espace on apprend à avoir l’élan vers l’autre. Si le voile est considéré comme un ghetto qui empêche cet apprentissage, cela crée un conflit inutile dans cet espace de fraternité. L’école c’est la rencontre de toutes les cultures, de toutes les races ; c’est un temps dialogique. Si le port du voile empêche de s’asseoir à côté d’un garçon, il y a un problème. Si quelqu’un ne peut pas se plier aux règles qui régissent l’école, il peut aller dans un autre espace qui reflète ce qu’il désire. C’est une question de justice. Cela n’a rien à voir avec la religion. Toujours est-il que le voile ne doit être un prétexte, ni pour exclure ni pour s’exclure.

Le Sénégal dispose de beaucoup d’écoles religieuses musulmanes. Qu’est ce qui explique leur succès ?

Ce qui explique leur succès, c’est que les Sénégalais, à un moment donné, n’ont pas eu confiance en leur école publique. L’administration coloniale a par exemple essayé de réduire les écoles coraniques. L’islam était pourtant présent depuis le 11e siècle et la colonisation depuis le 18ème siècle. La société sénégalaise a généré des daaras, utilisé la langue nationale comme support. La colonisation est venue et a voulu marginaliser les daaras. Dans ces écoles, les parents avaient la conviction qu’on allait former leurs enfants, non pas pour qu’ils soient leur prolongement, mais pour qu’ils soient à l’image des Français. Lorsque les indépendances sont survenues l’école publique a continué à fonctionner sur ce mode. Les populations n’avaient pas confiance en cette école qui va former des enfants qui ne leur ressembleraient pas. C’est tout le dilemme qui traverse « l’aventure ambigüe » de Cheikh H. Kane. Ce dilemme est toujours d’actualité. Finalement lorsqu’il a compris que son projet manquait de pertinence, l’Etat a accepté d’introduire l’éducation religieuse au cours des Etats généraux. Il a même créé des écoles franco-arabes qui ont fait croitre le taux brut de scolarité (Tbs). Ces écoles religieuses forment des enfants parfaitement bilingues et bien intégrés dans les valeurs de leur société.

Y a-t-il parmi elles des écoles salafistes ?

Il y a des écoles franco-arabes avec des programmes salafistes. Il y a, m’a-t-on appris, un collège à Dakar financé par des salafistes. Comme c’est dit par ailleurs, ce sont des programmes qui ignorent les valeurs de nos sociétés même si on y enseigne le Coran et les Hadiths. La question ne réside pas dans le texte mais dans la lecture du texte.

Comment faire pour les contenir ?

Le Sénégal a une devise : Un peuple, un But, une Foi. Que faire pour que ce peuple ne soit pas divisé et que cette devise soit une réalité constante et pérenne ? Les projets éducatifs peuvent être des facteurs de division comme ils peuvent être des facteurs d’unité. Le premier responsable, c’est l’Etat. Il a la charge d’éduquer ses fils et ses filles et de veiller à la cohésion nationale par la formation. Il doit avoir un projet éducatif pour le Sénégal et pour tous les Sénégalais. Un projet qui ne serait pas un prolongement de l’éducation de l’Occident ni de l’Orient. Pour cela, il doit associer toux ceux qui ont un projet d’éducation dans l’élaboration et la planification. En plus de cela, il y a les autorités religieuses qui ont le devoir de préserver cet islam fondé sur la tolérance et l’humilité. Enfin, nous autres musulmans avons le devoir de construire des convergences au profit de la nation et non de créer des cercles d’exclusion et de discrimination.
Allah a dit : «Ton Seigneur connaît mieux que quiconque celui qui est sur le mauvais chemin et Il connait mieux que quiconque, celui qui est sur le droit chemin».




