Pour certains éléves rencontrés au lycée Lamine Gueye, il aurait mieux valu décréter une année blanche que d’envoyer les candidats de l’enseignement public au purgatoire. Ces candidats qui pour la plupart, ont échoué au BFEM, se sentent sacrifiés par tout un système. Ils estiment avoir récolté ce qu’ils n’ont pas semé, au vu des gréves répétées qui ont marqué le déroulement de l’année. L’ancien régime n’a jamais pris à bras le corps les revendications des enseignants, car étant tout le temps en campagne électorale. Le nouveau pouvoir était tellement préoccupé à sauver l’année qu’il a proposé un peu n’importe quoi dans les solutions de sortie de crise. Les enseignants qui ont tellement tiré sur le bouchon ont accepté de lever leur mot d’ordre pour ne pas porter le chapeau de responsable d’une éventuelle année blanche. L’enseignement public continue sa traversée du désert, de plus en plus les chances de réussite sont assujetties à la puissance financière des parents. Le ministre de l’éducation est interpellée, lui qui avait très vite jubilé à l’idée d’avoir sauvé, l’année scolaire, mais peut on parler d’une année sauvée si les résultats sont aussi catastrophiques.
Doudou COULIBALY
Doudou COULIBALY
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