Dans l’analyse qu’il fait de la crise budgétaire que traverse le Sénégal après le triple rejet de la loi de finances rectificative 2026, Sémou Thioune y développe une thèse claire : l'exécutif ne doit pas céder à la facilité des procédures d'exception pour sortir de l'impasse. Le débat a, en effet, enflé depuis plusieurs semaines. Au cœur des tensions : ce vote avorté et l'éventuelle adoption de la loi de finances rectificative (LFR) de l'exercice 2026, texte majeur qui vient corriger la loi de finances initiale (LFI) lorsque ses hypothèses de recettes ou de dépenses ne sont pas remplies. Comme le rappelle ce leader de l’UDO- Kiiraay de Touba, ce type de texte intervient également lorsqu'il s'agit d'intégrer de nouvelles ressources en cours d'année pour rester dans la trajectoire budgétaire ou consolider les bases.
Notre pays interlocuteur de rappeler la mécanique vertueuse qui encadre l'exécution budgétaire : après la LFI et la LFR, la loi de règlement doit intervenir en année n+1 — dans la pratique en n+2 — pour que l'exécutif rend compte de l'habilitation parlementaire sur un an. C'est un moment d'interactions constantes entre le ministère chargé des finances et du budget et la Cour des comptes, avant l'examen devant les députés.
Or, fait-il remarquer , la LFR 2026 a été rejetée aussi bien en commission des finances et du contrôle budgétaire qu'en plénière. Une situation qui pose une question centrale : quelle posture le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, clef de voûte des institutions, doit-il adopter pour sortir le pays de l'impasse ?
Le chef de l'État doit-il faire prendre au Gouvernement toutes les mesures « utiles », comme le suggère le compte-rendu du Conseil des ministres tenu le 28 octobre 2026 ? Pour Sémou Thioune, la réponse est sans ambiguïté : « prendre des mesures soumises à ratification dans les quinze jours par la même Assemblée nationale, qui exerce jusqu'ici son droit constitutionnel, n'est pas indiqué dans le contexte politique actuel ». Une mise en garde contre ce que l'État ne doit pas faire : « confondre la nécessaire continuité budgétaire avec un contournement du Parlement ».
Le leader identifie néanmoins une bouée de sauvetage : « les dispositions de l'article 68 alinéa 5 de la Constitution, qui doivent permettre au président de la République de faire passer ce budget par décret et de le mettre en vigueur, dans tous les cas de figure, après le 13 décembre 2026 ». Il poursuit . « Ainsi, la vie continue », écrit-il, en attendant le sort de la loi de finances initiale 2027.
Mais M’ Thioune prévient : « un seul changement dans la procédure pourrait constituer une botte secrète afin d'éviter au Sénégal le blocage qui vient d'être vécu avec la LFR ». Un appel à la prudence et à la méthode, plutôt qu'à la fuite en avant procédurale.
Notre pays interlocuteur de rappeler la mécanique vertueuse qui encadre l'exécution budgétaire : après la LFI et la LFR, la loi de règlement doit intervenir en année n+1 — dans la pratique en n+2 — pour que l'exécutif rend compte de l'habilitation parlementaire sur un an. C'est un moment d'interactions constantes entre le ministère chargé des finances et du budget et la Cour des comptes, avant l'examen devant les députés.
Or, fait-il remarquer , la LFR 2026 a été rejetée aussi bien en commission des finances et du contrôle budgétaire qu'en plénière. Une situation qui pose une question centrale : quelle posture le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, clef de voûte des institutions, doit-il adopter pour sortir le pays de l'impasse ?
Le chef de l'État doit-il faire prendre au Gouvernement toutes les mesures « utiles », comme le suggère le compte-rendu du Conseil des ministres tenu le 28 octobre 2026 ? Pour Sémou Thioune, la réponse est sans ambiguïté : « prendre des mesures soumises à ratification dans les quinze jours par la même Assemblée nationale, qui exerce jusqu'ici son droit constitutionnel, n'est pas indiqué dans le contexte politique actuel ». Une mise en garde contre ce que l'État ne doit pas faire : « confondre la nécessaire continuité budgétaire avec un contournement du Parlement ».
Le leader identifie néanmoins une bouée de sauvetage : « les dispositions de l'article 68 alinéa 5 de la Constitution, qui doivent permettre au président de la République de faire passer ce budget par décret et de le mettre en vigueur, dans tous les cas de figure, après le 13 décembre 2026 ». Il poursuit . « Ainsi, la vie continue », écrit-il, en attendant le sort de la loi de finances initiale 2027.
Mais M’ Thioune prévient : « un seul changement dans la procédure pourrait constituer une botte secrète afin d'éviter au Sénégal le blocage qui vient d'être vécu avec la LFR ». Un appel à la prudence et à la méthode, plutôt qu'à la fuite en avant procédurale.
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