Sept personnes sont désormais dans les filets de la Division des investigations criminelles (Dic) dans l’affaire de détournement des allocations de stage destinées aux étudiants en 7ème année de médecine, une affaire qui secoue le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Aux côtés d’Alioune Sy et Pape Abdourakhmane Diakhaté, deux cadres du ministère déjà cités, les enquêteurs ont mis la main sur Al Hassane Sangaré, agent de sécurité de 29 ans domicilié à Grand-Dakar, Mame Bounama Mboup, commerçant de 39 ans également domicilié à Grand-Dakar, Mor Talla Faye, chauffeur de 28 ans domicilié à Kounoune, Cheikh Sène, informaticien de 41 ans domicilié aux Parcelles Assainies, et Fallou Sylla, commerçant de 36 ans domicilié également aux Parcelles Assainies. Tous ont été déférés au parquet financier hier.
Le préjudice, provisoirement évalué à 178.689.180 Fcfa, a depuis été réévalué à 390.233.720 Fcfa au terme de l’enquête.
L’affaire a éclaté lorsque M. Bitèye, actuel gestionnaire de la Direction des ressources humaines (Drh) du ministère, a reçu de nombreuses réclamations d’étudiants en 7ème année de médecine qui ne percevaient pas leurs allocations de stage, fixées à 240.000 Fcfa tous les quatre mois et versées via Orange Money. En vérifiant le fichier de paiement auprès d’Orange Finance Mobile pour la période 2024-2025, il a découvert que les fonds avaient bien été décaissés, mais que les numéros de téléphone enregistrés comme bénéficiaires appartenaient à Pape Abdourakhmane Diakhaté et Alioune Sy, respectivement ancien gestionnaire des ressources humaines et ancien planificateur du ministère, ainsi qu’à des proches présentés comme étudiants. Au total, 178.689.180 Fcfa avaient été détournés entre 2024 et 2025 au profit des deux mis en cause et de leurs proches. Confrontés par leur hiérarchie, Diakhaté et Sy ont reconnu les faits et promis de rembourser, sans jamais s’exécuter, ce qui a conduit à la saisine de l’inspecteur interne M. Ba pour approfondir les investigations.
Le rapport de M. Ba a révélé l’existence de douze numéros de téléphone frauduleusement insérés dans le fichier de paiement, dont les titulaires n’étaient pas des étudiants. Entendus, Diakhaté et Sy ont admis avoir introduit ces numéros pour récupérer les fonds en liquide après retrait. Cheikh Sène, Mor Talla Faye et Fallou Sylla ont pour leur part déclaré à l’unanimité que c’est Diakhaté qui avait inscrit leurs numéros, leur demandant ensuite de lui reverser les sommes retirées moyennant une commission. Ils ont respectivement reçu 22.320.720 Fcfa, 10.320.000 Fcfa et 17.280.000 Fcfa avant de restituer les fonds.
Mame Bounama Mboup et Al Hassane Sangaré affirment de leur côté avoir perçu ces allocations par l’entremise d’Alioune Sy, président du mouvement « Ande Défar Grand-Dakar » dont ils sont membres. Mboup dit avoir reçu 6.000.000 Fcfa sur un numéro enregistré au nom de son épouse, somme qu’il assure avoir redistribuée à des populations de Grand-Dakar sous forme d’aide sociale, sur instruction de Sy. Sangaré affirme avoir reçu 6.720.000 Fcfa, reversés en espèces à Sy sans décharge, et confirme avoir acheté une carte Sim à la demande de ce dernier, sur laquelle 7.680.000 Fcfa ont transité alors qu’il n’en était pas l’utilisateur.
Face aux enquêteurs, Pape Abdourahmane Diakhaté, gestionnaire de la Drh entre 2019 et 2025, a partiellement reconnu les faits. Il admet avoir perçu frauduleusement 81.488.000 Fcfa entre 2021 et 2025 via son propre numéro, et avoir inséré dans le fichier les numéros de son neveu, de son épouse, de son cousin Fallou Sylla et de son ami Cheikh Sène, pour un total de 138.369.180 Fcfa, sommes qui lui auraient toutes été reversées. Il nie en revanche connaître Sara et Serigne Malick, cités dans le rapport pour avoir perçu 9.840.000 Fcfa et 7.440.000 Fcfa. Il affirme avoir utilisé une partie des fonds pour le fonctionnement de la Drh, entretien de véhicules, achat de consommables et réparation de matériel informatique sans toutefois en apporter la preuve, et le reste à des fins personnelles. Il a également mis en cause son collègue Alioune Sy, chargé selon lui de la confection des listes des bénéficiaires.
Alioune Sy a confirmé avoir agi de concert avec Diakhaté et reconnaît avoir indûment perçu 34.800.000 Fcfa, en inscrivant frauduleusement les numéros de son coursier Al Hassane Sangaré, de son épouse et de son collaborateur Mame Bounama Diop, ainsi que le sien. Il affirme que ces personnes lui ont reversé les fonds après transfert, et nie lui aussi connaître Sara et Serigne Malick.
