"Dans les grandes difficultés, seule l'audace politique est conseillère"
Pastiche de Publilius Syrus dans les Sentences
Supprimer le Sénat est un geste fort et courageux à magnifier. Cet acte est d’autant plus symbolique qu’il n’est guidé que par votre sens des responsabilités. Car, ai-je besoin de le rappeler, à l’époque, pendant la campagne présidentielle, une grande partie de la classe politique avait milité, comme le recommandaient les conclusions des « Assises nationales », pour la suppression du Sénat. Mais, vous aviez eu le courage politique, en cette période, de ne pas abonder dans le sens de vos challengers d’alors. C’est un mérite. Il faut le saluer. Je vous dis donc merci Monsieur le Président. Ce sont les situations exceptionnelles qui révèlent les grands hommes ; vous en êtes un et je vous encourage à toujours écouter l’âme de votre peuple. Ce peuple meurtri et désemparé qui place beaucoup d’espoir en vous.
En effet, en politique, comme vous venez de le faire, il faut savoir poser des actes forts. Toutefois, cela ne saurait suffire Monsieur le Président. Après ces moments cliniques, à mon humble avis, il faudrait apporter des mesures durables par rapport à trois grands axes : Emploi (des jeunes), la situation énergétique et le cadre de vie (assainissement et inondation). Pour chaque axe, il faudrait mettre en place un comité transversal de gestion et de suivi.
En ce qui concerne le cadre de vie, au-delà des chiffres que des acteurs avancent pêle-mêle, c’est avant tout la planification et la contractualisation des actions entre les différents acteurs qui me semblent le point de départ. Ensuite profiter de ce moment précis pour identifier l’ensemble des zones à problèmes. Il y a, me paraît-il, deux phases : la gestion de la crise en tant que telle et la réflexion pour des solutions durables à la crise. En de pareilles circonstances, il faudrait éviter de confondre la gestion urgente de la crise et la réponse à apporter à celle-ci ; ce qui nécessiterait de planifier la mise en place de programmes viables dans le temps et dans l’espace. Cela commence d’abord par l’identification des différents modes de gestion possible et la mobilisation des ressources financières adéquates.
Cependant, pour être crédible auprès des bailleurs de fonds, je pense qu’il faudrait mener de sérieuses enquêtes sur les milliards engloutis jusqu’ici dans la gestion des inondations sans effets réels sur le terrain. C’est en ce sens d’ailleurs que je salue l’initiative du député, Abdou Mbow, demandant à ses collègues du parlement de mettre sur pied une commission parlementaire sur la gestion des inondations, notamment sur les infrastructures qui ont été faites et qui sont dénuées de tout aménagement d’assainissement.
La solution à ces ennuis ne serait pas que financière. Si vous n’y prenez pas garde, il arrivera un moment où aucun bailleur n’acceptera de soutenir d’autres programmes initiés en ce sens. Il faudra instaurer à l’avenir une gouvernance vertueuse des fonds alloués à ces causes avec la mise en place de cadres de contrôle et de mesure. Il faudrait également une éducation populaire citoyenne en ce qui concerne le maintien et la pérennisation des futures infrastructures.
Ainsi, en tant que militant socialiste, membre de la coalition « Benno Bokk Yakaar », je salue la suppression du Sénat pour cette cause noble. Toutefois, à mon avis, pour davantage rapprocher l’Etat de son peuple, pour une prise en compte des aspirations de la base, un Haut Conseil des Collectivités Locales renforcerait notre démocratie.
