École de football des Maristes : un coach déféré pour des accusations de viols et d’actes contre nature sur deux garçons de 11 et 12 ans

Une enquête aux faits particulièrement graves secoue une école de football évoluant au stade municipal des Maristes. Selon Libération, Abdoul Aziz Babou, 45 ans, a été déféré au parquet après avoir été mis en cause pour des faits présumés de viol, détournement de mineurs et actes contre nature. Deux garçons âgés de 11 et 12 ans avaient été identifiés comme victimes présumées au stade de l’enquête rapporté par le quotidien.


L’affaire aurait débuté par le signalement d’un père de famille. D’après Libération, A.T., âgé de 58 ans, s’est présenté auprès des autorités après avoir été alerté par son fils de 11 ans.
 
Selon son récit, l’enfant était rentré tardivement du stade le 30 août 2026. Interrogé sur les raisons de son retard, il aurait alors confié à son père que son entraîneur, Abdoul Aziz Babou, l’aurait retenu et aurait commis sur lui des gestes à caractère sexuel.
 
Profondément choqué par ces déclarations, le père de famille indique avoir immédiatement conduit son fils à la gendarmerie.
 
Les enquêteurs l’ont d’abord orienté vers un médecin. Les constatations médicales, telles que relatées par Libération, auraient relevé chez l’enfant des lésions anales récentes.
 
Le mineur a ensuite livré un récit détaillé aux gendarmes.
 
Selon ses déclarations rapportées par le journal, il avait demandé à son père de l’inscrire dans cette école de football en raison de son intérêt pour ce sport. C’est dans ce cadre qu’il aurait fait la connaissance du coach mis en cause.
 
L’enfant affirme qu’après une séance d’entraînement, son entraîneur aurait attendu que les autres personnes quittent les lieux avant de l’attirer dans un local servant à ranger les équipements.
 
Le mineur relate alors des gestes sexuels qui auraient été commis par l’adulte.
 
Il affirme également qu’à une autre occasion, l’entraîneur l’aurait invité avec un autre pensionnaire, identifié sous les initiales S.M., dans une chambre située à Yarakh après les entraînements.
 
Le jeune S.M., interrogé à son tour par les enquêteurs, aurait confirmé certains éléments du récit de son camarade, selon Libération.
 
Il aurait notamment affirmé que le coach invitait les deux enfants dans une chambre et qu’il aurait eu des rapports sexuels avec son ami en sa présence. Toujours selon les déclarations attribuées au mineur, l’entraîneur aurait menacé de les chasser de l’école s’ils parlaient de ce qui se passait.
 
Les premiers éléments recueillis par les gendarmes laissent penser, selon le quotidien, que d’autres victimes présumées pourraient exister. Un autre pensionnaire de 16 ans aurait notamment évoqué auprès des enquêteurs des alertes provenant d’une équipe adverse à la suite d’une rencontre de football.
 
À la date des éléments publiés par Libération et visibles dans le document fourni, deux victimes présumées, âgées de 11 et 12 ans, avaient été formellement identifiées par les gendarmes.
 
Abdoul Aziz Babou a été interpellé puis déféré au parquet pour les chefs mentionnés par le journal. L’enquête doit notamment permettre de déterminer l’étendue exacte des faits dénoncés, d’identifier d’éventuelles autres victimes et d’établir les responsabilités.
Samedi 8 Août 2026
Dakaractu



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