Fin de règne pour Netanyahu? Son rival bénéficie désormais du soutien crucial d’un parti arabe


Mercredi, Raam, l’un des deux principaux partis arabes israéliens, a fait savoir qu’il recommanderait au chef de l’État le centriste Gadi Eisenkot, adversaire de Benjamin Netanyahu, pour former le prochain gouvernement, les élections n’ayant permis à aucun camp de l’emporter.
"Le groupe parlementaire de la Liste arabe unie (dont l'acronyme en hébreu est Raam, NDLR) a décidé de recommander Eisenkot pour former le prochain gouvernement", a indiqué la formation dans un communiqué publié à la veille d'une rencontre avec le président Isaac Herzog, qui consulte les différentes forces politiques en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.

La coalition de Gadi Eisenkot dispose actuellement de 48 députés. En y ajoutant les huit élus de Raam, elle dispose théoriquement du soutien de 56 députés, soit davantage que les 53 sièges de la coalition de Benjamin Netanyahu. La majorité est établie à 61 élus. Ce soutien de Raam serait essentiel pour que le président israélien choisisse d’abord Gadi Eisenkot pour tenter de former un gouvernement, plutôt que Benjamin Netanyahu.

Tous les regards se portent donc vers l’autre parti arabe du pays, la “Liste unifiée”, qui dispose de 11 sièges. Selon le Times of Israel, ce parti de gauche pourrait se contenter de s’abstenir, ce qui bénéficierait également à Gadi Eisenkot.


Eisenkot veut “renouveler” les relations avec les États-Unis pour "renforcer la stabilité régionale"
 

Gadi Eisenkot, principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu, s'est engagé mercredi à "renouveler et renforcer les relations" avec les États-Unis s'il devenait chef du gouvernement à l'issue des tractations engagées à la suite des législatives en Israël.

"Sous mon leadership, nous renouvellerons et renforcerons ce partenariat, et consoliderons les fondations bipartisanes qui l'ont longtemps soutenu", a déclaré sur X M. Eisenkot, qui s'exprimait après la déroute électorale des républicains aux États-Unis, ajoutant avoir "hâte de travailler de façon constructive avec le président (Donald) Trump" pour "renforcer la stabilité régionale".

Tensions et risque de crise politique
 

L’absence de majorité claire menace le pays de paralysie politique, au moment où il fait face à une forte instabilité régionale liée au conflit au Moyen-Orient qui pourrait encore s’aggraver en cas de nouvelles frappes sur l’Iran, souhaitées par M. Netanyahu, toujours Premier ministre. Reste à voir comment la coalition de Gadi Eisenkot, qui est en bonne partie opposée à une alliance avec les partis arabes, réagiront à la position de Raam.

Les discussions post-électorales en Israël se tiennent dans un contexte interne crispé, le camp Netanyahu accusant les partis arabes, qui ont percé en remportant 19 sièges, de fraudes massives. L’opposition accuse en retour le Premier ministre de vouloir discréditer un scrutin qu’il n’a pas remporté.

Netanyahu dit qu’il “existe de graves soupçons” d’ingérence étrangère dans les élections

“Il existe de graves soupçons selon lesquels des États étrangers auraient engagé des sommes considérables pour influencer les résultats des élections en Israël”, a soutenu mercredi le premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, alors que les résultats sont désormais officiels.

 
Jeudi 5 Novembre 2026
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