Un juge sénégalais suppléant du TSSL a essayé de prendre la parole après l'énoncé du verdict contre Charles Taylor pour défendre ce dernier. Mais les micros étaient déjà coupés...
Du grabuge à La Haye, aux Pays-Bas. Le 26 avril, à 13 h 15, le président du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) achève la lecture du jugement qui condamne Charles Taylor, l'ancien président libérien. « Je voudrais dire quelque chose », annonce alors le quatrième juge, le Sénégalais El Hadj Malick Sow. Mais officiellement, l'audience est terminée. Les micros sont coupés et un rideau recouvre la grande baie vitrée qui sépare le public de la salle d'audience. Le juge récalcitrant poursuit tout de même sa déclaration. À huis clos. « La culpabilité de Charles Taylor n'a pas été prouvée par l'accusation au-delà de tout doute raisonnable, estime-t-il. L'ensemble de notre système risque de perdre toute crédibilité et de courir à l'échec. » Problème, ce juge n'est que suppléant. Il a certes assisté aux trois années d'audiences du TSSL, mais, le jour du verdict, les trois titulaires - un Samoan, une Ougandaise et une Britannique (d'Irlande du Nord) - sont présents. Il n'a donc pas été autorisé à prendre part au vote, et Taylor a été condamné à l'unanimité. Si l'un des trois juges titulaires était tombé malade, le délibéré aurait été plus compliqué. Et si Taylor fait appel...
(Source : Jeune Afrique )
Du grabuge à La Haye, aux Pays-Bas. Le 26 avril, à 13 h 15, le président du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) achève la lecture du jugement qui condamne Charles Taylor, l'ancien président libérien. « Je voudrais dire quelque chose », annonce alors le quatrième juge, le Sénégalais El Hadj Malick Sow. Mais officiellement, l'audience est terminée. Les micros sont coupés et un rideau recouvre la grande baie vitrée qui sépare le public de la salle d'audience. Le juge récalcitrant poursuit tout de même sa déclaration. À huis clos. « La culpabilité de Charles Taylor n'a pas été prouvée par l'accusation au-delà de tout doute raisonnable, estime-t-il. L'ensemble de notre système risque de perdre toute crédibilité et de courir à l'échec. » Problème, ce juge n'est que suppléant. Il a certes assisté aux trois années d'audiences du TSSL, mais, le jour du verdict, les trois titulaires - un Samoan, une Ougandaise et une Britannique (d'Irlande du Nord) - sont présents. Il n'a donc pas été autorisé à prendre part au vote, et Taylor a été condamné à l'unanimité. Si l'un des trois juges titulaires était tombé malade, le délibéré aurait été plus compliqué. Et si Taylor fait appel...
(Source : Jeune Afrique )
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