L’augmentation du prix de l’électricité : une rupture au principe d’égalité ?


L’augmentation du prix de l’électricité : une  rupture au principe d’égalité ?
le gouvernement du Sénégal a promis au conseil d’administration du FMI( fonds monétaire international) de remplacer les subventions du prix de l’électricité par un système mieux ciblé en faveur des pauvres .par conséquent une partie des sénégalais notamment les plus aisés risque de payer l’électricité à un prix plus élevé .

A la place de soutien de la part de l’Etat, le ministre du budget, Abdoulaye Daouda Diallo s’est voulu conciliant en soutenant qu’il n’y aura pas de hausse du prix de l’électricité pour les populations de la banlieue et du monde rural.

Cette déclaration, au delà d’être une violation du principe d’égalité, en cela qu’elle crée une rupture d’égalité devant les charges publiques, viole la constitution du Sénégal, dont le préambule défend ce principe en proclamant l’égal accès de tous les citoyens aux services publics.

Cette mesure prise par le gouvernement qui sera effective au mois d’octobre 2012 est inconstitutionnelle, c'est-à-dire n’est pas conforme à la constitution qui garantit ce principe sacro-saint, défendu aussi bien, par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, en son article 6 que, par la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen du 10 décembre 1948, en son article 7.

Le postulat du ministre du budget est très simple, pour lui les pauvres sont dans la banlieue et le monde rural .les nantis sont dans le centre urbain. Notre cher ministre ne sait pas qu’il y a des populations du monde rural plus riche que les personnes vivant en milieu urbain .comment peut - on concevoir que le gouvernement du Sénégal applique une telle rupture devant les charges publiques ,alors qu’on nous dit que les hommes naissent libres et égaux en droits.

Dans le journal ,le populaire n 3793 du mardi 17 juillet 2012 a la page 5, le ministre du budget soutenait que : « l’Etat ne peut pas continuer à subventionner les populations riches contre les populations pauvres …l’objectif visé par le gouvernement en augmentant les factures d’électricités pour bon nombre de sénégalais ,est de faire supporter l’énergie par les populations les plus nantis au juste prix…elles utilisent véritablement l’énergie de façon qu’on ne jugerait pas en conformité avec les citoyens de notre pays ».Ainsi , le gouvernement estime que la cherté de sa facture de subvention c’est à cause des riches ou nantis , alors qu’il ne nous dit pas, qui est riche et qui ne l’est pas .le ministre du budget devait jeter la pierre aux institutions de la république ,aux démembrements de l’Etat, aux établissements publics pour qu’ils arrêtent de gaspiller l’électricité ,car ils sont les responsables des factures salés de la subvention ? Un tour dans l’administration nous donnera raison.

D’ailleurs, les associations des consommateurs ont l’obligation de dénoncer cette violation flagrante de la charte fondamentale par le gouvernement qui, pour résoudre ses déficits en énergie, crée deux types de citoyens, pour leur soumettre deux régimes de paiements différents. Cette décision administrative portant grief est illégal ,il mérite d’être déférer devant la chambre administrative de la cour suprême pour être annuler ,car il ne respecte pas la hiérarchie des normes ,il devait être conforme à la constitution qui prône l’égal accès des citoyens devant les charges publiques ,c'est-à-dire l’augmentation devait s’appliquer sans distinction de personnes et de classes sociales .cette égalité est un principe général de droit ,sur la base de laquelle on peut engager la responsabilité de l’Etat ,il s’agit d’une responsabilité sans faute ;cette augmentation aura des impacts très négatifs, puisqu’elle n’a pas d’impact social au niveau des masses ,car l’Etat, pour ne pas énerver cette population fatiguée socialement ,essaye de pomper dans la porte monnaie des riches pour soutenir son plan takkal budgétivore, oubliant que la devise du Sénégal proclame l’unité de ce peuple ,sans catégorisation sociale.