Biographie

Abdoul Aziz KEBE est chef du Département d’arabe, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Il est responsable du Centre de Recherche Islam Sociétés et Mutations, Coordonnateur du Groupe de Recherche sur Finances et Economie islamiques. Editorial Board Member of International Review of the Red Cross, en association avec Cambridge University Press, M. KEBE est entre autres responsabilités, membre du Projet de recherche régional sur « Famille et droits de la femme : pour un divorce équitable en Afrique de l’Ouest francophone », IDDH (Institut Danois des Droits de l’Homme et IDHP (Institut des Droits de l’Homme et des Peuples) UCAD. Membre du Groupe de Recherche Islam et engagement au Sénégal, Centre d’Etudes africaines, Leiden, Pays-Bas et Ambassade des Pays-Bas à Dakar. Membre du Groupe de Réflexion sur l’Education au Sénégal, Ambassade de France-Dakar. Facilitateur du GREIS (Groupe Recherches et Etudes sur l’Islam au Sénégal), Département d’Arabe, FLSH.
Lundi 13 Août 2012
Sudonline




1.Posté par deugueuntaan le 13/08/2012 10:00
yaw noppil foofou du fii

2.Posté par Dio le 13/08/2012 10:40
Devise un peuple un but une foi, on doit même la changer. Le journaliste lui parle de voile dans l'espace public comme un journaliste de RTL. Peaux noirs masques blancs.

3.Posté par Ecoeure le 13/08/2012 10:41
Ce monsieur va continuer a dire des betises. D abord, listez nous ses diplomes.

4.Posté par Anouchka Khatchadourian le 13/08/2012 11:55
Vous REMERCIER Professeur, d 'avoir " revêtu le manteau " ....

DERIVE / MALI POSSIBLE AU SENEGAL ?... Réponse claire ; assurément oui !... Exposé mesuré et sans alarmisme débridé, à qui vous lit ATTENTIF, votre ( excellent) commentaire en profile contours et prémisces .

Mali, ici, et là ; des travaux d'approche de mêmes stratégies et soigneuses planifications pour occuper le terrain . Softement, qui n'inquiète et alarme , pour étendre un tout autre manteau de toute couleur.....
Il est vrai ...Un panorama social de tts les mécontentements, outrances et dérives, nourrissant de se prendre à " rêver" d' une société quasi idyllique, sous couvert du Saint Koran .
L'atterrissage se pouvant brutal . Cruel . A moins qu' en citer que nous ignorions : peu d'exemples heureux ...La main de velours se révèlant redoutable poigne de fer . Sinon étau . Et pas forcément d' issues de secours ni recours....Bénis soient donc ceux et celles " qui revêtent le manteau" ...Un DEVOIR de Croyant, un Devoir de Frère ...

Redoutant l' ingérence que je n'ignore pas vous allergiser (légitimement ), cependant cette réponse de pure Fraternité .
Simplement parce que ce lundi 13 aout précisément, l'ensemble de vos Frères et Amis de TUNISIE marcheront d'un seul élan, pour exprimer leur rejet viscéral d'un certain " régime" menaçant clairement les acquits de leurs Droits et Libertés fondamentaux . Lors qu' encore temps ..

Sans prise de parti, simplement ce slogan suffisamment éloquent sur la situation et les états d'esprits , toutes sensibilités politiques et religieuses confondues ; "Notre LIBERTE , ou MOURIR ! " Vos Frères - Amis en sont là ...En si peu de temps ...Pour nombreux, n'ayant pas vu venir ...Pour d'autres qui ont invité à la prudence ; railleries, glausseries et rebuffades .

Ce jour, Jour de la Femme, particulièrement menacée dans ses Droits, une Nation jusqu'alors DEMOCRATIQUE , va lancer son CRI d 'ALARME ! Via vos informatiques, vous suggérant de suivre . Et vous documenter sur la réalité concrête . Qu'il ne se regrette amer et plus encore ; " on ne savait pas ! .. "

Pour l'heure " sur le terrain", je me devais ce message ..

En toute Fraternité, A K / Pdte ONG MAISONS DOUCES .

5.Posté par paipis le 13/08/2012 12:08
tu n es pas pertinent

6.Posté par Bounkhatab le 13/08/2012 12:32
ANALYSE BETE DE VOTRE PART MR KEBE.L'ARMEE SENEGALAISE NE LAISSERA LA PLUS PETITE PARCELLE DU TERRITOIRE OCCUPEE PAR CES FOUS.

