Assainir la lutte, nettoyer les écuries des médias

Le Président Alioune Sarr a brandi la menace. Le Cng de lutte n’exclurait pas une année sabbatique dans l’arène sénégalaise, sous sa version tout à la fois la plus populaire et la plus décriée. La violence qui ne relève plus seulement de l’exception dans les avants et après combats est passée par là. La lutte avec frappe serait en sursis.


Assainir la lutte, nettoyer les écuries des médias
Une première mesure est tombée en début de semaine, portant interdiction des face-à-face entre lutteurs, sur des plateaux de télévision. Assez pour soulever l’ire de Gaston Mbengue. Le promoteur ne s’imaginerait plus un combat de lutte sans face-à-face, assimilant un tel scénario à une élection présidentielle sans campagne.

On en arrive à se demander ce qu’il en était des grandes confrontations, avant l’avènement, il n’y a guère plus de deux saisons, de l’ère des shows faits de défiances entre adversaires à l’affiche, suivies de séances d’exorcisme pour les vaincus, la semaine suivante. Ces derniers saisissent toujours ces occasions pour verser dans moult tentatives de justification d’un « faux pas » qu’ils se proposent de vite dépasser, s’ils ne chargent les arbitres ou l’instance de gestion, accusés de tous les maux.

Des générations de champions ont honoré leurs contrats, produit des spectacles de qualité et passé le flambeau, sans jamais avoir eu à s’affronter sur un plateau de télévision, sur fond de messages publicitaires d’annonceurs qui ne peuvent que se frotter les mains d’être régulièrement à l’écran. Pour quels budgets ? A entendre Gaston Mbengue dont nul ne peut douter qu’il sait de quoi il retourne dans ce domaine, les sponsors ne seraient aussi pas aussi pourvoyeurs d’argent qu’on serait tenté de penser.

Faut-il croire que ce sont les télévisions qui se partagent la manne ? Elles n’auraient pas tort de facturer lourdement, tellement elles consacrent de temps d’antenne à la diffusion de messages dont les producteurs ont réussi à imposer d’eux-mêmes une image de « bienfaiteurs » toujours au service de notre sport national. On ne peut imaginer ce qu’il leur en coûterait de devoir payer chaque seconde passée à l’écran en heure de grande audience. En y ajoutant les commentaires et autres clins d’œil servis en direct par des reporters réels et improvisés, le volume publicitaire « sans retombées» pour les chaines constituerait un inestimable manque à gagner. Cela pendant que le secteur de l’audiovisuel peine à boucler ses budgets et donc à faire face aux charges sociales que leur imposent leur statut d’entreprises de presse.

La publicité déguisée ne relève plus de l’exception. C’est devenu la règle. Ceux qui la portent ont parfois la double casquette de « journalistes » et « communicateurs traditionnels », un corps parallèle fortement présent dans les médias au point d’en être devenus les représentants les plus populaires aux yeux d’une partie non négligeable de l’opinion. Conséquence, oh paradoxe ! des télévisions et radios s’arrachent quasiment ces personnels dont la profession refuse de s’accommoder des pratiques. Le plus d’audience qu’elles en attendent est négativement compensé par des fuites de recettes que leurs nouvelles stars détournent en grandes quantités, en se faisant payer hors circuits des services rendus avec les moyens des supports qui les emploient. Si ce n’est du masochisme, il urge de trouver une autre définition à cette propension à recruter des travailleurs aussi étrangères au journalisme que capables de folklorisation et clochardisation d’une profession si ouverte qu’elle en est devenue une des tares de la démocratie au Sénégal. L’économie invisible qui découle de la publicité détournée volontairement -mais plus souvent par ignorance des faussaires- est telle que les médias eux-mêmes commencent à verser dans la confusion, des agences de communication se payant le luxe de capter de la publicité pour la faire diffuser par leurs propres supports. Voila des acteurs présents du début à la fin de la chaîne, au grand dam de ceux pour qui l’éthique et la déontologie ont encore un sens.

