La longue cavale attribuée à Pierre Diatta a pris fin à la frontière avec la Gambie. Ancien magasinier de la société Les Mamelles Jaboot, il était présenté comme le dernier membre recherché d’un groupe de douze agents impliqués dans une affaire de détournement de produits.
Selon L’Observateur, les premières investigations avaient été ouvertes en décembre 2023 après une plainte de la société. Douze employés avaient alors été interpellés et poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion au préjudice de leur employeur. Plusieurs avaient depuis été jugés et condamnés.
Pierre Diatta avait échappé à cette première vague. Placé sous mandat de dépôt après son interception à la frontière gambienne, il a soutenu devant la justice qu’il n’avait pas pris la fuite. Il affirme avoir quitté son poste avant de se rendre notamment à Kaolack puis en Casamance pour des soins et assure ne pas avoir eu connaissance de la procédure engagée contre les autres mis en cause ni de l’interdiction de sortie du territoire.
L’enquête décrit un système dans lequel certains agents chargés de réceptionner et de faire sortir les produits auraient établi de faux bons de transfert permettant de soustraire des marchandises de l’entreprise. Les produits auraient ensuite été acheminés vers des chambres froides avant d’être revendus et les bénéfices partagés.
Plusieurs anciens magasiniers sont cités dans le dossier, notamment Jacques Tendeng, Bacary Bodian, Jean Anges Badji et Pierre Diatta. Les vérifications auraient révélé des anomalies dans des carnets de bons de transfert, avec notamment des feuillets subtilisés, des bons retrouvés non utilisés et des écarts entre les quantités de marchandises mentionnées sur les documents et celles réellement comptabilisées.
Pour Pierre Diatta, la société lui reprochait notamment la falsification de 40 bons de transfert représentant un montant cumulé de 25,119 millions de FCFA. Le préjudice global allégué dans l’ensemble de l’affaire est estimé à 104 millions de FCFA.
Le parquet avait requis deux ans de prison et une amende de 2 millions de FCFA. La défense avait plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
Le tribunal a finalement relaxé Pierre Diatta du chef de faux et usage de faux en écritures publiques, tout en le déclarant coupable pour le surplus. Il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA.
Sur le volet civil, la société Les Mamelles Jaboot, qui réclamait 30 millions de FCFA, s’est vu accorder 15 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts.
Selon L’Observateur, les premières investigations avaient été ouvertes en décembre 2023 après une plainte de la société. Douze employés avaient alors été interpellés et poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion au préjudice de leur employeur. Plusieurs avaient depuis été jugés et condamnés.
Pierre Diatta avait échappé à cette première vague. Placé sous mandat de dépôt après son interception à la frontière gambienne, il a soutenu devant la justice qu’il n’avait pas pris la fuite. Il affirme avoir quitté son poste avant de se rendre notamment à Kaolack puis en Casamance pour des soins et assure ne pas avoir eu connaissance de la procédure engagée contre les autres mis en cause ni de l’interdiction de sortie du territoire.
L’enquête décrit un système dans lequel certains agents chargés de réceptionner et de faire sortir les produits auraient établi de faux bons de transfert permettant de soustraire des marchandises de l’entreprise. Les produits auraient ensuite été acheminés vers des chambres froides avant d’être revendus et les bénéfices partagés.
Plusieurs anciens magasiniers sont cités dans le dossier, notamment Jacques Tendeng, Bacary Bodian, Jean Anges Badji et Pierre Diatta. Les vérifications auraient révélé des anomalies dans des carnets de bons de transfert, avec notamment des feuillets subtilisés, des bons retrouvés non utilisés et des écarts entre les quantités de marchandises mentionnées sur les documents et celles réellement comptabilisées.
Pour Pierre Diatta, la société lui reprochait notamment la falsification de 40 bons de transfert représentant un montant cumulé de 25,119 millions de FCFA. Le préjudice global allégué dans l’ensemble de l’affaire est estimé à 104 millions de FCFA.
Le parquet avait requis deux ans de prison et une amende de 2 millions de FCFA. La défense avait plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
Le tribunal a finalement relaxé Pierre Diatta du chef de faux et usage de faux en écritures publiques, tout en le déclarant coupable pour le surplus. Il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA.
Sur le volet civil, la société Les Mamelles Jaboot, qui réclamait 30 millions de FCFA, s’est vu accorder 15 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts.
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