Sortie d’Ousmane Sonko : Un collectif d'anciens soutiens lui reproche des « contradictions »


Le Collectif Élan Solidaire, qui se présente comme composé de jeunes et de femmes ayant jadis accompagné Ousmane Sonko, a réagi dans un communiqué au point de presse de l'ancien Premier ministre. Le collectif dénonce « une posture confuse et contradictoire » et affirme que la jeunesse sénégalaise « ne sera plus un instrument politique ». Selon le communiqué, Ousmane Sonko ne peut prétendre se préoccuper aujourd'hui du pouvoir d'achat des Sénégalais sans répondre des décisions prises à la Primature. Le collectif cite plusieurs mesures qui, selon lui, appellent des explications : la suspension ou la réduction des bourses de sécurité familiale, les retards de paiement et les réductions des bourses étudiantes, ainsi que les retenues sur les salaires des enseignants grévistes, dont il rappelle que le droit de grève est garanti par la Constitution.
 
Le collectif met aussi en cause la politique fiscale, évoquant la taxe de 1 % sur les paiements électroniques et en espèces, ainsi que les taxes sur les jeux, les paris sportifs et l'alcool. Il estime qu'Ousmane Sonko ne peut dire que le Sénégal est le pays le plus taxé d'Afrique, en omettant, selon lui, sa propre part de responsabilité. Il s'interroge enfin sur l'utilisation des ressources du Fonds d'appui au développement de la Casamance pour l'acquisition de véhicules. Sur la gestion des deniers publics, le communiqué reproche à l'ancien Premier ministre des déplacements en jet privé à Abou Dhabi, en Turquie et en Chine, ainsi qu'un voyage en Italie à bord de l'avion présidentiel pour un meeting politique. Le collectif oppose cette pratique à celle du Premier ministre actuel, Al Aminou Lo, qui aurait recouru à des vols commerciaux lors de déplacements officiels, notamment en Guinée et en Côte d'Ivoire.
 
Élan Solidaire dit exprimer sa « profonde déception » face à ce qu'il qualifie de trahison des promesses de bonne gouvernance, de transparence et de rupture. Il annonce vouloir jouer un rôle de veille citoyenne, dénoncer toute tentative de manipulation de la jeunesse et exiger des comptes de tous les responsables publics. « La rupture ne doit pas être un slogan. Elle doit se traduire dans les actes », conclut le communiqué.
Lundi 19 Octobre 2026
Dakaractu



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