Les familles des victimes, regroupées autour d’un collectif, veulent battre le fer pendant qu’il est encore chaud. Ils estiment que la justice doit se prononcer sur le cas du commissaire Harouna Sy, accusé de la mort de Mamadou Diop et d’autres citoyens.
Les commandements de brigade de gendarmerie, Samba Sarr et Madior Cissé, placés sous mandat de dépôt, les familles des victimes décédées sous l’ère Wade, affichent un sourire apaisé. Chez les familles encore bouleversées et décidées à combattre l’impunité, le maître mot est le même : Justice. «L’Etat doit aller jusqu’au bout de sa logique et faire toute la lumière sur la mort des personnes décédées au cours de ces événements», explique au bout du fil, Mama Diop, le père de Mamadou Diop.
A 32 ans, ce jeune étudiant en master 1 de Lettres modernes, venu manifester pacifiquement le mardi 31 janvier 2012, son désaccord sur la validation de la candidature de Me Wade à la place de l’Obélisque où le M23 avait donné rendez-vous au peuple, a été mortellement fauché par le «Dragon».
Aujourd’hui, la jurisprudence Mahawa Sémou Diouf de placer sous mandat de dépôt des hommes de tenue, fragilisent dangereusement le commissaire Harouna Sy. Comme si elles s’étaient passé le mot, les familles des victimes en profitent pour acculer l’ancien chef de la police centrale de Dakar dans ses derniers retranchements. «Harouna Sy doit être arrêté, parce qu’il est sorti à la télé pour dire que tous les policiers qui ont tiré lors des manifestations l’ont fait sous ses ordres. Cette déclaration suffit pour qu’on l’emprisonne, je ne sais pas pourquoi, il n’est pas encore en prison», peste Abdoul Aziz Ndoye, le secrétaire général et porte-parole des familles des victimes. Lui-même habitant de Rufisque, a perdu son neveu, El Hadj Thiam estime que le gouvernement a donné des gages pour faire la lumière sur tous les morts du régime de Wade. En langage décodé, le collectif des familles des victimes a déposé récemment un mémorandum auprès du directeur de cabinet du ministre de la Justice pour l’exhorter à faire avancer le schmilblick. «Nous voulons que tous les gens qui sont mêlés de près ou de loin à tous ces morts, soient arrêtés», fulmine le porte-parole du collectif, Abdoul Aziz Ndoye. En écho, Mama Diop, le père de Mamadou Diop, dit retrouver confiance en la justice du pays pour que les meurtriers de son fils soient mis aux arrêts. «J’attends que la justice se prononce sur cette affaire et ça me rassure de voir que des hommes de tenue ont été arrêtés. Nous continuons la lutte pour que justice soit faite», convainc le père de Mamadou Diop. Une dizaine de victimes tombées sous les balles de l’ancien régime, ont été recensées.
Pêle-mêle, parmi les morts, il y a Louis Gomis, le charretier sacrifié le 1er février 2011 à l’hôpital principal, Malick, le coup Bâ de Sangalkam, le policier Fodé Ndiaye, lynché à mort par une foule en furie, Mamadou Sy, 16 ans, Banna Ndiaye, 64 ans, victimes innocentes de Podor etc. Une liste de morts, de laquelle on soustrait les nombreuses torches humaines de Wade. Ces nombreuses vies qui se sont immolées devant les grilles du Palais de la République.
MOR TALLA GAYE-Lobservateur
Les commandements de brigade de gendarmerie, Samba Sarr et Madior Cissé, placés sous mandat de dépôt, les familles des victimes décédées sous l’ère Wade, affichent un sourire apaisé. Chez les familles encore bouleversées et décidées à combattre l’impunité, le maître mot est le même : Justice. «L’Etat doit aller jusqu’au bout de sa logique et faire toute la lumière sur la mort des personnes décédées au cours de ces événements», explique au bout du fil, Mama Diop, le père de Mamadou Diop.
A 32 ans, ce jeune étudiant en master 1 de Lettres modernes, venu manifester pacifiquement le mardi 31 janvier 2012, son désaccord sur la validation de la candidature de Me Wade à la place de l’Obélisque où le M23 avait donné rendez-vous au peuple, a été mortellement fauché par le «Dragon».
Aujourd’hui, la jurisprudence Mahawa Sémou Diouf de placer sous mandat de dépôt des hommes de tenue, fragilisent dangereusement le commissaire Harouna Sy. Comme si elles s’étaient passé le mot, les familles des victimes en profitent pour acculer l’ancien chef de la police centrale de Dakar dans ses derniers retranchements. «Harouna Sy doit être arrêté, parce qu’il est sorti à la télé pour dire que tous les policiers qui ont tiré lors des manifestations l’ont fait sous ses ordres. Cette déclaration suffit pour qu’on l’emprisonne, je ne sais pas pourquoi, il n’est pas encore en prison», peste Abdoul Aziz Ndoye, le secrétaire général et porte-parole des familles des victimes. Lui-même habitant de Rufisque, a perdu son neveu, El Hadj Thiam estime que le gouvernement a donné des gages pour faire la lumière sur tous les morts du régime de Wade. En langage décodé, le collectif des familles des victimes a déposé récemment un mémorandum auprès du directeur de cabinet du ministre de la Justice pour l’exhorter à faire avancer le schmilblick. «Nous voulons que tous les gens qui sont mêlés de près ou de loin à tous ces morts, soient arrêtés», fulmine le porte-parole du collectif, Abdoul Aziz Ndoye. En écho, Mama Diop, le père de Mamadou Diop, dit retrouver confiance en la justice du pays pour que les meurtriers de son fils soient mis aux arrêts. «J’attends que la justice se prononce sur cette affaire et ça me rassure de voir que des hommes de tenue ont été arrêtés. Nous continuons la lutte pour que justice soit faite», convainc le père de Mamadou Diop. Une dizaine de victimes tombées sous les balles de l’ancien régime, ont été recensées.
Pêle-mêle, parmi les morts, il y a Louis Gomis, le charretier sacrifié le 1er février 2011 à l’hôpital principal, Malick, le coup Bâ de Sangalkam, le policier Fodé Ndiaye, lynché à mort par une foule en furie, Mamadou Sy, 16 ans, Banna Ndiaye, 64 ans, victimes innocentes de Podor etc. Une liste de morts, de laquelle on soustrait les nombreuses torches humaines de Wade. Ces nombreuses vies qui se sont immolées devant les grilles du Palais de la République.
MOR TALLA GAYE-Lobservateur
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