Samba Aly BA ; Coordination PS en France
Membre fondateur Agora des socialistes
Expert en développement territorial
Pastiche de Publilius Syrus dans les Sentences
Supprimer le Sénat est un geste fort et courageux à magnifier. Cet acte est d’autant plus symbolique qu’il n’est guidé que par votre sens des responsabilités. Car, ai-je besoin de le rappeler, à l’époque, pendant la campagne présidentielle, une grande partie de la classe politique avait milité, comme le recommandaient les conclusions des « Assises nationales », pour la suppression du Sénat. Mais, vous aviez eu le courage politique, en cette période, de ne pas abonder dans le sens de vos challengers d’alors. C’est un mérite. Il faut le saluer. Je vous dis donc merci Monsieur le Président. Ce sont les situations exceptionnelles qui révèlent les grands hommes ; vous en êtes un et je vous encourage à toujours écouter l’âme de votre peuple. Ce peuple meurtri et désemparé qui place beaucoup d’espoir en vous.
En effet, en politique, comme vous venez de le faire, il faut savoir poser des actes forts. Toutefois, cela ne saurait suffire Monsieur le Président. Après ces moments cliniques, à mon humble avis, il faudrait apporter des mesures durables par rapport à trois grands axes : Emploi (des jeunes), la situation énergétique et le cadre de vie (assainissement et inondation). Pour chaque axe, il faudrait mettre en place un comité transversal de gestion et de suivi.
En ce qui concerne le cadre de vie, au-delà des chiffres que des acteurs avancent pêle-mêle, c’est avant tout la planification et la contractualisation des actions entre les différents acteurs qui me semblent le point de départ. Ensuite profiter de ce moment précis pour identifier l’ensemble des zones à problèmes. Il y a, me paraît-il, deux phases : la gestion de la crise en tant que telle et la réflexion pour des solutions durables à la crise. En de pareilles circonstances, il faudrait éviter de confondre la gestion urgente de la crise et la réponse à apporter à celle-ci ; ce qui nécessiterait de planifier la mise en place de programmes viables dans le temps et dans l’espace. Cela commence d’abord par l’identification des différents modes de gestion possible et la mobilisation des ressources financières adéquates.
Cependant, pour être crédible auprès des bailleurs de fonds, je pense qu’il faudrait mener de sérieuses enquêtes sur les milliards engloutis jusqu’ici dans la gestion des inondations sans effets réels sur le terrain. C’est en ce sens d’ailleurs que je salue l’initiative du député, Abdou Mbow, demandant à ses collègues du parlement de mettre sur pied une commission parlementaire sur la gestion des inondations, notamment sur les infrastructures qui ont été faites et qui sont dénuées de tout aménagement d’assainissement.
La solution à ces ennuis ne serait pas que financière. Si vous n’y prenez pas garde, il arrivera un moment où aucun bailleur n’acceptera de soutenir d’autres programmes initiés en ce sens. Il faudra instaurer à l’avenir une gouvernance vertueuse des fonds alloués à ces causes avec la mise en place de cadres de contrôle et de mesure. Il faudrait également une éducation populaire citoyenne en ce qui concerne le maintien et la pérennisation des futures infrastructures.
Ainsi, en tant que militant socialiste, membre de la coalition « Benno Bokk Yakaar », je salue la suppression du Sénat pour cette cause noble. Toutefois, à mon avis, pour davantage rapprocher l’Etat de son peuple, pour une prise en compte des aspirations de la base, un Haut Conseil des Collectivités Locales renforcerait notre démocratie.
Samba Aly BA ; Coordination PS en France
Membre fondateur Agora des socialistes
Expert en développement territorial
Autres articles
-
Terrorisme et extrémisme violent : le patron de la CIMCT appelle les journalistes à une responsabilité durable
-
Donald Trump plaide pour “l’auto-régulation” de l’IA et évoque "un accord contraignant sur le plan moral"
-
Label RSE du CNP (Édition 2026) : 26 entreprises labellisées…le patronat veut passer de l'engagement affiché à la preuve par les indicateurs ESG
-
Exclusion d'Orélien du Goncourt : Critiques, éditeurs et écrivains sénégalais s'interrogent sur la littérature à l'ère du soupçon
-
Kaolack - Clôture du mois de l'alphabétisation : "Sunu école dafa fébar" (Moustapha Guirassy, ministre de l'éducation nationale)


