L'élection présidentielle qui a débuté dimanche dernier au Tchad, a récemment attiré l'attention en raison d'une pratique troublante. De nombreux électeurs ont voté sans isoloir, suscitant des inquiétudes quant à la transparence et à l'intégrité du processus électoral dans le pays. Ouvrant le bal, les militaires ont voté dimanche dernier sans isoloir et sous surveillance, poussant certains à choisir le candidat Mahamat Deby.
Ainsi ce lundi 6 mai 2024, les élections se poursuivent avec les civils. Mais la particularité de cette présidentielle est saisissante et pose un sérieux problème quant à la légitimité de cette présidentielle dont le fils de l’ancien chef d’État, Mahamat Idriss Deby participe.
Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on aperçoit dans de nombreux bureaux de vote à travers le Tchad où les électeurs ont été contraints de voter en plein air comme les militaires, sans l'intimité et la confidentialité offertes par les isoloirs traditionnels. Cette pratique a soulevé des préoccupations aux yeux des internautes quant à la possibilité de pressions extérieures, d'intimidation ou de manipulations lors du vote.
L'absence d'isoloirs compromet le secret du vote, un élément fondamental de tout processus électoral démocratique. Sans cet élément crucial, les électeurs peuvent se sentir contraints de voter d'une certaine manière, sous la menace de représailles ou de pressions de la part de tiers. Cela compromet non seulement l'intégrité des élections, mais aussi la légitimité du gouvernement élu.
Depuis la mort d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby a pris la tête de État, en 2021. Aujourd’hui, il fait face au chef du gouvernement, Succès Masra, pour ce scrutin du 6 mai entaché déjà, par des irrégularités...
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