Et comme Sisyphe, voila la profession encore à la recherche d’une formule pour mettre de l’ordre dans ses rangs après avoir porté sur les fonts baptismaux et successivement, le Synpics, le Cred puis le Cored, ce dernier érigé sur les cendres du précédent Comité pour le Respect de l’Ethique et de la déontologie des journalistes. La nouvelle trouvaille encore en gestation sous l’appellation de Conseil Supérieur de la Presse (CSP) aurait valeur de Chambre dans laquelle le(s) Syndicat(s) et l’organe d’autorégulation cohabiteront tout en maintenant leur autonomie de fonctionnement dans la poursuite de leurs missions de revendications et de protection des valeurs du journalisme exercé par des professionnels. C’est un passage obligé pour donner à l’Etat un interlocuteur incontournable parce que ses recommandations s’appliqueront à tout pratiquant du métier d’informer selon les règles consacrées.
Mercredi 25 Juillet 2012
Sudonline -Ibrahima BAKHOUM




1.Posté par yamamédia le 25/07/2012 09:43
halte à la lacheté !
que les journalistes , les vrais , arretent de se voiler la face et de fuir lachement leurs responsabilités ,
il faut dire les choses telles qu'elles sont , crever l'abcés et prendre des mesures draconnienes pour assainir le milieu de la presse !

cette presse toujours pressée à dénoncer et à donner des leçons de bonne gestion , de morale et de bonne conduite des affaires publiques et memes privées ,
cette presse là refuse par lacheté , par malhonnéteté et par peur , de se regarder en face , de se nettoyer et d'enlever les poux qui ont envahi sa tete !

et ces mesures ne se résument finalement qu'en une seule , à savoir établir la carte de presse , définir clairement les critéres et les conditions d'obtention de cette carte et les appliquer systématiquement sans masla et sans complaisance !
une mesure indispensable et incontournable et surtout URGENTE !

cela permettra de bouter hors de la profession :

- les comminucateurs traditionnels qui ne sont que des laudateurs-quémandeurs-maquereaux-entremetteurs , trafiquants d'influence , pédés( c'est un des leurs qui le dit ) , arnaqueurs et leche cul de patron de presse ,

- les dj animateurs , rien que des pédés , drogués , soulards , vulgaires , médisants et calomniateurs , qui n'ont aucune qualification , qui ne savent rien faire , qui n'ont que leur grande gueule et qui ne sont là que pour faire leur propre auto-promotion , en invitant dans des talk show nuls des ignares comme eux juste pour se mettre en valeur eux memes ,

-des animatrices putes tout simplement , sales , vulgaires , nulles , et sans classe ni tenue ,

-les petites filles qui viennent à la lutte , toutes des prostituées cachées , sales et vulgaires , nulles comme leurs pattes , qui ne peuvent pas aligner 2 phrases sans faire 5 fautes et qui ne cherchent qu'à se faire draguer par les lutteurs et "vip" de la lutte,

- les maitres-chanteurs - délateurs - fouineurs de merde de la presse de caniveau , appelée presse people

la presse ne peut pas faire l'économie de cette opération de nettoyage de ses écuries d'augias ,
IL Y VA DE SA CREDIBILITE DONC DE SA SURVIE !

à bon entendeur ...

2.Posté par Papis le 25/07/2012 12:10
Oh Yamamédia. C'est vrai ce que vous dites. Mais s'il n'en restait que des professionnels de vores trempe, ce sera assurément la corporation des insolents. Vous étes un professionel certes, mais essaie quand même de vous polir pour être plus agréable à lire ou peut être à écoutrer.

3.Posté par Bounkhatab le 25/07/2012 12:11
et encore des journalistes maitres chanteurs et incendiaires qui passent tout leur temps a inventer des informations bidons.

4.Posté par DESCARTES le 25/07/2012 13:41
La presse est l'une des rares professions au Sénégal où tout le monde peut l'intégrer sans diplôme ni formation. Même avant de devenir mécanicien, tu es formé à l'atelier du coin ; menuisier, maçon, tôlier...de même. Pourquoi la Presse reste un fourre-tout ? Tous les ratés peuvent intégrer ce noble métier comme lettre à la Poste et personne ne dit mot. Vous imaginez une seule fois que chacun d'entre nous se lève un jour et s'autoproclame Médecin... les conséquences seraient lourdes et les hôpitaux, cliniques, infirmeries, cabinets... deviendront de simples mouroirs. Ce même phénomène est d'actualité dans le milieu de la presse. Plus de journalistes ! Les "journalistes de circonstances" et les "animateurs" laudateurs prennent le relais et jouent avec une "arme" sans avoir appris à la manipuler : l'information. Avec leur plume et leur verbe, ils assassinent la société. Il est temps que les vrais journalistes se lèvent pour DIRE NON à cette USURPATION de fonction qui ne fait que du MALHEUR au Peuple sénégalais. LEVONS-NOUS AVANT QU'IL NE SOIT TARD !!!!

5.Posté par @yamamédia le 25/07/2012 18:51
Yamamédia tout ce que tu dis là c'est vrai. Tu as raison sur toute la ligne. Même si certains dénoncent la manière, moi je trouve que t'as parfaitement raison. LA PRESSE SENEGALAISE A MAL, VRAIMENT MAL!!!!! Est-ce que je peux avoir votre mail svp ????



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