Les dernières inondations enregistrées à Dakar donnent une résonance particulière au 4e Colloque international du Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS). En ouvrant les travaux au nom du Président Bassirou Diomaye Faye, le Directeur de Cabinet adjoint de la Présidence, Meïssa Diakhaté, a rappelé que la résilience africaine ne peut plus être réduite à la capacité de surmonter les crises. Elle doit désormais reposer sur l’anticipation, la prévention et la capacité des États à protéger durablement leurs populations.
Le message est d’autant plus préoccupant que les menaces se multiplient et se transforment. Terrorisme, extrémisme violent, criminalité transnationale, trafics illicites, tensions communautaires, cyberattaques et manipulation de l’information constituent désormais un même écosystème de vulnérabilités. Le discours pointe particulièrement l’essor de l’intelligence artificielle, capable d’amplifier la désinformation à travers les contenus artificiellement générés et les deepfakes. « L’Afrique doit être actrice de l’intelligence artificielle, et non simplement consommatrice des technologies conçues ailleurs », avertit le représentant du chef de l’État.
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