Casamance : deux soldats tués et un autre blessé à Effock (DIRPA)


Casamance : deux soldats tués et un autre blessé à Effock (DIRPA)
Deux militaires sénégalais ont été tués et un autre blessé, jeudi, dans une attaque rebelle à Effock, en Casamance (Sud-ouest), selon le colonel Adama Diop de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).

‘’Au moment où je vous parle, je suis en mesure de confirmer qu’il y a deux soldats qui ont perdu la vie, tandis qu’un autre a été blessé’’, a dit le colonel Diop qui intervenait, en wolof, dans l’édition du soir du journal parlé de la radio privée RFM, à Dakar.

Les militaires venaient de réagir à une embuscade vers Effock, a précisé l’officier supérieur. ‘’Partout dans le Sud du pays, les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, l’armée est présente, contrôle tous les secteurs et mène son travail’’, a-t-il ajouté.

Depuis décembre 1982, le Sud-ouest du Sénégal est confronté à la rébellion indépendantiste du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Le conflit, actuellement le plus vieux en Afrique, a causé plusieurs morts et des milliers de déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins.
Vendredi 25 Mai 2012
APS




1.Posté par Momar Idrissa NDIAYE le 25/05/2012 09:28
URGENCE-ABSOLUE
Le dilatoire a mené à la radicalisation de la lutte armée observée depuis l’année 2011. Ciblage de cantonnements des forces de défense et de sécurité et prises d’otages ont fait leur apparition : Cela ressemble à une véritable offensive militaire. S’en suivront un traumatisme dans les familles des soldats retenus et de possibles appréhensions dans la troupe. Fût-elle professionnelle. Faut-il attendre qu’un espace soit « libéré », qu’une "ligne-de-front" se dessine ? Il est urgent d’agir résolument.
Le Président de la république pouvait bien inaugurer son mandat par des initiatives hardies pour le triomphe de la paix en Casamance. Des négociations non-stop engagées, tant avec les ailes intérieures qu’extérieures, tant avec les factions militantes que combattantes du Mfdc, sont nécessaires à la réalisation de la paix.
On peut bien envisager l’évolution du MFDC vers un mouvement purement politique, avec exactement les mêmes aspirations, en échange d’un règlement équitable par le dialogue et la consultation. Suivra, alors, le renoncement à la lutte armée, pour atteindre des objectifs politiques : ce qui sera un pas décisif pour une solution apaisée. Aussi une grande détermination intérieure et des garanties extérieures devront-elles y contribuer.
Les régions ont besoin d’attention, mais c’est plus exactement le STATUT de la région administrative qui devrait évoluer. Cela dans le cadre d’une REFORME ADMINISTRATIVE CONSENSUELLE destinée au renforcement de la décentralisation et tournée résolument vers l’aménagement du territoire. La région, prise comme division administrative, pourrait tout simplement disparaitre. Emportant avec elle la Gouvernance et les Administrations régionales, la région laisserait ainsi place au département, devenu première division administrative munie de toutes les structures déconcentrées nécessaires à la GESTION DE PROXIMITE ET A TEMPS REEL.
Incontestablement, une NOUVELLE-FORMULE de région érigée en collectivité territoriale décentralisée présente le plus grand intérêt pour (entre autres choses) le règlement de la crise casamançaise. Elle ne serait plus placée sous la TUTELLE d’un Gouverneur nommé, mais dirigée par un RESPONSABLE élu démocratiquement, donc, au LEADERSHIP accepté. Dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, la région, sans être un Etat dans l’Etat, acquière de fait un STATUT POLITIQUE. La déconcentration (Décentralisation, Régionalisation…) peut, si j’ose dire, « libérer » la région, des pesanteurs d’une CENTRALISATION-Césarienne.
M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP / Thiès



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