IPRES : Le SATI charge les centrales syndicales et soutient le nouveau Code de la Sécurité sociale


IPRES : Le SATI charge les centrales syndicales et soutient le nouveau Code de la Sécurité sociale

Alors que les centrales CNTS, UNSAS et CSA annoncent une grève générale de 3 jours en octobre contre les lois 2026-19 et 2026-20 portant nouveaux Codes du Travail et de la Sécurité Sociale, le Syndicat Autonome des Travailleurs de l'IPRES (SATI) prend le contre-pied et accuse les centrales d'avoir laissé s'installer le chaos à l'IPRES depuis plus de 15 ans.

Dans son communiqué du 22 septembre 2026, le SATI se dit "sidéré" de constater que "les inquiétudes relatives à la gouvernance et à la pérennité des institutions sociales, figurent en bonne place parmi les revendications des organisations syndicales".

Le syndicat rappelle que la composition tripartite des Conseils d'Administration (Etat-Employeurs-Travailleurs) "laisse une large place aux travailleurs représentés par leurs centrales syndicales les plus représentatives (CNTS, UNSAS et CSA)". Or, poursuit-il, "depuis plus de 15 ans, les différentes luttes sociales menées au niveau des Institutions pour un respect strict des normes de transparence, de rigueur dans la gestion administrative, financière et budgétaire, et de redevabilité, n'ont jamais trouvé d'échos au niveau des dirigeants des centrales syndicales".

Revenant sur la gestion de l'IPRES, le SATI écrit :"En effet depuis 2008, avec les premiers investissements massifs consentis dans l'immobilier sans des études préalables sérieuses, ainsi que les montages financiers grossiers effectués avec le pouvoir de l'époque pour l'édification du Monument de la Renaissance, les organisations de base de travailleurs de l'IPRES n'ont cessé de dénoncer les dérapages et abus graves des administrateurs".

Il ajoute que "depuis 2014, l'IPRES a été, en dépit de toute rationalité, entraînée dans de nombreux projets d'investissements pour mobiliser à grande échelle ses ressources, sans tenir compte des impératifs de coût d'opportunité et de rentabilité rattachés à l'emploi de ses disponibilités. L'impact sur la situation financière de l'Institution a été désastreux, sans que les résultats escomptés en termes de rentabilité pour les investissements immobiliers ou de performances techniques pour la modernisation informatique, ne soient réalisés."

Sur la gouvernance, le SATI souligne que "Les règles de gouvernance des institutions sociales prévoient que la fonction de Président du Conseil d'administration est assurée alternativement tous les deux ans, par un membre du collège d'employeurs ou par un représentant des travailleurs, paradoxalement depuis 2014, un Président de Conseil d'administration est demeuré inamovible au niveau de l'IPRES, sans susciter la moindre réprobation d'une centrale syndicale, relativement au respect de ce principe élémentaire de bonne gouvernance qu'est le renouvellement des mandats à terme."

Ce qui a permis, selon le communiqué, "de mettre en place une emprise déstabilisante sur les Institutions sociales, avec une mainmise sur la gestion administrative qui a débouché sur des recrutements massifs de parents, de militants et leur nomination à tous les postes de responsabilité, aboutissant à l'installation d'un membre de la famille du PCA comme Directeur Général intérimaire à la Caisse de Sécurité Sociale depuis plus de deux ans, et d'un membre de son mouvement politique comme Directeur Général intérimaire à l'IPRES."

Pour le SATI, le nouveau Code de la Sécurité Sociale est "la transposition d'un engagement international pris par le Sénégal, dans le cadre d'une harmonisation des règles de gouvernance d'un regroupement d'Institutions de Prévoyance Africaines (CIPRES)" visant la "performance, la transparence et l'efficacité, avec notamment la signature de Conventions d'Objectifs et de Gestion".

Le SATI conclut : "Il reste à espérer que pour une fois, l’État restera inflexible face aux menaces et chantages habituels, destinés à préserver les privilèges d'un groupuscule déterminé à faire des Institutions leur chasse gardée".

Mercredi 23 Septembre 2026
Dakaractu



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