Le président de la République des Valeurs (RV) a estimé, lors de son émission « Tribune Présidentielle », que « la société sous Diagne Fada (nouveau ministre des Collectivités territoriales, de l'Aménagement et du Développement des territoires) est victime d'une gestion nébuleuse, de partisanerie avec des recrutements abusifs pour caser les clientèles politiques. »
Le parlementaire d’ajouter que, « la société a connu plusieurs réajustements et traverse des difficultés financières énormes. Ainsi, l’État maintient l'entreprise "sous perfusion". Autrement dit l'entreprise vit de subventions de l'État, pour se maintenir. »
Mais Youssou Diallo a tenu à balayer d’un revers de main cette intervention qu’elle juge « fausse ». « En tant que Président du Conseil d’Administration qui préside les Conseils et Assemblées générales des actionnaires de cette Société Nationale stratégique, j’avais l’obligation d’apporter des éclairages d’abord à l’honorable député mais aussi, d’éclairer l’opinion sur la situation réelle de Sonacos Sa », précise le PCA de la société.
Considérant que Thierno Alassane Sall a besoin de quelques éclairages puisque qu’il s’est aventuré dans un domaine que manifestement, il ne maitrise pas, Youssou Diallo ajoute :
1- La perfusion, on dit qu’une entreprise est sous perfusion lorsqu’elle qu’elle ne couvre ses charges d’exploitation que grâce à des appuis ou subventions financières extérieures, celles de l’État en particulier.
2-La compensation est la couverture par l’État d’une perte d’exploitation d’une entreprise publique ou privée résultant de la fixation par lui (l’État) d’un prix qui n’est pas conforme à celui du marché pour des raisons diverses, notamment, pour le cas du prix au producteur de l’arachide, d’une volonté de soutenir le paysan producteur. Par exemple, si le prix du marché calculé par le CNIA (Comité National Interprofessionnel de l’Arachide) sur la base d’un modèle préétabli est de 225 f le kilogramme et que l’État fixe ce prix à 250 f pour appuyer le producteur de 25 f par kilogramme, on dit que l’État subventionne le producteur de 25 f par kilogramme.
Par contre, poursuit le président du Club Sénégal Émergent, « pour les huileries dont le prix d’achat au producteur est une charge, l’État en vertu du protocole État / Huiliers signé en 2014, les compense ( Sonacos, Cpeol, Wao etc... ) pour cette différence de 25 Fcfa sur le prix économique du marché. »
Dans son explication et par souci de pédagogie, Youssou Diallo préfère se limiter à l’esprit de la compensation, pour la bonne compréhension de nos lecteurs.
Mais sur le plan technique, estime t-il, « le calcul de cette compensation est plus complexe que ce que je décris, puisque faisant intervenir d’autres paramètres comme le rendement huile et tourteaux des graines. En résumé, retenons que depuis l’avènement du Président Macky Sall, dans le secteur de l’agriculture, pour la filière arachide en particulier, l’État subventionne le prix au producteur payé au paysan et en même temps, compense les pertes d’exploitation des huiliers, pour lesquels le prix au producteur est une charge à peu près égale à ce différentiel de prix ».
D’ailleurs, du fait de l’instauration de la taxe sur les exportations d’arachide, Youssou Diallo estime que cette compensation d’exploitation était payée aux huiliers (pas uniquement à Sonacos) à partir des taxes collectées sur les graines d’arachide exportées.
« Pour la Sonacos que vous décrivez comme une entreprise malade, je voudrais faire quelques éclairages. Sachez que lorsque cette entreprise qui s’appelait Suneor était nationalisée courageusement par le Président Macky Sall en decembre 2015, sa situation (résumée ) était la suivante : 7146 tonnes d’arachide collectées, toutes les usines à l’arrêt, des pertes cumulées de plus 45 millards, une dette de plus de 65 milliards, les salaires des travailleurs payés tous les mois par l’État du Sénégal, etc... Après six ans de gestion comme entreprise du secteur parapublic sénégalais, depuis 2016 Sonacos paye sans discontinuer, tous les mois, les salaires des travailleurs et ses fournisseurs à partir de son exploitation, après avoir été re -capitalisé et restructuré financièrement, sa dette est épongée pour l’essentiel, son chiffre d’affaires a atteint les 72 milliards et cerise sur le gâteau elle a enregistré pendant 3 années consécutives ( 2020, 2021, 2022 ) sous la direction de Modou Diagne Fada, des résultats bénéficiaires, qui lui ont permis de payer des primes à son personnel », précise t-il en signalant qu’en terme de bilan, « l’entreprise s’est enrichie, puisque son capital est passé, du fait de l’augmentation de ses réserves, de 20 milliards à plus 22 milliards 500 millions ».