Par ailleurs, cette mesure cache la vérité des prix, cette soi - disante augmentation modelée pour les pauvres est un mirage ; si les consommateurs pauvres consomment plus d’électricité, que se passera –t-il ? A partir de quelle tranche de consommation, l’augmentation de l’électricité va prendre effet ?

Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’électricité (sutelec), Mademba Sock a exprimé samedi, à Kaolack, son opposition à la hausse du prix de l’électricité annoncé selon lui cette augmentation n’est pas cohérente puisque le gouvernement ne nous dit pas « quelle est la frontière entre les riches et les pauvres en matière de consommation d’électricité ? L’existence dans une maison de réfrigérateurs, de ventilateurs, de téléviseurs etc.… ne peut nullement être un critère de choix de catégories de consommateurs. » a- t- il soutenu, Il y a autant de zones d’ombres que le ministre n’a pas pris en compte dans sa démarche, mais cela est compréhensible du moment que l’objectif est de satisfaire le FMI qui est son bailleur de fond qui nous impose une politique budgétaire totalement en déphasage avec notre réalité économique et sociale. L’urgence actuelle par rapport à l’énergie est d’instaurer une politique tarifaire juste, pour ne pas léser le citoyen sénégalais, et non de distinguer qui est riche et qui est pauvre pour lui faire sa facture d’électricité.

Sara Traoré

Etudiant en droit des affaires

Université Cheikh Anta Diop

Saratraore2000@yahoo.fr
Dimanche 22 Juillet 2012
Sara Traoré




1.Posté par Xamlé le 22/07/2012 20:29
Cher étudiant il faut bien difféncier la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (tout court) des Nations Unies de 1948 de la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen de 1789 fondant la République Française.

2.Posté par ibrahima le 22/07/2012 21:00
Mademba Sock,évite de donner des leçons.Ce sont les autres qui doivent le faire si c'est nécessaire pas toi. En tout cas je demande à l'etat de sortir le rapport de la cour des comptes de amadou lamine dieng des tiroirs ce qui va prouver que sock gueumoul dara thi limouy wakh. En fait ce rapport de 2004-2005 de l'aser avait épinglé sock et il était question qu'il rembourse de l'argent.Le problème c'est que suite à des pressions ce rapport fut gardé dans les tiroirs.sock est ce tu avais remboursé ! tu sais en ame et conscience que ta présence actuelle à l'aser est illégale depuis 2007 soit plus de 500 millions FCFA perçus de façon illégale.

3.Posté par mmmmmmmmmmaz le 22/07/2012 22:52
L'important pour moi citoyen est que le gouvernement de macky va augmenter le prix de l’électricité sur injonction du FMI
Alors qu'il avait promis des baisses

4.Posté par Alioune le 23/07/2012 10:32
Je suis tenté de penser que l'auteur de cet article n'a pas bien compris la problématique qu'il traite. En effet, il est évident que la mise en place d'un système de tarification devant permettre de favoriser les couches sociales démunies ne reposera pas sur une facturation par zone géographique distinguant les quartiers supposés riches de la banlieue et des zones rurales. C'est une mauvaise compréhension de la chose..
Au fait, il s'agit simplement de définir un système de tarification par tranche de consommation avec une première tranche dite sociale dont la fixation dépend de ce qu'un ménage pauvre devrait consommer pour un usage basique de l'électricité dont l'eclairage, la télévision, etc. Il s'agira ensuite de facturer cette premiére tranche à un prix réduit traduisant un effort en faveur des couches sociales défavorisées. Par ailleurs, il est important de noter que tous les abonnés se verront appliquer cette réduction sur leur tranche de consommation correspondant à ce premier palier réduit. Toutefois et en même temps, les autres tranches de consommation devront payer le prix fort en fonction du niveau de leur consommation. Ce système devra permettre non seulement d'encourager les économies d'energie mais aussi de garantir une parfaite egalité entre les consommateurs. J'en conclue que cet article,fondé une mauvaise compréhension du phénomène, est sans intérêt.



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