Pandora Papers : la fortune cachée du président Kenyan, Uhuru Kenyatta, Vladmir Poutine, Tony Blair...

C'est une fuite de près de 12 millions de documents et de dossiers exposant la richesse secrète et les transactions des dirigeants mondiaux, des politiciens et des milliardaires. Quelque 35 dirigeants actuels et anciens et plus de 300 agents publics figurent dans les dossiers des sociétés offshore, baptisés les Pandora Papers.


Pandora Papers : la fortune cachée du président Kenyan, Uhuru Kenyatta, Vladmir Poutine, Tony Blair...

Plus de 600 journalistes de 117 pays se sont penchés sur les fortunes cachées de personnalités les plus puissantes de la planète. Les données ont été obtenues par le Consortium international des journalistes d'investigation à Washington DC et ont conduit à l'une des plus grandes enquêtes mondiales jamais réalisées. 

 

Il s'agit de la dernière d'une série de fuites au cours des sept dernières années, après les fichiers FinCen, les Paradise Papers, les Panama Papers et les LuxLeaks. Au Royaume-Uni, BBC Panorama et le Guardian ont mené l'enquête.

 

LE PRÉSIDENT KENYAN ET SON FRÈRE PARMI LES ÉMINENTES PERSONNALITÉS.

 

Les révélations des Pandora Papers acculent des personnalités africaines dont le président kenyan Uhuru Kenyatta. 

 

Les documents financiers obtenus par les médias internationaux renseignent que Kenyatta et six membres de sa famille possédaient secrètement un réseau de sociétés offshore. Ils ont été liés à 11 entreprises dont l'une était évaluée comme détenant des actifs de 30 millions de dollars.

Les documents révèlent que des membres de la famille du président Kenyan ont utilisé des sociétés offshore pour acheter trois propriétés au Royaume-Uni. L’un d’eux, un appartement près de Westminster à Londres, d’une valeur estimée à 1 million de livres sterling, était jusqu’à cet été loué à un membre du Parlement britannique. 

 

Quant au petit frère du président kenyan, Muhoho Kenyatta, il posséderait une société offshore avec un portefeuille d’espèces, d’actions et d’obligations d’une valeur de 31,6 millions de dollars en 2016. D’autres documents de la fuite montrent une fondation créée au Panama en 2003 pour la mère du président, désormais âgée de 88 ans, « Mama » Ngina Kenyatta. À sa mort, tous les actifs détenus dans la fondation devaient passer à son fils, Uhuru.

 

LES HOMMES FORTS DE LA JORDANIE, LA 

GRANDE BRETAGNE, LA RUSSIE...

 

Les fichiers exposent les transactions offshore du roi de Jordanie, des personnalités de la Grande Bretagne, du président russe Vladmir Poutine entre autres hommes forts de la planète.

 

Les documents révèlent que le roi de Jordanie a secrètement amassé un empire immobilier au Royaume-Uni et aux États-Unis d'une valeur de plus de 70 millions de livres sterling (plus de 100 millions de dollars). Les documents mettent à nu l'existence d'un réseau de sociétés offshore dans les îles Vierges britanniques et d'autres paradis fiscaux utilisés par Abdullah II bin Al-Hussein pour acheter 15 maisons depuis qu'il a pris le pouvoir en 1999.

 

Ils comprennent 50 millions de livres sterling sur trois propriétés adjacentes avec vue sur l'océan à Malibu, en Californie, et des propriétés à Londres et à Ascot au Royaume-Uni.

Elle montre également comment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et sa femme ont économisé 312 000 £ en droits de timbre lorsqu'ils ont acheté un bureau à Londres. Le couple a acheté une société offshore qui possédait le bâtiment.

 

La fuite lie également le président russe Vladimir Poutine à des actifs secrets à Monaco et montre que le Premier ministre tchèque Andrej Babis face à des élections plus tard cette semaine n'a pas déclaré une société d'investissement offshore utilisée pour acheter deux villas pour 12 millions de livres sterling dans le sud de la France.

 

BBC Panorama dans une enquête conjointe avec le Guardian et les autres partenaires médiatiques ont eu accès à une dizaine de millions de documents et fichiers de 14 sociétés de services financiers dans des pays tels que les îles Vierges britanniques, Panama, Belize, Chypre, les Émirats arabes unis, Singapour et La Suisse.

 

Certaines personnalités font face à des allégations de corruption, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale mondiale.

Les documents révèlent les propriétaires de certaines des 95 000 sociétés offshore à l'origine des achats.


Lundi 4 Octobre 2021
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :