Un mois après la cuisante défaite du candidat des Fal2012, Djibo Kâ ouvre son domicile au Quotidien. Loin d’être étreint par la désillusion présidentielle, l’ancien ministre de l’Environnement de Abdoulaye Wade garde toute sa lucidité et son flegme. Pas d’amertume encore moins de rancœur dans son cœur rasséréné, par une longue et trépidante carrière politico-administrative. Dans cet entretien, il est revenu sur les investitures qui menacent aussi l’équilibre fragile de son parti, son compagnonnage avec Abdoulaye Wade, sur le débat des audits. Sans occulter bien sûr son spectaculaire soutien à Abdou Diouf en 2000. Djibo Kâ à bâtons rompus.
M. Kâ, les investitures sur les listes ont provoqué beaucoup de remous dans les partis politiques. Comment l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a géré cette affaire ?
Difficile alors qu’au début ça a été très clair : chaque candidat potentiel a été invité dès le départ à présenter son dossier de candidature au complet. Par la suite un comité de 17 membres, fruit de la journée de concertation du 14 avril, a été mis en place. Mais quand il a fallu faire les classements, les problèmes ont commencé. Bonjour les frustrations ! Je le reconnais. Il y a eu des dégâts collatéraux évidents. Chacun voulait la meilleure place. La 3e place par exemple, sans compter la parité absolue, qu’on a rigoureusement respectée. A l’arrivée les gens ne sont pas contents. C’est la vie qui est comme ça. Chacun fait son choix. Moi en tant que Sg (Secrétaire général) de l’Urd, je n’ai aucun candidat à tel ou tel poste. Ma préférence aurait été que chaque leader local aille chez lui sur les listes départementales. Comme Diégane Séne l’a par exemple fait à Mbour. Donc j’ai fait mon choix sans aucun parti pris. Objectivement, j’ai fait ce que j’ai à faire. C’est vrai, il y a des gens qui ne sont pas contents, j’ai beaucoup de pressions auxquelles je fais face comme il faut.
J’ai entendu les revendications des jeunes. Il y a pourtant 13 jeunes sur la liste nationale. A la 8ème place une fille, à la 9ème à la 16,17, 18, 20e place… par rapport aux autres partis… prenez Benno Book Yaakaar le 1er jeune est à la 9e place, au Pds (Parti démocratique sénégalais) à la 15e. Donc on a mieux fait que ces gens-là. Je comprends la contestation des jeunes mais il faut qu’ils sachent raison garder. En tout cas, on est quitte avec notre conscience. Evidemment que la 9e place à BBY n’est pas la même chose, à l’Urd pour la simple raison que cette coalition est au pouvoir. C’est la raison pour laquelle les gens doivent savoir raison garder. A l’époque bien avant tout le monde, j’ai mis en avant la jeunesse. C’est la 1ere fois que l’Urd fait la part aussi belle à la jeunesse. En 1998, il n’y avait aucun jeune sur la liste. En 2000, le 1er jeune était à la 57ème place alors que nous étions en coalition avec le Pds. Donc des efforts ont été faits pour placer les jeunes à la place qu’il faut. Il faut qu’ils soient patients, qu’ils aient confiance à l’Urd, c’est leur maison paternelle et maternelle. Ils ont construit cette maison avec moi. Il faut qu’elle soit plus belle que jamais. D’accord il faut qu’ils se battent avec moins de bruit et surtout ne pas vociférer des sirènes. Cette presse-là c’est un massacre pour tous les partis. C’est le Sénégal qui est comme ça quand il y a un nouveau pouvoir, les gens migrent. Les gens doivent apprendre à être constants. Je ne donne de leçon à personne. Mais, je demande à Macky Sall de mettre en place des mécanismes pour combattre la transhumance. Une loi doit même être prise contre ça formellement. Une loi dit, quand un député quitte son parti il perd son mandat mais ça n’a jamais été appliqué. Sauf au cas où ! Dans le cas de Macky. La transhumance doit être réglementée sur le plan moral et sur le plan éthique.
| «Je comprends la contestation des jeunes mais il faut qu’ils sachent raison garder. C’est le Sénégal qui est comme ça quand il y a un nouveau pouvoir les gens migrent. Les gens doivent apprendre à être constants. Je ne donne de leçon à personne. |
Quels sont vos objectifs pour ces Législatives ?
Nous voulons avoir des députés. Mais, je n’avance pas de chiffres. Nous voulons être parmi les parlementaires qui comptent, créer un nouveau type de députés. J’ai été déjà député pendant 6 ans mais avec deux mandats entrecoupés. J’aimerais être un député pendant un certain temps pour avoir une expérience parlementaire en plus celle gouvernementale. Je vais bien sûr siéger par respect au Peuple sénégalais. Le vrai peuple sénégalais, pas celui des Assises (nationales).
On ne comprend pas ?
Je me comprends moi ! Le Peuple sénégalais est un peuple réel concret pas de salon. Le vrai peuple Sénégalais est dans les champs, dans les pâturages au marché dans les magasins sous la chaleur mais pas dans les bureaux climatisés avec beaucoup de bavardage.
Il Semble que Abdoulaye Wade a chassé les partis qui composaient les Fal2012 (Coalition qui a soutenu la candidature de l’ancien chef de l’Etat)?
Non, non, non. Le lendemain du 25 mars bien avant que le verdict du Conseil constitutionnel ne tombe, on s’est retrouvés avec lui au Palais. Dans la courtoisie, le calme et la dignité, on a fait le point sur l’élection. Au finish, on a reconnu que Macky Sall a été bien élu, très bien élu même et que Wade a fait un geste historique important, le 25 au soir, en appelant Macky Sall pour lui dire «bravo tu as gagné». Cette attitude a beaucoup aidé à apaiser l’atmosphère lourde au Sénégal. Ce jour-là, nous avons décidé d’un commun accord que chacun aille de son côté quitte à se retrouver dans un même groupe parlementaire. On n’a pas été libérés, nous nous sommes convenus à une décision d’ensemble. Il n y a pas eu de libération comme si on a été enchaînés. Je n’ai pas aimé l’appellation. Parce que ça ne correspond pas aux faits historiques. On n’a pas été libérés encore une nouvelle fois, on s’est gentiment quittés.
| «Je demande à Macky Sall de mettre en place des mécanismes pour combattre la transhumance. Une loi doit même être prise contre ça formellement» |
Quelle est la cause de votre défaite ?
Le besoin de changement. C’est un principe des Sénégalais. On sentait venir. Nous, on avait peur de la violence. On priait pour que le Sénégal ne sombre pas. Le contexte de l’époque, c’était chaud. Dakar a failli brûler. Pour nous, l’essentiel c’est de calmer le jeu: aller dans le calme à l’élection et reconnaître la voie de Dieu. On a senti venir. Le 23 juin est déjà une date historique. Ce jour-là on a fait un mauvais choix. Grâce à Dieu, il a entendu son Peuple, il a retiré ce projet que j’ai publiquement condamné. Je n’étais pas d’accord et j’ai dit ce qu’il fallait dire. J’étais prêt à quitter. S’il n’avait pas retiré le texte, je serais déjà parti. Je le lui ai dit en face. J’ai été écouté, entendu et compris. Wade est un grand homme, il n’est pas téméraire wade.
Les Sénégalais aspiraient à une nouvelle mode de gouvernance avec moins d’arrogance et de témérité, moins éloignée du Peuple, plus proche des populations. Déjà en 2009, j’ai dit que c’est l’arrogance qui va nous faire perdre et c’est ce qui s’est produit lors des Locales de la même année. Je n’ai pas été consulté, je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que Wade est venu en conseil avec le projet. J’ai dit ce que j’en pensais comme tant d’autres. Et le jour où il a déposé le texte au Parlement ça a fait le feu. Le 23 juin est une date historique qu’il ne faut jamais oubliée, c’est à cette date que le M23 est né. Je le dis et le répète je ne sais pas ce qui a motivé ce texte encore une fois je n’ai pas été consulté. Quand je ne comprends pas une chose, je ne peux pas la défendre malgré mon engagement auprès de lui (Wade). Quand je ne sais pas, je me démarque objectivement et publiquement. Ce jour-là, une conscience citoyenne s’est fortement développée au Sénégal. Il faut le reconnaître.
Donc chapeau bas à Alioune Tine ?
Non ! Pourquoi ? Tout cela est lié au contexte mondial. Il y a eu un véritable travail de sensibilisation et de conscientisation. Jamais les gens n’ont été sensibilisés sur la teneur d’une charte. C’est positif à condition que ce soit bien géré pour qu’il n’y ait pas de dérapage.
| «La fortune de Macky (Sall) me paraît étonnant, curieux pour ne pas être méchant. Il fait des déclarations intempestives inutiles le plus souvent qui se retournent contre lui-même.» |
Quel regard portez-vous sur les semaines de la gouvernance de Macky ?
Pour l’instant, je m’abstiens de commentaires. J’attends 100 jours. Mais déjà je pus dire qu’il a bien commencé mais il en fait un trop: des déclarations intempestives inutiles le plus souvent qui se retournent contre lui-même. La déclaration de patrimoine est en soi une bonne chose mais ça a été un peu mal géré en termes de communication. C’est trop polémique. Je vais bientôt me prononcer sur ça. L’idéal aurait été que chaque candidat à la Présidence fasse sa déclaration de patrimoine bien avant, afin que les Sénégalais sachent qui est qui. La déclaration de patrimoine n’a rien à voir avec la charte des assises c’est la Charte du pays qui le dit, qui l’exige. Ils ont ouvert des brèches maintenant, c’est béat. J’attends le 6 juin pour me prononcer. Tout de même la fortune de Macky (Sall) me paraît étonnant, curieux pour ne pas être méchant.
