Revenant sur la situation à son arrivée aux affaires, Ousmane Sonko a affirmé que la Présidence disposait d’un solde de plus de 7 milliards 956 millions de francs CFA, mais que son prédécesseur avait laissé les caisses « pratiquement vides ». Il a également indiqué qu’en 2024, ce fonds avait atteint 11 milliards, avant d’être vidé.
Près de 3 milliards « pompés » en 2023
Pour la Primature, le président de l’Assemblée nationale a révélé que plus de 3 milliards de francs CFA ont été retirés des comptes des fonds spéciaux entre mars et avril 2023, soit à son arrivée à la tête du gouvernement. C’est son directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) qui l’aurait alerté. Après avoir interrogé son prédécesseur à ce poste, on lui a suggéré de se tourner vers le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. « Je l’ai appelé, mais depuis, il ne m’a pas donné les explications », a-t-il déploré, ajoutant : « Jusqu’à mon départ de la Primature, ils ne m’ont jamais dit où est passée l’argent ».
Pour étayer son propos, Ousmane Sonko a livré une série de chiffres concernant les dotations annuelles de la Primature depuis 2012 : ( 2012 : 2,970 milliards FCFA , 2013 : 1,930 milliard FCFA, 2014 : 540 millions FCFA, 2015 : 2,028 milliards FCFA, 2016 : 2,772 milliards FCFA, 2017 : 2,502 milliards FCFA, 2018 : 2,190 milliards FCFA, 2019 : 2,061 milliards FCFA (année où la Primature a été supprimée, les fonds étant alors versés au Secrétariat général du gouvernement), 2020 : 5,745 milliards FCFA (un montant qualifié d’« atypique »), 2021 : 1,450 milliard FCFA, 2022 : 1,225 milliard FCFA, 2023 : 1,122 milliard FCFA, 2024 : 1,150 milliard FCFA (période le concernant directement).
Ousmane Sonko a également répondu à la polémique sur une rallonge de fonds qu’il aurait sollicitée, comme l’avait affirmé le ministre Abdourahmane Diouf. Il a détaillé les postes de dépenses nécessitant une inscription en loi de finances rectificative : 940,560 millions FCFA pour l’acquisition de véhicules auprès de l’ONRAC. 87 millions FCFA pour l’audit du programme décennal de gestion des inondations. 100 millions FCFA pour les activités du comité de commémoration du massacre de Thiaroye. 300 millions FCFA pour les travaux de mise aux normes du building administratif.
L’ancien Premier ministre a martelé sa position : il ne demande pas la suppression des fonds spéciaux, mais un encadrement et une transparence accrus. Il a annoncé qu’une proposition de loi sur les fonds spéciaux, ainsi qu’une autre sur les fonds sociaux, étaient en cours d’examen. « Je ne demande pas la suppression, mais la transparence », a-t-il insisté. Il a tenu à préciser qu’en tant que Premier ministre, il n’a « jamais pris un centime de ces fonds ni pour lui, ni pour sa famille ».
Près de 3 milliards « pompés » en 2023
Pour la Primature, le président de l’Assemblée nationale a révélé que plus de 3 milliards de francs CFA ont été retirés des comptes des fonds spéciaux entre mars et avril 2023, soit à son arrivée à la tête du gouvernement. C’est son directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) qui l’aurait alerté. Après avoir interrogé son prédécesseur à ce poste, on lui a suggéré de se tourner vers le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. « Je l’ai appelé, mais depuis, il ne m’a pas donné les explications », a-t-il déploré, ajoutant : « Jusqu’à mon départ de la Primature, ils ne m’ont jamais dit où est passée l’argent ».
Pour étayer son propos, Ousmane Sonko a livré une série de chiffres concernant les dotations annuelles de la Primature depuis 2012 : ( 2012 : 2,970 milliards FCFA , 2013 : 1,930 milliard FCFA, 2014 : 540 millions FCFA, 2015 : 2,028 milliards FCFA, 2016 : 2,772 milliards FCFA, 2017 : 2,502 milliards FCFA, 2018 : 2,190 milliards FCFA, 2019 : 2,061 milliards FCFA (année où la Primature a été supprimée, les fonds étant alors versés au Secrétariat général du gouvernement), 2020 : 5,745 milliards FCFA (un montant qualifié d’« atypique »), 2021 : 1,450 milliard FCFA, 2022 : 1,225 milliard FCFA, 2023 : 1,122 milliard FCFA, 2024 : 1,150 milliard FCFA (période le concernant directement).
Ousmane Sonko a également répondu à la polémique sur une rallonge de fonds qu’il aurait sollicitée, comme l’avait affirmé le ministre Abdourahmane Diouf. Il a détaillé les postes de dépenses nécessitant une inscription en loi de finances rectificative : 940,560 millions FCFA pour l’acquisition de véhicules auprès de l’ONRAC. 87 millions FCFA pour l’audit du programme décennal de gestion des inondations. 100 millions FCFA pour les activités du comité de commémoration du massacre de Thiaroye. 300 millions FCFA pour les travaux de mise aux normes du building administratif.
L’ancien Premier ministre a martelé sa position : il ne demande pas la suppression des fonds spéciaux, mais un encadrement et une transparence accrus. Il a annoncé qu’une proposition de loi sur les fonds spéciaux, ainsi qu’une autre sur les fonds sociaux, étaient en cours d’examen. « Je ne demande pas la suppression, mais la transparence », a-t-il insisté. Il a tenu à préciser qu’en tant que Premier ministre, il n’a « jamais pris un centime de ces fonds ni pour lui, ni pour sa famille ».
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