“Nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour venir en aide aux personnes frappées par ce terrible accident et pour rétablir la normalité sur notre réseau à grande vitesse”, a déclaré Pedro Sánchez lors d’une brève intervention, quelques heures après la démission soudaine d’Óscar Puente.
“Dans cet objectif, et compte tenu du fait qu’il reste moins d’un mois avant les élections générales (...), j’ai décidé que le ministre de l’Économie, Carlos Cuerpo, assurerait à titre transitoire la gestion du ministère des Transports”, a-t-il ajouté, évoquant les législatives anticipées du 29 novembre.
“Le ministre Puente a assumé ses responsabilités, il a donné des explications, il a également apporté des solutions à une société qui les exigeait et qui les méritait, puis il a choisi de se mettre en retrait”, a estimé Pedro Sánchez mercredi.
Démission
Óscar Puente a présenté sa démission de manière inattendue dans la soirée de mardi, à l’issue d’une longue audition devant l’organe représentant le Congrès après la dissolution du parlement en vue des élections.
Le ministre, dont l’opposition réclamait depuis plusieurs jours le départ, avait pourtant écarté cette possibilité dans les premiers jours ayant suivi la collision entre deux trains à grande vitesse, qui a fait au moins 69 morts mercredi dernier près de la commune castillane de Urda, au sud de Madrid.
Óscar Puente, considéré comme très proche de Sánchez, dirigeait déjà le ministère lorsque, le 18 janvier, deux trains à grande vitesse étaient entrés en collision près de la localité d’Adamuz, en Andalousie (sud), faisant 46 morts.
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