Que pensez-vous de la réactivation de la loi sur l’enrichissement illicite ?
La loi sur l’enrichissement illicite a fait peur à tout le monde au temps du Parti socialiste (ancien parti au pouvoir). A la fin, Abdou Diouf a mis la pédale douce. En ce moment, jetais au cœur de l’Etat en tant ministre de l’Information. Maintenant Macky Sall veut ressusciter cette loi. C’est mieux. C’est le moment. La loi doit être non seulement réactivée mais également appliquée sans discrimination aucune. Dont la base est des audits clairs nets et transparents. Auditons les 12 ans de pouvoir de wade chacun va répondre de sa part de gestion. Qui a fait quoi ? Qui a pris quoi ? Où ? Et comment ? Avec qui ? Mais à la condition que tout le monde soit dans le même panier. Ce n’est pas bon de faire dans la sélection. Les termes de référence doivent être très clairs et en aucun cas ils ne doivent viser quelqu’un a priori. Et que personne ne soit protégé par quelque motif que ce soit. Actuellement, la loi est trop lourde, un chef d’Etat dans l’état actuel des choses ne peut même pas être entendu à titre de témoin encore moins être jugé. Pour que la Justice soit tranquille, il faut qu’elle soit dans des conditions optimales de travail. Les termes de référence doivent porter sur les actes de gestion, sur la loi des finances entre autres. Nous faisons confiance aux experts sénégalais mais à condition qu’ils prouvent leur objectivité. Pas de parti pris en tout cas. En somme les audits doivent être objectifs, exhaustifs et contradictoires. Les auditeurs doivent être choisis à la suite d’appel d’offres international.
Je suis plus que prêt, je suis champion de la transparence. En 2005, j’ai écrit «un petit berger dans l’Etat» et toutes ces questions y sont contenues. Je suis blanc comme neige. En tout cas, je le pense, je le souhaite vivement. On ne sait jamais. Ça me fait mal de voir que tout le monde est mis dans le même panier. 400 milliards volés ! C’est fou c’est grotesque comme accusation ! C’est injuste cette façon de balancer des chiffres. 430 milliards planqués dans des paradis extérieurs ! Par qui ? Par l’ancien régime ; mais c’est totalement faux. J’ai beaucoup de respect pour ce monsieur (Me Moussa Félix Sow) qui a fait cette révélation mais dans ce cas d’espèce il m’a beaucoup déçu. Il faut donner des preuves et dire qui a fait quoi. Les Sénégalais sont émotifs. Je crois que je suis un mauvais Sénégalais parce que je ne ressens aucune émotion. Mais je dois dire tous ces débats de bas étages me font mal. Si de l’argent a été planqué ailleurs, moi je n’en fais pas partie. Si le forum civil a des documents, il n’a qu’à les sortir. Il n’a accusé personne il a dit en général mais c’est là où c’est grave. La responsabilité pénale n’est pas collégiale, mais individuelle.
| 430 milliards planqués dans des paradis extérieurs par l’ancien régime c’est totalement faux |
Comment avez vécu le 25 mars ?
J’ai vécu le 25 mars avec beaucoup de calme. Je m’attendais à la défaite. J’étais content d’entendre que Wade a appelé à Macky Sall vers 20h30. Wade croyait qu’il allait gagner. On a cru à cette éventualité, c’est pourquoi je ne l’ai pas conseillé de désister. C’était mal fait, mal calculé. Au 2ème tour ? Son score a même diminué. Nos militants ont voté Macky Sall à la base. Macky n’a pas de militants à la base. Les Sénégalais sont impatients, ils ne savent pas attendre. Moi je vote à Thiarni dans le Linguère. A 9h30 je suis allé voter avec ma femme et mes amis dans mon bureau de vote là où d’ailleurs j’ai été battu par deux fois. On est en démocratie, chacun fait son choix. Après, j’ai fait un tour dans le village, j’ai déjeuné à 15h à Dahra puis j’ai pris la route de Linguère pour Dakar. A la clôture du scrutin, j’ai écouté les résultats et à chaque fois c’est Macky qui gagne les bureaux. J’ai dit à Coumba kâ (son épouse): c’est fini. J’ai revu Wade le lendemain, il était resté le même. Pour le reste, je souhaite du courage à Macky Sall et beaucoup de chance, de calme et de sérénité au Sénégal. Que chacun fasse son devoir dans le calme. Que chacun respecte son vis-à-vis. Il faut qu’on fasse de façon rapide, exhaustive et contradictoire les comptes de l’Etat. Il faut que les jeunes soient patients. La patience est la main du bonheur. Et que Dieu garde le Sénégal.