Le parlementaire d’ajouter que, « la société a connu plusieurs réajustements et traverse des difficultés financières énormes. Ainsi, l’État maintient l'entreprise "sous perfusion". Autrement dit l'entreprise vit de subventions de l'État, pour se maintenir. »
Mais Youssou Diallo a tenu à balayer d’un revers de main cette intervention qu’elle juge « fausse ». « En tant que Président du Conseil d’Administration qui préside les Conseils et Assemblées générales des actionnaires de cette Société Nationale stratégique, j’avais l’obligation d’apporter des éclairages d’abord à l’honorable député mais aussi, d’éclairer l’opinion sur la situation réelle de Sonacos Sa », précise le PCA de la société.
Considérant que Thierno Alassane Sall a besoin de quelques éclairages puisque qu’il s’est aventuré dans un domaine que manifestement, il ne maitrise pas, Youssou Diallo ajoute :
1- La perfusion, on dit qu’une entreprise est sous perfusion lorsqu’elle qu’elle ne couvre ses charges d’exploitation que grâce à des appuis ou subventions financières extérieures, celles de l’État en particulier.
2-La compensation est la couverture par l’État d’une perte d’exploitation d’une entreprise publique ou privée résultant de la fixation par lui (l’État) d’un prix qui n’est pas conforme à celui du marché pour des raisons diverses, notamment, pour le cas du prix au producteur de l’arachide, d’une volonté de soutenir le paysan producteur. Par exemple, si le prix du marché calculé par le CNIA (Comité National Interprofessionnel de l’Arachide) sur la base d’un modèle préétabli est de 225 f le kilogramme et que l’État fixe ce prix à 250 f pour appuyer le producteur de 25 f par kilogramme, on dit que l’État subventionne le producteur de 25 f par kilogramme.
Par contre, poursuit le président du Club Sénégal Émergent, « pour les huileries dont le prix d’achat au producteur est une charge, l’État en vertu du protocole État / Huiliers signé en 2014, les compense ( Sonacos, Cpeol, Wao etc... ) pour cette différence de 25 Fcfa sur le prix économique du marché. »
Dans son explication et par souci de pédagogie, Youssou Diallo préfère se limiter à l’esprit de la compensation, pour la bonne compréhension de nos lecteurs.
Mais sur le plan technique, estime t-il, « le calcul de cette compensation est plus complexe que ce que je décris, puisque faisant intervenir d’autres paramètres comme le rendement huile et tourteaux des graines. En résumé, retenons que depuis l’avènement du Président Macky Sall, dans le secteur de l’agriculture, pour la filière arachide en particulier, l’État subventionne le prix au producteur payé au paysan et en même temps, compense les pertes d’exploitation des huiliers, pour lesquels le prix au producteur est une charge à peu près égale à ce différentiel de prix ».
D’ailleurs, du fait de l’instauration de la taxe sur les exportations d’arachide, Youssou Diallo estime que cette compensation d’exploitation était payée aux huiliers (pas uniquement à Sonacos) à partir des taxes collectées sur les graines d’arachide exportées.
« Pour la Sonacos que vous décrivez comme une entreprise malade, je voudrais faire quelques éclairages. Sachez que lorsque cette entreprise qui s’appelait Suneor était nationalisée courageusement par le Président Macky Sall en decembre 2015, sa situation (résumée ) était la suivante : 7146 tonnes d’arachide collectées, toutes les usines à l’arrêt, des pertes cumulées de plus 45 millards, une dette de plus de 65 milliards, les salaires des travailleurs payés tous les mois par l’État du Sénégal, etc... Après six ans de gestion comme entreprise du secteur parapublic sénégalais, depuis 2016 Sonacos paye sans discontinuer, tous les mois, les salaires des travailleurs et ses fournisseurs à partir de son exploitation, après avoir été re -capitalisé et restructuré financièrement, sa dette est épongée pour l’essentiel, son chiffre d’affaires a atteint les 72 milliards et cerise sur le gâteau elle a enregistré pendant 3 années consécutives ( 2020, 2021, 2022 ) sous la direction de Modou Diagne Fada, des résultats bénéficiaires, qui lui ont permis de payer des primes à son personnel », précise t-il en signalant qu’en terme de bilan, « l’entreprise s’est enrichie, puisque son capital est passé, du fait de l’augmentation de ses réserves, de 20 milliards à plus 22 milliards 500 millions ».
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