Au total, 6 186 personnes ont été contaminées et 3 007 d'entre elles sont décédées. L'Ituri reste l'épicentre de l'épidémie, avec 28 des 36 zones de santé touchées, et le taux de létalité – le nombre de décès par rapport aux malades – reste élevé, avec plus de 48 %.
Et pourtant, il existe des signes encourageants, explique le professeur Yap Boum, chef de la division de réponse aux urgences à Africa CDC. « Depuis deux ou trois semaines, on voit un ralentissement et une dizaine de centres de santé qui n'ont pas eu de cas depuis près de 21 jours, explique-t-il. C'est le cas d'Adja et de plusieurs autres centres de santé », tels que Kambala, Logo et Mahagi en Ituri ; Goma, Lubero au Nord-Kivu ; ou Lubunga dans la Tshopo. Le Sud-Kivu, qui ne compte qu'une seule zone de santé touchée, n’a enregistré aucun nouveau cas en 92 jours.
« L'épidémie va se stabiliser, voire commencer à diminuer »
Un autre signe encourageant, selon le professeur Boum, est le taux de reproduction de l'épidémie – le nombre de personnes qu'un malade peut contaminer –, qui est en baisse. « Quand on a commencé en mai, on était autour de quatre. Maintenant, au niveau national, on est à 0,97 et on a des zones de santé – comme Mongbwalu, qui est l'épicentre – où on a un taux de reproduction de près de 0,50. Ça veut dire que l'épidémie va se stabiliser, voire commencer à diminuer », affirme-t-il.
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