Djibo Kâ pense-t-il à la retraite après toutes ces années passées ?
Il faut demander à Dieu. Vous êtes pressé de me voir à la retraite. Je suis encore à la direction de l’Urd sauf si les militants en décidaient autrement. Quand ? Je ne sais pas.
Que reste-t-il du slogan «Changer le présent, créer l’espoir et construire l’avenir» ?
Tout y reste. Au début l’Urd était un courant. Les Sénégalais étaient contents de voir le martyr que j’étais. On a joué sur la victimisation comme Macky Sall l’a fait maintenant. Bref, on était bien adopté par le Peuple sénégalais. Nous en avons profité et avons obtenu un groupe parlementaire en 1998. En 2000, j’ai réussi à avoir 3 députés malgré la campagne de diabolisation suite à l’appel à voter pour Abdou Diouf au 2ème tour en 2000. Depuis nous ne sommes plus partis sous notre bannière. Mais, j’entends reconquérir notre lustre d’antan. Donc l’espoir est là et notre volonté de changement n’a pas varié. C’est Macky Sall qui a dit que je pouvais être le 4ème président du Sénégal. Je ne l’ai jamais dit. Ironie du sort c’est lui qui l’est devenu. C’est la voie de Dieu. Je l’accepte sans problème. Il a eu plus de chance que nous tous. C’est une question de chance même s’il a beaucoup travaillé. Pendant que les gens étaient à la place de l’Obélisque, il était dans le pays. Il a beaucoup de moyens, les Sénégalais l’ont vu. Il a beaucoup de baraka. On n’a pas compris comment tout d’un coup tout a basculé. Lui-même ne s’attendait pas à ça.
C’est toujours une interrogation : Pourquoi avez-vous soutenu Diouf en 2000 ?
Pour la première fois, je vais vous le dire. Il y a 3 raisons fondamentales. Premièrement, l’entourage de Wade n’aimait pas Djibo kâ. Ils sont là vivants ils m’entendent. Wade m’appelle me dit : «Qu’est-ce que tu veux ? Il faut que je mette quelle chose dans la bouche de quelqu’un qui a x % et toi tu as y%.» La 2ème raison est sentimentale. Diouf est un parent, un grand frère, il l’est toujours d’ailleurs parce que son père est l’époux de ma tante à Linguère. Elle est encore en vie. Elle s’appelle Bodiel Kâ. J’avais pitié de lui. Tous les gens de la social-démocratie l’avaient lâché, mais je suis un homme aux convictions fortes.
3ème raison fondamentale : J’ai senti que même s’il avait gagné il n’allait pas gouverner. Parce que, il chauffait partout dans le pays. Si certains ont négocié sur ma tête, tant pis. Mais 11 mois après, on s’est séparé d’eux. Je n’ai pas regretté. Tout le monde a prédit ma fin mais je suis là toujours présent.
En 2000, j’avais pitié de Diouf. Tous les gens de la social-démocratie l’avaient lâché.
Ensuite vous avez rejoint Wade…
Je l’ai fait pour l’intérêt du pays et de la démocratie. Nous avons négocié toute une journée à la Présidence et scellé un accord de partenariat. Vous pouvez demander à Babacar Gaye (ex-directeur de Cabinet de Wade). Je n’ai pas été chassé du Ps. Ils n’ont jamais osé m’exclure car j’ai la conscience tranquille. Le concept de courant, c’est moi qui l’ai crée. Maintenant, c’est devenu un effet de mode.
Et si pour les mêmes raisons Macky vous appelle ?
Ce n’est pas le même contexte. Et puis j’ai envie de respirer: 22 ans de présence dans les gouvernements, 3 ans en tant que directeur de cabinet de Senghor qui dit mieux. Je suis très fier de ce que j’ai fait. Pour moi et pour le Sénégal. Après les élections, je vais me mettre au vert quelque part. Où ? Je ne sais pas encore. Je n’ai pas regretté ce que j’ai fait avec Wade mais s’il fallait recommencer je ne le referais pas.
Soyez plus explicite ?
Y a rien à comprendre. C’est une belle expérience pour moi et pour l’Urd. Mais, si c’était à refaire je ne l’aurais pas fait. On s’est trompés en pensant que le parti doit siéger au gouvernement. C’est trop. Afin ce n’est pas trop tard pour bien faire.
Quel est l’état d’esprit de Wade après la perte du pouvoir ?
Il est calme et serein. Il reçoit beaucoup de gens. On s’est vus avant-hier (l’interview a eu lieu jeudi). On a échangé sur l’état du pays mais on n’a attaqué personne. On n’a parlé de personne, en particulier.
( Le Quotidie )
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