7.Posté par mouhamed le 13/08/2012 12:38
salam,

on dirait un petit blanc qui parle. c'est les même idées développées dans les pays occidentaux. Ils se moquent des musulmans en pensant que c'est la pauvreté ou autres qui entrainent la pratique de l'islam. Tu es libre de défendre le soufisme. d'ailleurs , je pose une question simple : qui a inventé le tidjanisme? un Sénégalais ou un Arabe ? et pourtant tu défend cette idéologie et tu en es un membre. franchement, l'université n'a pas besoin d'un chef de département qui a un raisonnement incohérent et partisan. Tu accuses gratuitement des Sénégalais sans preuves ni argumentaire solide. Comme vous l'avez souligné dans votre texte : pas de contrainte en islam. Donc pourquoi vous voulez que tout le monde suit le soufisme. sache que la science est disponible et accessible et les gens utiles la méthodologie scientifique et outils pour faire leur propre choix. Pense tu que vous êtes plus instruits ou plus sincères que les gens qui n'ont pas choisi le soufisme comme chemin. j'en doute forcément. Tu pousses l'ETAT à fermer des écoles musulmanes c'est grave. Mais en regardant sa biographie, on peut tirer beaucoup de conclusions. comme vous etes universitaires, je pense qu'il faut des débats d'idées et scientifiques et non des préjugés. les gens qui n'ont épousé le soufisme ont bien fait le pour et le contre donc de grâce essayez d’être un universitaire avec des arguments dignes d'un scientifique. Dans votre discours, vous dites que qu'on ne doit pas suivre ni l'orient ni l'occident ; je suis parfaitement d'accord avec toi. Mais cette leçon me semble non comprise par le chef de département.. vous dénoncez l ouverture de faculté islamique et pourtant de l'autre coté d'autres religions ouvrent des universités et écoles. franchement, un musulman ne doit pas être un complexé. soyons fier de notre religion et soyons juste et équitable même si nous avons des divergences avec quelqu'un. qu' ALLAH nous pardonne et je vous présente mes accuses.

8.Posté par issa le 13/08/2012 13:50
cher ami, tu as rarement donné itw aussi pertinente!bien structurée, ça l'a été. mâ châAllah! Toutes mes félicitations pour ton courage intellectuel et tes critiques assumées et constructives envers les "dignitaires religieux", l'Etat... je crois qu'il y a ici matière pour redresser ce qui peut l'être et pour prévenir "une invasion barbare", qui forcerait à un retour handicapant vers le passé.Tu as démontré avec force arguments que L'islam véritable est une Religion de liberté... wa man châa fal yu'min wa man châa fal yakfur

9.Posté par issa le 13/08/2012 13:50
cher ami, tu as rarement donné itw aussi pertinente!bien structurée, ça l'a été. mâ châAllah! Toutes mes félicitations pour ton courage intellectuel et tes critiques assumées et constructives envers les "dignitaires religieux", l'Etat... je crois qu'il y a ici matière pour redresser ce qui peut l'être et pour prévenir "une invasion barbare", qui forcerait à un retour handicapant vers le passé.Tu as démontré avec force arguments que L'islam véritable est une Religion de liberté... wa man châa fal yu'min wa man châa fal yakfur

10.Posté par boumiputra le 13/08/2012 14:27
A mouhamed.
Je ne sais pas par ou commencer mais tu es un vrai hypocrite. En ce mois beni de Ramadan et ses 10 dernieres nuits Allah swt est temoin. Mr. Kebe parle bien de cet islam soufi qui est une parties integrante et essentielle de notre histoire. C'est une realite indeniable.

Tu instaures l'alamgame en parlant de la fermeture "d'ecoles musulmanes" et aussi "l'interdiction de faculte " alors qu'on laisse l'ouverture d'autres facultes. C'est indigne de ta part puisque Mr Kebe n'a Jamaica aborde le sujet sous cet angle. Il parle d'utilisation de programme scolaire exterieur et different de ce Que le Senegal a toujours conn. Par exemple les programmes salafistes et wahabisme.

Si cet enseignement venant d'ailleurs avec des realites differences, qui endoctrinent la jeunesse musulmanes pour aboutir a des conflits Il y a lieu que l'etat et la societe senegalsise dans son ensemble trouvent solution a cessation sources de tension et de division.