Au terme de l’enquête, le rapport définitif de M. Ba a réévalué le préjudice global, portant la période considérée de 2021 à 2025, à 390.233.720 Fcfa. Diakhaté conteste ce nouveau montant et persiste à ne reconnaître que 138.369.180 Fcfa. Sy, de son côté, est revenu sur sa première déclaration en portant sa part de responsabilité à 36.240.000 Fcfa, contre 34.800.000 Fcfa évoqués initialement. Une enquête patrimoniale a été ouverte pour déterminer les avoirs des deux cadres.
Le préjudice, provisoirement évalué à 178.689.180 Fcfa, a depuis été réévalué à 390.233.720 Fcfa au terme de l’enquête.
L’affaire a éclaté lorsque M. Bitèye, actuel gestionnaire de la Direction des ressources humaines (Drh) du ministère, a reçu de nombreuses réclamations d’étudiants en 7ème année de médecine qui ne percevaient pas leurs allocations de stage, fixées à 240.000 Fcfa tous les quatre mois et versées via Orange Money. En vérifiant le fichier de paiement auprès d’Orange Finance Mobile pour la période 2024-2025, il a découvert que les fonds avaient bien été décaissés, mais que les numéros de téléphone enregistrés comme bénéficiaires appartenaient à Pape Abdourakhmane Diakhaté et Alioune Sy, respectivement ancien gestionnaire des ressources humaines et ancien planificateur du ministère, ainsi qu’à des proches présentés comme étudiants. Au total, 178.689.180 Fcfa avaient été détournés entre 2024 et 2025 au profit des deux mis en cause et de leurs proches. Confrontés par leur hiérarchie, Diakhaté et Sy ont reconnu les faits et promis de rembourser, sans jamais s’exécuter, ce qui a conduit à la saisine de l’inspecteur interne M. Ba pour approfondir les investigations.
Le rapport de M. Ba a révélé l’existence de douze numéros de téléphone frauduleusement insérés dans le fichier de paiement, dont les titulaires n’étaient pas des étudiants. Entendus, Diakhaté et Sy ont admis avoir introduit ces numéros pour récupérer les fonds en liquide après retrait. Cheikh Sène, Mor Talla Faye et Fallou Sylla ont pour leur part déclaré à l’unanimité que c’est Diakhaté qui avait inscrit leurs numéros, leur demandant ensuite de lui reverser les sommes retirées moyennant une commission. Ils ont respectivement reçu 22.320.720 Fcfa, 10.320.000 Fcfa et 17.280.000 Fcfa avant de restituer les fonds.
Mame Bounama Mboup et Al Hassane Sangaré affirment de leur côté avoir perçu ces allocations par l’entremise d’Alioune Sy, président du mouvement « Ande Défar Grand-Dakar » dont ils sont membres. Mboup dit avoir reçu 6.000.000 Fcfa sur un numéro enregistré au nom de son épouse, somme qu’il assure avoir redistribuée à des populations de Grand-Dakar sous forme d’aide sociale, sur instruction de Sy. Sangaré affirme avoir reçu 6.720.000 Fcfa, reversés en espèces à Sy sans décharge, et confirme avoir acheté une carte Sim à la demande de ce dernier, sur laquelle 7.680.000 Fcfa ont transité alors qu’il n’en était pas l’utilisateur.
Face aux enquêteurs, Pape Abdourahmane Diakhaté, gestionnaire de la Drh entre 2019 et 2025, a partiellement reconnu les faits. Il admet avoir perçu frauduleusement 81.488.000 Fcfa entre 2021 et 2025 via son propre numéro, et avoir inséré dans le fichier les numéros de son neveu, de son épouse, de son cousin Fallou Sylla et de son ami Cheikh Sène, pour un total de 138.369.180 Fcfa, sommes qui lui auraient toutes été reversées. Il nie en revanche connaître Sara et Serigne Malick, cités dans le rapport pour avoir perçu 9.840.000 Fcfa et 7.440.000 Fcfa. Il affirme avoir utilisé une partie des fonds pour le fonctionnement de la Drh, entretien de véhicules, achat de consommables et réparation de matériel informatique sans toutefois en apporter la preuve, et le reste à des fins personnelles. Il a également mis en cause son collègue Alioune Sy, chargé selon lui de la confection des listes des bénéficiaires.
Alioune Sy a confirmé avoir agi de concert avec Diakhaté et reconnaît avoir indûment perçu 34.800.000 Fcfa, en inscrivant frauduleusement les numéros de son coursier Al Hassane Sangaré, de son épouse et de son collaborateur Mame Bounama Diop, ainsi que le sien. Il affirme que ces personnes lui ont reversé les fonds après transfert, et nie lui aussi connaître Sara et Serigne Malick.
Au terme de l’enquête, le rapport définitif de M. Ba a réévalué le préjudice global, portant la période considérée de 2021 à 2025, à 390.233.720 Fcfa. Diakhaté conteste ce nouveau montant et persiste à ne reconnaître que 138.369.180 Fcfa. Sy, de son côté, est revenu sur sa première déclaration en portant sa part de responsabilité à 36.240.000 Fcfa, contre 34.800.000 Fcfa évoqués initialement. Une enquête patrimoniale a été ouverte pour déterminer les avoirs des deux cadres.
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