Penses tu que l'etat saoudien et sa societe acceptent l'implantation de daara a la tivaouane et de khelcom avec un programme et une lecture soufie du Coran en Arabia Saoudien?


11.Posté par salam le 13/08/2012 15:31
salam Professeur
1/vous dites que "Le salafisme est une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans le passé": comment comprendriez-vous ces versets de notre noble livre "quiconque s'oppose à l'injonction du prophéte(swl) et choisit une autre voie que celle des musulmans(c'est-à-dire les shahabas à cette époque=passé de l'humanité) NOUS le laisserons avec ce qu'il a choisit(vos confréries et toutes innovations en matiére de réligion) et NOUS le plogerons dans l'enfer , quelle mauvaise demeure " sourate An-aame et "vous avez en la personne du prophéte un bel exemple pour quiconque espére la récompense d'ALLAH" sourate ahzabe.
Que répondriez-vous de la parole du Sceau des prophéte et le prince des fils d'Adam "Ma oumma (communauté) se divisera en 73 sectes tous ménent vers l'enfer sauf Un et les shahabas ont demandé lequel Il (swl) de répondre : ceux qui adopteront ceux dont j'y suis aujourd'hui moi et mes shabas(c-a-d le passé) "
que répondriez vous de la parole d'imam Malick(dont vous suivez la jurispuridence) qui stipule que "rien ne réforme les derniéres générations de l'islam que ce qui a réformé sa premiere génération"
2/vous dites que "Il dit que nous devons calquer notre vie sur celle des « ancêtres vertueux ». C’est un radicalisme théologique qui combat la modalité soufie des confréries. Contrairement à nous qui prenons rendez-vous avec le futur sur la base de ce que nos ancêtres ont construit, les Salafistes estiment que le modèle achevé est derrière nous" donc tous les deux vous vous basé sur vos ancetres mais la différence en est que leurs ancetres se sont les shabas=les vertueux et vous les autres.
3/vous dites que "Toutes les religions ont été capturées à un moment donné par ceux qui ont des projets politiques" ou famillial (sy et mbacké).
4/quelle énormité de votre part " C’est un rejet de l’Occident à travers la réfutation de tout progrès, de toute avancée et évolution qui serait son produit." en tant que éminant professeur pourquoi alors ils utilisent des klashnikov des lance roquette des 4X4 pour faire la guerre et non des sabres et des chameaux.
5/vous dites que "Il y a des gens qui croient que l’islam est religion et politique. Ces musulmans ont un projet d’instaurer un Etat théocratique. D’autres qui croient que l’islam est une adoration, une éthique mais non une idéologie" c'est donc raison pour laquelle la tarikha tijania a soutenu la colonisation française au dépend de l'empire otoman(dernier empire islamic) et la cause de la trahison de Elhaji Malick à Cheikhou Oumar car il disait au colons de faire la différence entre tijane toucouleurs(anti-colonialisation) et tijane wolof (pro-colonialisation) et pour preuve demande à Serigne Mansour la lettre qu'Elhaj Malick avez reçue du petit fils de Cheikh tijane (cheikh SIDY MOUHAMMAD ALKABIR) lui donnant injonction de soutenir le colons dans son projet politique oubien allez dans GOOGLE et tapez 'lapresslibre discour de cheikh sidy mouhammad al kabir' vous verrez si vous n'etes pareisseux.
6/vous dites"Pour ce faire, il faut alors, selon eux, ajuster les propos tout autant que les comportements à la lettre de la sharî’a." ou est le mal pour un croyant si c'est ça leur objectif meme s'il y-a à revoire dans leur méthode qui n'est pas conforme au salafiyya.
7/vous dites" Les partisans de cette option veulent s’appuyer sur l’idéologie salafiste, sur le wahhabisme pour contrer l’islam des confréries et promouvoir un rigorisme littéral." comme le veut ALLAH (swt) qui dit 'Oh croyant entrez pleinement dans la réligion' (sourate la vache) mais cela vous fait peur qu'il triomphe car cela risque de ruiner vos entreprises familiales (Sy&co=tijania Mbacké&co=mouride)
8/vous dites "Si dans le port du voile il y a le rejet de l’autre, l’enfermement sur soi-même, si le voile est un ghetto, alors cela peut être dangereux pour l’espace scolaire" craingnez ALLAH ya cheikh :ne pas serré la main d'un garçon est-il considéré par vous comme un rejet de l'autre ; ne pas se mélange entre fille et garçon est-il pour vous un enfermement enfin couvrir son corps et s'éloigner des interdits d'ALLAH est-il synonime de ghetto pour vous alors là je vois bien que les crétins te payer un bon salaire.
9/vous soutenez que "Le Sénégal a une devise : Un peuple, un But, une Foi. Que faire pour que ce peuple ne soit pas divisé et que cette devise soit une réalité constante et pérenne " mais vous l'avez divisé pour mieux la partager avec la création de vos confréries qui se réclament chacunes d'etre la vraie voie du prophéte (swl) et les autres sont fausses
10/SACHE-QUE CE QUI SE PASSE AU MALI NE REPRESENTE PAS L'IDEOLOGIE SALAFISTE QUE JE SUIE NI LA VOIE LA VOIE DU PROPHETE (SWL) CAR NUL N' A LE DROIT DE SE REBELLER DANS UN PAYS MUSULMAN DIRIGE PAR UN MUSULMAN ET C'EST çA LE WAHABBISM

12.Posté par beug deug le 13/08/2012 16:18
le poste numéro 7 il faudrait relire le texte en aucun moment il a été cas d'obliger les musulmans sénégalais à etre tous des soufis.Mais plutot de combattre ceux qui combattent le soufisme .
En parlant de faculté il faut savoir que nous sommes dans un Etat et que tout doit etre règlementé surtout en matière d'éducation selon la finalité et le type de citoyen ancré dans ses valeurs sénégalaises.

13.Posté par diouf le 13/08/2012 18:41
Toujours avec la religion avec des contradictions internes:
- l un se fonde sur le coran et les hadiths pour parler de salifisme et de wahhabisme comme plus sûrs;
-l autre le contredit et fait valoir les confreries en se fondant sur le coran et les hadiths;
- l un parle nous invite au progres en se fondant sur le coran et des hadiths;
- l autre nous invite au passé en se fondant sur le coran et des hadiths;
-ETC.

Comme on assiste à des contradictions au sein de la mem,e religion. Et cela est valable meme dans la religion catholique et hebraique.
Je pense qu il est temps, pour nous les Africains suiveurs, de MARQUER UNE PAUSE ET DE REFLECCHIR.
Les Occidentaux et les Orientaux sont en train de conduire dans des chemins qu eux memes ne connaissent ne connaissent. Pour preuve : leurs contradictions dans les interpretations des livres sacres.

14.Posté par hugo le 14/08/2012 03:57
ON S'EN FOUT DE CES HISTOIRES D'AVANT MOYEN-AGE.
Le Sénégal doit même arrêter de distribuer l'aide alimentaire aux chants religieux.
Tous les jours les magasins de la sécurité alimentaire sont envahis par les cheickh munis de bons d'enlèvement à l'oeil de quantités importantes de Riz pour les " Diangues ".
Une clique de fainéants qui ne foutent rien et attendent aux pieds du "serigne" le "berné" gratuit à la sueur du contribuable.
Ce oustaz Kébé ne condamne pas clairement ce qu'il appelle Salafistes de mon oeil.
Ces crétins qui incultent le voile à nos enfants à l'école et critiquent la Laicité sont prêts à faire main basse sur nos institutions si on le dénonce pas à temps.

15.Posté par laye le 14/08/2012 11:06
Nous n'avons pas les memes mentalités meme si nous nous vivons cote à,cote. Nous avons pu intégrer les tarikhas depuis des siècles. Il faut etre optimistes Professeur et rassurer les musulmans.
Tous ce qu'Allah veut nul ne peut l'empecher.

16.Posté par lapsus le 15/08/2012 11:04
Je peux être d'accord sur tt ce que vous soutenez comme analyse sauf une Ces messieurs d'an sar din n'auront jamais les tripes bien en place pour oser un seul instant dans les abysses de leurs petites cervelles de fondamentalistes mal eclaires venir envahir le Sénégal



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